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APK : Makombo échappe à la suspension !

APK : Makombo échappe à la suspension !

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*20 Députés contre. 18 Députés pour. Tel  est, enfin, le résultat du vote enregistré, lors de la plénière d’hier, lundi 4 novembre 2019,  tenue sous la férule de  Godé Mpoyi, à l’Assemblée Provinciale de Kinshasa. Ainsi, jusqu’au prononcé du verdict,  Dolly Makambo Nawezi, Ministre Provincial de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières, a-t-il été maintenu dans ses fonctions. Toutefois, sans préjuger de la décision des juges, ni interférer  dans le déroulement  du procès en cours devant la Haute Cour Militaire, les Députés Provinciaux, alors qu’ils n’ont même pas levé ses immunités, préfèrent plutôt  le laisser à la disposition totale de  justice. Osée Badibanga, auteur de la question orale avec débat, se dit personnellement déçu et  dégoûté.  Comme quoi, Dolly Makambo  reste en résidence surveillée et répondra, de ce fait, à toutes les questions  des juges qui  sont, pourtant, victimes de la récusation de ses propres  Avocats.

Aux dernières nouvelles, ces derniers  appellent le Premier Président de la Haute Cour Militaire à instituer une Chambre spéciale dont la mission serait d’examiner, d’ici le mercredi 7 novembre 2019,  les  faits liés particulièrement  à cette récusation sans pour autant toucher au fond de l’affaire.

Chose que les Avocats de la partie civile qualifient, d’ores et déjà, de manœuvres  dilatoires à l’effet, selon eux, de  tirer le traitement de ce dossier en longueur.

Dolly Makambo, comme il fallait s’y attendre en pareil cas, aura cristallisé l’attention de l’opinion publique tant nationale qu’internationale autour de son propre sort, quant à l’issue du procès ainsi que de ses  fonctions de Ministre de l’Intérieur au sein   du Gouvernement Provincial de Kinshasa, depuis  le 30 octobre, jour du meurtre de l’Administrateur Gestionnaire de l’Hôpital Vijana par un des éléments de la police commis à sa garde.

Justice équitable

Des réactions enregistrées  aussi bien de la famille de Belvis Nkuku, l’AG  abattu lâchement, du Mouvement de Libération du Congo dont il fut un des cadres, de l’Eglise du Christ au Congo que du Syndicat National des Médecins, continuent à exiger que Dolly Makambo, le policier tueur en cavale, le prétendu acquéreur de l’espace qu’occupe Vijana, le chauffeur et tant d’autres personnes impliquées soient jugés et condamnés,  conformément à la Constitution et aux lois de la République.

LPM