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RDC : les agents recenseurs du projet RGE réclament leur salaire

RDC : les agents recenseurs du projet RGE réclament leur salaire

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Ils étaient nombreux le week-end dernier devant l’Hôtel Béatrice où se tenait une activité de l’Institut national de la statistique (INS), sous la tutelle du ministère du plan.  Les agents recenseurs et chefs d’équipes réunis, au sein du projet dénommée Recensement Général des Entreprises (RGE), sollicitent l’implication de la  Vice-premier Ministre du Plan, Elysée Minembwe, dans leur situation de non- payement de salaire. Ces quidams soulignent que trois mois après la fin de leur travail réalisé dans les différents coins et recoins de la ville de Kinshasa, la dernière  tranche de la somme qui leur était due n’a toujours pas été payée, quand bien même qu’au-delà du recensement, ils ont aussi fait l’encodage ou la codification des données.  Ils promettent de passer aux actions de grandes envergures, si malgré leur mémo, l’INS ne leur paye pas. 

Initié par l’Institut National de la Statistique (INS), dans un projet financé par la Banque mondiale et  lancé en février 2019 par le Ministère du Plan, ce projet qui a duré 6 mois, aura procuré du regret à ces metteurs en œuvre, c’est-à-dire, les agents qui ont battu les différentes rues pour enregistrer les entreprises. Ces agents et chefs d’équipes ont déploré  à l’unanimité  les maux qui entourent ce contrat qui les lie à l’INS, leur partenaire.  Ils ont fait savoir que pendant tout le temps qu’ils ont eu à passer, le frais de terrain était de 3$ pour les agents recenseurs et le double pour les Chefs d’équipes, pour le transport des agents, leur communication pour appeler, leur restauration, l’achat des piles pour les GPS, ainsi que l’achat des caches nés pendant la saison sèche.

Cependant, les Chefs d’équipes ont  connu  de non-paiement des frais de formation de formation, soit 50$ pour trois jours. Et aussi, ils ont effectué un grand travail puisque les équipes étaient réduites, alors que c’était prévue d’être au nombre de 50 par équipe. « Les recenseurs étaient contraints de faire la sensibilisation pour ceux qui n’avaient pas d’informations.  Pendant ce temps,  certains ont été victimes de vols et d’agression par des inciviques, alors qu’ils étaient même amenés à sensibiliser d’autres zones’’, a fait comprendre un agent. « A la fin de notre  travail, il y a eu des travaux qui nous ont été ajoutés de force. En se référant à l’article 1, 2 et 14 du contrat, il y a eu une violation par leur client, en leur imposant des travaux non prévus comme des codifications et l’encodage», a-t-il renchéri.

Joséphine Mawete