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Autour d’une campagne initiée par la Fondation Bomoko : le personnel du Sénat sensibilisé sur les risques du cancer de sein et du col de l’utérus

Autour d’une campagne initiée par la Fondation Bomoko : le personnel du Sénat sensibilisé sur les risques du cancer de sein et du col de l’utérus

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Ne dit-on pas que la bonne santé, c’est l’assurance de tout un peuple ? Dans le souci d’assurer le bien-être de son personnel, le Sénat congolais a organisé, le jeudi 14 novembre 2019, en collaboration avec la Fondation Bomoko, une campagne de sensibilisation et de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus. Le mois d’octobre de chaque année, dénommé «Octobre rose» est dédié au dépistage de cette maladie au niveau international. C’est dans ce cadre que la chambre haute du parlement a donné le coup d’envoi de cette campagne, au profit du personnel féminin du Sénat mais aussi de tout le palais du peuple. La fondation Bomoko, une structure engagée dans la lutte contre le cancer est l’initiatrice de cette manifestation.

L’objectif principal de ce programme de sensibilisation est d’informer les participants sur les risques liés au cancer du sein et du col de l’utérus, mais aussi de créer une coopération avec la chambre haute du parlement,  dans le but d’accroître la prise de conscience face aux avantages liés à un diagnostic précoce de la maladie.

John Tibasima, 2ème vice-président du Sénat

Le sénateur John Tibasima, 2ème vice-président a, au nom du président, encouragé les participants pour cette noble décision prise en vue de connaître l’état actuel de leur santé. ‘’C’est ensemble, main dans la main, que nous arriverons à faire reculer le fléau du cancer du sein dans notre institution‘’, a-t-il déclaré. Aussi, a-t-il invité les participants à ne pas perdre de vue cet objectif, car la bonne santé, c’est l’assurance de tout un peuple. ‘’C’est par la bonne prise en charge de la santé de notre personnel que nous réussirons à relever les défis qui nous attendent‘’, affirme-t-il.

Le cancer n’est pas un tabou et devrait s’inscrire parmi les priorités sanitaires de la RDC. ‘’Actuellement, le cancer du sein est en augmentation de 20%, celui du col de l’utérus de 15,9%. Pourtant, cette maladie a la particularité d’être accessible au dépistage, et d’être guérie si l’on s’y prend à temps‘’, souligne le 2ème vice-président du sénat. Pour lui, l’heure de la transformation qualitative du système de soins de santé moderne, prôné par les objectifs de développement durable, a donc sonné.

Un programme national pour une lutte efficace

Antony Vano, le responsable projet de la fondation Bomoko renseigne qu’ils ont plus de 200 cas au sein de la Fondation et une centaine sont des cas positifs qui sont pris en charge.

‘’Le problème qui nous dérange est qu’il y a certains patients qui manquent les moyens nécessaires pour cette prise en charge. Nous lançons l’appel au public et à toutes les personnes désireuses de soutenir ces personnes malades au sein de notre fondation, afin qu’elles bénéficient d’une prise en charge adéquate et le plus rapidement possible‘’, a-t-il martelé.

Le cancer est une question urgente car elle se développe rapidement, poursuit-il. ‘’Nous sollicitons également au gouvernement de mettre sur pied un programme national de lutte contre le cancer qui va fédérer les efforts de toutes les ONG et structures car jusqu’ici, nous travaillons de façon disparate et dispersé et les efforts ne peuvent pas être conjugués ensemble‘’.

Le programme national permettra, selon lui, de conjuguer des efforts afin d’apporter efficacement leur pierre  dans la lutte contre le cancer.

Dorcas Nzumea