Pas un pas sans la prospérité.
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Debout Congolais

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«Agir». Voilà un verbe plutôt simple mais qui pousse à l’action. Ce mot interpelle et rappelle, en même temps, que sous ce soleil suffoquant du Congo-Kinshasa, il n’y a pas de temps à perdre. D’autant plus que les défis sont énormes. Que d’étapes à franchir et des problèmes à résoudre pour qu’au final, cette Nation puisse se réveiller de son profond sommeil sempiternel qui l’a toujours empêché d’évoluer. ‘‘Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, un peu croiser les mains pour dormir, et la pauvreté te surprendra comme un rôdeur, et la disette comme un homme en rames’’, disait le sage. Oui, si les gouvernants congolais sont appelés à agir, les  gouvernés eux, par contre,  sont tenus de réagir. Réagir positivement et au plus vite, en privilégiant par-dessus bord ce qui est commun et juste, à savoir : le Congo. Comme pour dire que, si l’on mesure la température actuelle du pays, tout laisse à croire que les gouvernants n’aménagent pas beaucoup d’efforts pour satisfaire, mieux résoudre les désidérata de ‘’peuple d’abord’’, comme dirait Feu Etienne Tshisekedi, dit ‘’le sphinx’’ d’heureuse mémoire.

Il appert que les temps sont durs. Grogne sociale par-ci, vraie-fausse gratuité de l’enseignement par-là, ajouter à cela la crainte sanitaire, l’insécurité, bref,  le Chef de l’Etat a du pain sur la planche. Seul, il est difficile pour lui de réussir. D’où, ses collaborateurs principaux devraient non pas seulement promettre, mais aussi travailler réellement en s’inscrivant dans sa vision, celle qui consiste à placer l’homme congolais au centre de tout pour combattre la pauvreté. Mais, comment peut-on arriver-là  si et seulement si les partenaires privilégiés continuent à multiplier des conditionnalités pour aider le Congo ? La BAD, la Banque mondiale et le fonds monétaire international, toutes ces Institutions de Breton Wood ont, pour ainsi dire, cloué par terre le Grand Congo qui peine à remplir les critères.

Au moment où la création des richesses doit se faire en interne, afin d’aider la population, le rififi politicien des militants et cadres de la coalition FCC-CACH  ne fait que propager une incertitude à l’horizon. Les deux plateformes politiques de Kabila et Tshisekedi  qui s’entredéchirent à cause des déclarations provocatrices, les unes après les autres, sont priées de mettre un peu d’eau dans leur vin, en vue de déclarer, tel un seul l’homme, la guerre contre la corruption, l’injustice, l’impunité et la pauvreté qui gangrènent entièrement le quotidien des habitants. La paix et l’unité, voilà ce dont le peuple a besoin. Ce faisant, l’on pourra cantonner fièrement l’hymne national légué par nos aïeux. Longtemps commandé, l’heure est donc venue pour pousser à l’action à la lumière de débout congolais.

La Pros.