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Ni d’anges, ni de  démons…

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Plus de onze mois après, la coalition FCC-CACH est menacée. Les sauts et soubresauts sont là. Des propos acérés, des  critiques ainsi que tout un florilège de flèches à fleuret mouchetées.

A l’éventuelle candidature de Kabila brandie en perspective des élections 2023, l’Udps réagit et fait trembler la terre. A la déclaration de Kabund sur une tentative de suspension des discussions au niveau de la coalition, le FCC décoche et se met sur pied de guerre. Excuses solennelles, plan d’éviction du siège prestigieux occupé à la chambre basse et puis, coup sur coup, la diarrhée  verbale prend ses marques et s’enflamme sur le théâtre de réseaux sociaux. Dans la foulée, les juristes de tous bords, brisant l’omerta, sont sortis sur scène pour engager un débat houleux sur des sujets dont la Constitution ne nécessite,  même pas,  d’être ni interprétée, ni entortillée.

Là où les choses sont claires, pourquoi se perdre en conjectures sur des futilités ? S’interrogeait, à juste titre, un juriste  resté, lui,  loin des arcanes des positions partisanes et tranchées.  Et, pourtant, il n’y a ni d’enjeux, ni de candidatures déclarées et confirmées, à ce jour. Quoi de plus normal que d’emboucher les trompettes pour travailler sur l’essentiel, engager le pays sur les rails de l’embellie et, surtout, se battre, becs et ongles, pour sortir les congolais du marasme économique, de la misère sociale noire et des vissicitudes et  péripéties politiques aux effets pervers. Aujourd’hui plus qu’hier, l’heure n’a-t-elle pas sonné pour revoir la copie des discours de campagne, pour aller vers du concret, en misant sur la gouvernance commune dont les règles de jeu furent scellées, le 29 juillet 2019 ?

La bataille, s’il faut l’appeler ainsi, profiterait à qui ? Au FCC-CACH, en dépit de la volonté de deux principaux  ténors, tous les autres cadres sont invités à se soumettre à la pédagogie de la concertation et du consensus sur des questions d’intérêt majeur.

Le cadre, l’unique d’ailleurs qui a été trouvé, c’est d’abord le gouvernement avant d’envisager la possibilité de mettre la main sur les entreprises du portefeuille de l’Etat sans toutefois, les sacrifier sur l’autel des intérêts politiciens. Plus tard, la diplomatie ainsi que les autres services seront visés pour la suite de la gestion commune dont la coalition sera comptable devant les congolais, lors des prochaines joutes électorales.

Donc, au comble de tout,  ils seront jugés de la manière à la pièce, le moment venu. Il n’y aura ni d’anges, d’un côté,  ni de démons, de l’autre côté,  dans la coalition ou même au niveau d’autres franges d’acteurs clés  du pays, s’il faut paraphraser un peu Félix Tshisekedi, dans sa réaction au dernier sermon de Fridolin AmbongoBesungu, le 17 novembre dernier, au Stade de Martyrs de la Pentecôte.

LPM