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Relance agricole : le CES demande la réactivation des sociétés qui œuvrent dans ce secteur

Relance agricole : le CES demande la réactivation des sociétés qui œuvrent dans ce secteur

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Les Conseillers de la République se sont réunis en séance plénière le jeudi dernier, pour examiner la question capitale de relance du secteur agricole. Le débat a tourné autour des stratégies à mettre en place pour trouver le financement pouvant  booster  la relance de ce secteur générateur des recettes et facteur de développement en République Démocratique du Congo. Plusieurs propositions et recommandations ont été faites au gouvernement congolais dont la réactivation  des sociétés qui œuvrent dans ce secteur. 

La République Démocratique du Congo n’est pas seulement un réservoir  de minerais, mais aussi, une nation potentiellement nantie  sur le plan Agricole, à en croire les Conseillers de la République lors du débat en plénière le jeudi 14 novembre dernier. La plus grande question soulevée avait trait au secteur agricole et principalement, le volet relatif au financement de ce secteur qui constitue un des facteurs du développement de la Nation. Un accent a été mis sur le secteur pêche et élevage qui est mis dans les  oubliettes par le gouvernement congolais. Car, selon un Conseiller qui est intervenu, si le secteur agricole souffre de financement, que dire du secteur pèche et élevage? Pourtant, chaque gouvernement réserve tout un ministère pour ce secteur.

Après un vif débat, des recommandations pertinentes ont été faites au gouvernement de la République afin de palier ce problème de financement de l’agriculture congolaise notamment : solliciter l’appui des partenaires privés capables de financer ce secteur ; création des structures qui faciliteraient l’accès aux crédits afin d’inciter les producteurs agricoles à devenir des agents économiques majeurs qui produisent pour vendre et faire en sorte que ces structures à leur tour survivent ; relance des sociétés qui œuvrent dans  l’agriculture. Aussi, les Conseillers de la République ont  souhaité que le gouvernement puisse limiter les importations alimentaires massives car, ont-ils, souligné lors de ce débat, celles-ci font obstacle à la bonne volonté des acteurs économiques de ce secteur.

Signalons qu’au cours de ce débat du Conseil Economique et Social, le professeur Tiker-Tiker a fait voir qu’Il y a près de 50 ans que le gouvernement congolais ne parvient pas à financer le secteur agricole. D’ailleurs, dit-il, il y a eu certains gouvernements les années passées qui ont pris l’agriculture comme priorité des priorités, mais enfin, ils n’y sont pas parvenus faute de volonté. Voilà pourquoi, ‘‘nous sommes là, pour formuler des propositions afin que le gouvernement actuel puisse, cette fois-ci, financer ce secteur et faire l’exception par rapport aux autres », a-t-il conclu espérant être entendu par les nouvelles autorités gouvernementales.

Richard Mfumu