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A propos du transfèrement des eaux de la RDC vers le lac Tchad

A propos du transfèrement des eaux de la RDC vers le lac Tchad

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L’édition n°47 de « La Voix du Paysan Congolais » d’avril 2018, dans un article intitulé « Quid du transfèrement des eaux de la RDC vers le lac Tchad ? » fait juste état du débat à l’Assemblée Nationale de la RDC sur le sujet lors de sa session parlementaire ordinaire de mars 2018.

Le Journal se limite à rapporter le déroulement du débat, ainsi que les réactions des quelques députés nationaux. Il ne donne pas son point de vue ou son analyse qui aurait pu donner plus d’éclairage  sur cette question de grande importance pour l’avenir de la RDC, de l’Afrique et du monde.

En effet, les différentes ressources de la RDC font d’elle l’un des enjeux planétaires clé en matière environnementale.

Du fait que différents paramètres sont en train d’accréditer une nécessité absolue d’une gestion collective mondiale des biens de la planète Terre afin de la sauvegarde d’une détérioration galopante de son environnement, la RDC devrait se doter de tous les moyens requis pour réfléchir en profondeur sur cette problématique.

Nous nous trouvons dans un contexte d’une mondialisation intégrale et inévitable, donc, aucun pays ne peut se dérober. Entre  autres, la lutte contre les causes du réchauffement climatique est une question de vie ou de mort pour les populations de tous les continents et pour toutes les espèces animales et végétales.

Tant et si bien que la nécessité d’une gestion commune des «  biens communs de l’humanité» devient une préoccupation sérieuse dans plusieurs milieux tant politiques qu’économiques et sociaux versés dans les études pour la sauvegarde de l’humanité.

C’est ainsi que parler «d’un complot international contre la RDC», tel que l’a déclaré la Députée Eve Bazaiba, me semble une attitude de très courte vue par rapport aux perspectives de l’avenir du monde.

Dans cette conjoncture, si la RDC n’arrive pas à bien négocier, entre autres, le transfèrement de ses eaux, elle risque de faire l’objet des opérations de coercitions de nature à lui couter très cher.

Cette éventualité n’est pas exclue ni virtuelle. Le Président tchadien, Idris Déby, n’a-t-il pas déclaré que, pour la survie de la population de son pays, le transfèrement des eaux de RDC vers le lac Tchad se fera de gré ou de force ?

Par ailleurs, on s’en souviendra que, à ce propos, dans l’histoire comme actuellement, l’usage de la force, dont des guerres meurtrières, est un recours pour le contrôle des eaux, marécages et autres ressources naturelles. A bon entendeur, salut !

Bertin Salumu

Consultant en Développement