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Sanctions européennes : Félix Tshisekedi pris dans l’étau de ses deux partenaires

Sanctions européennes : Félix Tshisekedi pris dans l’étau de ses deux partenaires

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Les Etats-Unis d’Amérique, à travers son ambassadeur en RD. Congo Mike Hammer qui, d’ailleurs, séjourne à Bruxelles, ont encouragé l’Union européenne à maintenir, tout comme eux, les sanctions contre 14 officiels congolais dont les caciques du Front commun pour le Congo (FCC) tel qu’Emmanuel Ramazani Shadary, Evariste Boshab ou encore Lambert Mende. Cette démarche du pays de l’Uncle Sam s’oppose, malencontreusement, à la vision du Président Félix Tshisekedi. Ce dernier qui, bien au-delà de son mariage avec Joseph Kabila ayant engendré la coalition FCC-CACH, n’entend aucunement fouiner dans les annales et vestiges du passé et, en même temps, sollicite, à l’instar des hiérarques de l’ancien régime, la levée de ces sanctions européennes.

Mike Hammer, quoiqu’il soit considéré par plusieurs comme le ‘’lobbyiste’’ de Félix Tshisekedi dans différents parvis de l’administration américaine, a, dans le cadre des consultations avec les responsables belges et de l’Union européenne, confirmé la position des Etats-Unis qui se disent prêts à continuer d’user de l’arme des sanctions contre la corruption, l’impunité, les violations des droits humains et autres. D’où, a-t-il estimé que l’Union européenne qui représente l’armada des pays occidentaux, se doit aussi de demeurer dans cette ligne. Question de contraindre les différents acteurs politiques dans une bonne direction.  « Les Etats-Unis ont eu une politique de sanctions contre des individus soit corrompus, soit ayant violé grossièrement les droits de l’homme ou qui ont perturbé le processus démocratique. Cette politique de sanctions reste en place, ceux qui ont été sanctionnés continuent à l’être et si nous recevons des informations sur d’autres, nous continuerons. Nous espérons que nos collègues dans l’Union européenne et d’autres pays engagés bilatéralement pensent de la même manière », a-t-il déclaré devant la presse.

Coup de point

Bien qu’ils aient, dès les premières heures de l’accession de Félix Tshisekedi au pouvoir, raffermi les relations avec la RD. Congo, à tel point que plusieurs compromis sont en mode parachèvement dont celui sur la formation militaire, les Etats-Unis, à travers cette déclaration, placeraient ce nouveau Chef de l’Etat devant un casse-tête chinois, sachant qu’il est pour la levée de ces restrictions. Tshisekedi Tshilombo ne s’est guère empêché de déclarer lors de ces divers périples à l’occident qu’il n’est nullement dans l’optique des règlements comptes. Manière pour lui de demander l’annulation desdites sanctions contre ces personnalités qui sont à ce jour ses compagnons au sein de la coalition gouvernementale.

Marteau et l’enclume

Comme qui dirait qu’être Chef de l’Etat n’a toujours pas été si rose ; le cinquième président congolais est devant un véritable dilemme, d’autant qu’appuyer la démarche de l’un de ses partenaires déplairait indubitablement à l’autre et ce, surtout que les USA avec le FCC – et par ricochet Joseph Kabila – ont, depuis belle lurette, été en dysphorie, en ce qui est des visions. In globo, ce nouvel homme sorti des entrailles politiques de l’Udps  et qui dirige serait ami de deux ennemis. À qui prêter attention ? C’est alors ça la politique !

Intérêt de tous !

Toutefois, d’aucuns sous-tendent que le pays de Donald Trump qui, aujourd’hui salue la bonne marche de la RD. Congo et qui croit certainement à son progrès avec le nouveau Chef de l’Etat, peut aussi, assoupir son poignet, en faisant fi à la question des sanctions. Question de faciliter Fatshi à bien appliquer sa vision pour un Congo Emergent. Car, quoique certains analystes pensent, le mariage de Cap pour le Changement (CACH) de Tshisekedi avec le FCC de Kabila, du reste, constitué de plusieurs personnalités sanctionnées, est autant bénéfique pour ce nouveau régime du CACH, étant donné que son partenaire détient non seulement la majorité au Parlement mais aussi dans les Assemblées provinciales, sans compter la quasi-totalité des gouverneurs qui sont aussi de son obédience. Peut-être que le simple fait de ne pas fouiner dans le passé et de lever les sanctions favoriseraient un bon avancement de la vision Tshisekedi. Dieu seul sait !

Corneille Lubaki