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Attaques du QG de la Monusco et du CTE en RDC : Jean-Pierre Lacroix parle d’actes prémédités, organisés et financés

Attaques du QG de la Monusco et du CTE en RDC : Jean-Pierre Lacroix parle d’actes prémédités, organisés et financés

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Après de nombreuses attaques de population de Beni au Quartier général de la Mission Onusienne pour la Stabilisation au Congo (MONUSCO), précisément dans sa base située à Boikene ainsi que celles des équipes de riposte contre l’épidémie d’Ebola à Biakato en Ituri, Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire Général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, a déclaré qu’elles ont été planifiées, financées et donc préméditées. Il a fait cette déclaration, le week-end dernier, à l’issue de ces échanges avec Carly Nzanzu Kasivita, Gouverneur de la province du Nord-Kivu.

A entendre Jean-Pierre de Lacroix, les manifestations de la population mêlées aux attaques contre le QG de la Monusco dont elle réclame le départ, ont été préméditées et non spontanées. «Les actes qui ont été commis ces derniers jours, les attaques contre nos collègues de la riposte contre Ebola, les attaques contre le site de la MONUSCO à Boikene, ne sont  pas spontanées, ils ont été planifiées et financées… Ce n’est pas pour minimiser la frustration de la population qui souffrent, mais nous comprenons toute cette frustration ; en même temps,  il y a clairement des actes qui ont été  prémédités, organisés et financés », a-t-il dit. Pour lui, il faut à tout prix ester en justice les auteurs de ces actes. «Il ne faut pas qu’il y ait de l’impunité, mais  il faut que les responsables à tous les niveaux soient démasqués et qu’ils puissent répondre de leurs actes », a-t-il poursuivi.

Qui plus est, lors d’une conférence de presse, lundi 2 décembre, à Kinshasa, le diplomate Onusien a laissé comprendre ‘’qu’il ne faut pas croire que plein de canons et de bombardements règleront le problème’’.  Car, a-t-il renchéri, il faut que tout le monde ait une même compréhension du problème des ADF et de la complexité de la question.

Par ailleurs, il a tenu à rappeler à la population que point n’est besoin de se tromper d’ennemi.  A ceux qui allèguent que la MONUSCO travaille avec les ADF, il a rappelé que 17 casques bleus avaient été tués en 2017 et plus de 50 blessés. Ce, tout en exprimant le vœu de travailler avec la population pour améliorer leurs conditions de vie et mettre fin, une fois pour toute, au drame qui sévit à l’Est du Congo-Kinshasa, en vue de chasser les groupes armés.

Joséphine Mawete