Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Manifestant contre les tueries à Beni : les habitants de Butembo ont marché pieds-nus

Manifestant contre les tueries à Beni : les habitants de Butembo ont marché  pieds-nus
Spread the love

This post has already been read 334 times!

Une Deuxième journée ville-morte a été observée mardi 3 décembre 2019,  à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, conformément à l’appel du mouvement citoyen, Lutte pour le Changement (LUCHA). Les habitants de cette ville ont à cette occasion,  déserté leurs lieux d’activités depuis lundi, pour compatir à  leur manière, à leurs compères qui sont presque tous les jours tués par les rebelles ADF.

Boutiques, magasins, petits commerces, institutions scolaires et banques n’ont pas ouverts leurs portes. Des commerçants, nombreux s’étaient attroupés devant les portes de leurs établissements pour débattre de la situation qui sévit à Beni.

Dans les quartiers périphériques, comme Bwinongo et Buyinyole, apprend-on, les jeunes manifestants contraignaient les habitants et passants à marcher pieds-nus, comme pour compatir, d’après eux, avec  leurs frères et sœurs. A Fortiori, même les taximan ont été, pendant cette manifestation, contraints de conduire leurs engins sans chaussures.

A la mi-journée, signale-t-on, trois jeeps de la police ont patrouillé dans la ville notamment, à Nziapanda où les agents de l’ordre ont dispersé les jeunes manifestants à coups de gaz lacrymogènes.

Le mouvement a, après un laps de temps, atteint le centre-ville, avant d’être vite maîtrisé par les éléments de l’ordre déployés dans les carrefours stratégiques de la ville notamment, au rond-point Mgr Kataliko, Vgh et Soficom.

Jusqu’à 15 heures locales, un calme régnait sur la ville et aucun dégât n’était signalé.

Il convient de signaler que ce climat fait suite à la résurgence des tueries dans la région de Beni. Pour le seul mois de novembre, la sécurité civile accuse les rebelles présumés ADF d’avoir tué près de 110 civils, dans plusieurs villages de la région.

Jimmy Sita