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Célestin Musao : ‘‘Il n’y a point eu de bagarre au sein de l’hémicycle mais plutôt une escalade verbale…’’

Célestin Musao : ‘‘Il n’y a point eu de bagarre au sein de l’hémicycle mais plutôt une escalade verbale…’’

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Rapporteur de la Chambre basse du Parlement, Célestin Musao a mis les points sur les i et les barres sur les t, concernant le déroulement de la plénière de ce mercredi 4 décembre au cours de laquelle ont pris part Gilbert Kankonde et Aimé Ngoy Mukena, respectivement Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur et Sécurité ainsi que ministre de la défense, venus livrer des éclaircissements sur les sujets de l’actualité liés notamment, aux dégâts des pluies diluviennes et à l’insécurité à l’Est du pays. Contrairement aux bruits des couloirs et de la toile, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a, avant tout, relevé qu’il n’y a point eu des bagarres au sein de l’hémicycle mais plutôt une escalade verbale qui, du reste, a été condamnée, non pas seulement par le bureau que dirige Jeanine Mabunda mais aussi par l’Assemblée plénière.
Célestin Musao a fait savoir qu’il a été regrettable de constater, lors de la plénière d’hier, que deux députés nationaux ressortissants de la province du Kongo Central aient manifesté, peu digne de leur fonctions, à la suite des tensions observées dans cette province où le gouverneur Atou Matubuana, alors réhabilité par le VPM Gilbert Kankonde, est approuvé par certains et récusé par d’autres. «Effectivement, il y a eu un incident mais il n’y pas eu de bagarres. Et sur pied de l’article 128 du règlement intérieur de notre chambre basse, les sanctions ont été immédiatement prononcées par l’Honorable présidente de l’Assemblée nationale. Les deux collègues ont été exclus de la salle par les services de l’ordre», a déclaré le rapporteur devant la presse.

A l’en croire, ce n’est pas dans la brutalité que les élus peuvent résoudre les problèmes qui se posent dans la société. «Ce comportement a été condamné par l’Assemblée plénière et aussi par le bureau parce qu’en tant que députés, nous avons un exemple a donné. Ce n’est pas par voie des faits qu’on peut arriver à résoudre les problèmes qui se posent dans nos sociétés… les députés doivent être dignes pour débattre des questions de la nation congolaise », a renchéri ce porte-parole du bureau de l’Assemblée nationale.

Focus sur l’ordre du jour 

S’agissant du point à l’ordre du jour concernant les sujets d’actualité, Célestin Musao a signalé que le Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur est revenu spécialement sur la question des pluies diluviennes de ces derniers jours à Kinshasa. «Il a été noté qu’il y a eu 51 décès, 43 blessés et plus de 500 ménages sans abri. Le VPM a plus insisté sur les mesures gouvernementales, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, qui ont été arrêtées pour résoudre le problème causé par ces pluies», a-t-il rapporté.

Concernant les constructions anarchiques dans la ville, Gilbert Kankonde a soulevé le fait que Kinshasa est confiné, à cause d’un ‘’surpeuplement’’. Les mesures gouvernementales vont aussi dans le sens de l’arrêté du ministre d’Etat de l’Urbanisme et Habitat qui voudrait ouvrir l’œil et le bon pour un contrôle efficace, a-t-il ajouté.

En ce qui concerne la situation de Beni, au-delà des propos de celui qui chapeaute le ministère de l’intérieur et sécurité, le Ministre de la défense Aimé Ngoy Mukena, a donné des précisions sur cette question sécuritaire. Il a donné les résultats à mi-parcours. Il a aussi parlé de la collaboration entre les FARDC et la Monusco pour mettre fin aux tueries causées par les ADF.

D’après Célestin Musao, les députés nationaux ont, lors du débat général qui était à huis clos, soulevé des questions très importantes qui vont dans le sens de la responsabilité dans la gestion de ces conflits à l’Est, d’encouragement des forces armées notamment, leurs équipements, leurs logistiques et leur prise en charge effective. «Ils ont aussi exigé qu’il y est une correction notamment, des responsables qui sont au front. En d’autres termes, ils ont insisté sur le fait qu’il faille faire la part de chose entre le trafic des ressources naturelles et l’engagement de pouvoir à venir à bout des forces terroristes qui sévissent à Beni et le Nord-Kivu, en général», a précisé le Rapporteur avant de signifier que les réponses de ces membres du Gouvernement seront données à la séance plénière de ce jeudi.

La Pros.