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L’urgence s’impose !

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La température de la crise politico-économique qui sévit actuellement en République démocratique du Congo va, certainement, connaître un pic d’ici le nouvel an 2020. A l’heure où la grogne sociale bat son plein, les citoyens lambda ont les regards rivés vers le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, comme si le salut proviendrait de la cité de l’Union Africaine, sa résidence officielle. Le Président de la République, lors de son discours d’investiture prononcé devant Dieu et la Nation au mois de janvier 2019, avait multiplié des promesses alléchantes, suscitant par ailleurs une effervescence totale dans le chef de la population congolaise. 11 mois plus tard, ‘’Vaincre la pauvreté’’ n’aura été qu’un simple slogan de campagne, du moins jusqu’ici. Oui, ce vieux rêve n’a pas su rattraper la réalité. Que dire de l’instauration d’un véritable Etat de droit ? Mystère. A l’évidence, depuis l’avènement de ‘’Fatshi’’, l’homme est évidemment  animé d’une vive volonté. Hélas ! L’écart persiste toutefois lorsqu’il s’agit de ‘’dire et faire’’. Cette donne aura été largement expérimentée lors de la mandature de son prédécesseur.

L’intensification de la crise économique caractérisée par la dépréciation du Franc congolais face au Roi dollar ne laisse personne indifférente à ce jour. Tout est fragile. ‘’Le peuple d’abord’’ est appelé encore à serrer  la ceinture. Que dire des populations de Beni ? Ces dernières ne cessent de réclamer le pain et la paix durable. Dans ce coin, la situation sécuritaire peine à évoluer. Les FARDC devraient mettre toutes les batteries en marche pour mettre définitivement fin à cette situation qui semble dépasser la Monusco visiblement en perte de vitesse. Gilbert Kankonde, VPM ministre de l’intérieur et de la sécurité, qui était accompagné du ministre de la défense, Aimé Ngoie Mukena,  quoiqu’ils aient apaisé les esprits des élus du peuple grâce à leurs interventions à ce sujet au cours de la séance plénière d’hier, ils doivent cependant, rassurer la population à travers des actions concrètes dans la partie Est du pays où le sang continue de couler à flots.

Au-delà de ce tableau peint en noir, le Président de la République qui devra s’adresser incessamment au parlement réunis en Congrès, doit dans sa démarche, rassurer la population. Mais aussi, annoncer de grandes nouvelles qui devraient être accompagnées des actions visibles sur le terrain. Car, l’urgence s’impose. Après tout, c’est grâce à son bilan que le petit peuple jugera son mandat.

La Pros.