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Sénat : le Budget 2020 jugé recevable et transmis à la commission Ecofin

Sénat : le Budget 2020 jugé recevable et transmis à la commission Ecofin

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Vingt-quatre heures après sa présentation, Jean Baudouin Mayo, Vice-premier ministre du Budget, a rencontré, au cours de la plénière du mercredi 11 décembre, les préoccupations soulevées par les sénateurs dans le cadre de l’examen, en seconde lecture, du projet de loi de finances de l’exercice 2020 dont le budget est évalué à près de 10 milliards de dollars américains. L’Assemblée plénière de la Chambre haute du Parlement a, de ce fait, déclaré recevable ce projet budgétaire qui, par ricochet, a été envoyé à la commission économique, financière et bonne gouvernance (Ecofin) du Sénat, pour une étude approfondie. Cela, avant le vote de ce projet budgétaire qui, après rapport de ladite commission, interviendra, sans doute, après 48h, soit le samedi 14 décembre.

Plus de 30 sénateurs avaient, lors du débat général intervenu le mardi dernier, relevé leurs désidératas concernant principalement le réalisme de ce budget que d’aucuns jugent volontariste et exagéré. D’autres questions des élus des élus ont tourné, entre autres, sur l’effectivité sans faille de la gratuité de l’enseignement, le cadre macroéconomique ou encore l’opérationnalisation, telle qu’indiquée dans cette loi de finances, de la caisse nationale de péréquation. Cette dernière qui constitue aussi l’une des innovations inscrites dans ce texte de loi, aux côtés, par ailleurs, du démarrage de la construction du port en eau profonde de Banana ou soit de l’informatisation de la chaîne des recettes.

Dans ses éléments de réponse, Mayo Mambeke a essentiellement convaincu sur la faisabilité et l’applicabilité du Budget 2020. Il a, d’ailleurs, souligné que ce montant budgétaire n’est pas fantaisiste et moins encore exagéré. Mais, qu’il constitue une véritable preuve de changement dans le modus agendi du pays, découlant, du reste, de l’alternance démocratique, pacifique et civilisée au Sommet de l’Etat entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi.  « Nous avons sollicité du Parlement qui est l’autorité budgétaire, un budget de près de 10 milliards USD… 10 milliards USD, ce n’est pas exagéré parce que tout le monde sait que beaucoup de nos recettes vont dans les poches et n’entrent pas dans le Trésor. Il suffit de mener ce combat-là, pour corriger la canalisation des recettes de l’Etat, afin que, désormais, elles tombent dans le Trésor public », a déclaré celui-ci qui est l’un des artisans de ce projet budgétaire.

Du point de vue du suivi des recettes, il a, à cet effet, souligné l’importance notamment, de l’informatisation susmentionnée de la chaîne des recettes qui concourra, par exemple, à mettre fin au ‘’détournement des fonds’’. « S’agissant des mesures d’encadrement des recettes, le Gouvernement a pris l’engagement d’accélérer leur mise en œuvre et d’installer les mécanismes de suivi pour permettre la réalisation effective des recettes…le Gouvernement compte matérialiser la chaîne de la recette pour permettre au suivi de celle-ci à chaque étape de sa réalisation», a-t-il signalé.

Après que l’Assemblée plénière ait clos le débat en déclarant recevable le projet budgétaire, le Président du Sénat, Alexis Thambwe, a parlé du renforcement de la commission Ecofin par les membres des autres commissions, aux fins de traiter, avec toute célérité et vélocité, cette loi de finances. Cet organe technique doit apporter, pour adoption à la plénière, son rapport, y compris pour la loi sur la réédition des comptes qui a été présenté par le ministre des finances, José Sele Yalaghuli. Ces deux projets de loi doivent être votés en des termes identiques par l’Assemblée nationale et le Sénat, avant la clôture de cette session de septembre prévue pour le 15 décembre prochain.

Au cas contraire, il sera notamment, question de former une commission mixte parlementaire pour régler les différends dans lesdites lois.

Corneille Lubaki