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Crises institutionnelles en provinces : le VPM Tunda en arbitre

Crises institutionnelles en provinces : le VPM Tunda en arbitre

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*La Commission interministérielle ad hoc instituée par le premier ministre dans le dessein de restaurer l’harmonie dans le fonctionnement des quatre provinces dont les gouverneurs ont été destitués par leurs Assemblées provinciales respectives est à pied d’œuvre depuis jeudi dernier. Présidée par le Vice-Premier ministre, ministre de la Justice et Garde des Sceaux Tunda ya Kasende, elle réunit les chefs des Exécutifs déchus et les membres des organes délibérants de l’Ituri, du Kongo Central, du Sankuru et du Haut Lomami.

Les membres du Gouvernement central faisant partie de la Commission interministérielle ad hoc impliqués dans la recherche de la résolution des crises institutionnelles dans les provinces du Kongo Central, du Haut Lomami, du Sankuru et de l’Ituri étaient en réunion ce vendredi 10 janvier au ministère de la Justice au deuxième jour de la série des réunions destinées à rétablir un fonctionnement harmonieux des institutions provinciales.

Les travaux ouverts  jeudi 9 janvier était ont débuté par une réunion des experts des ministères impliqués, élargie aux délégués des services de sécurité et de renseignements. Elle a passé en revue et tenté d’identifier les raisons profondes des crises à répétition qui se posent dans les quatre provinces concernées.

« Ces réunions ont été initiées par le VPM Tunda Ya Kasende en sa qualité de président de la Commission interministérielle ad hoc instituée par le Premier ministre. Elles ont pour objectif de définir les causes de l’instabilité qui sévit dans les quatre provinces, et de proposer des pistes de solution pour ramener finalement la paix sur l’ensemble du territoire national », a déclaré le directeur de cabinet du Ministre de la Justice, Paul Musafiri.

La série des réunions se clôturera lundi 13 janvier. Elle réunira autour du Garde des Sceaux les gouverneurs des 4 provinces en question accompagnés des présidents et vice-présidents de leurs  Assemblées provinciales respectives.

Les raisons profondes des crises

Ces séances de travail sont essentiellement techniques, affirme-t-on dans l’entourage du VPM Tunda. Il est question de confronter les faits aux textes de lois et aux réalités politiques, en privilégiant la primauté des aspects juridiques dans la résolution de la crise.

Mais,  par-delà des griefs visibles à charge des gouverneurs incriminés,  – de la présentation tardive des programmes d’action gouvernementale, ou carrément son absence, au scandale sexuel en passant par l’accusation fourre-tout de mauvaise gestion -, il existe d’autres facteurs à la base des revirements des députés provinciaux qui, du jour au lendemain, se soulèvent contre les responsables provinciaux issus de leur propre vote. Et la cause peut être imputée à la désinvolture du pour central.

Au cours des deux mandats du président Joseph Kabila, les Exécutifs provinciaux n’ont eu de cesse de réclamer, sans succès, la rétrocession des 40 pourcents des recettes à caractère national. (Quoique la Constitution préconise plutôt la retenue à la source). On se souvient du combat mené en son temps par les gouverneurs Katumbi, Mbatshi et Paluku. Se heurtant toujours à l’intransigeance « macroéconomique » du premier ministre Matata.

La centralisation à outrance de la gestion des finances publiques à Kinshasa reste la cause première des humeurs des élus provinciaux, privés des moyens de leur fonctionnement. Sans omettre leur rémunération libérée à doses homéopathiques. Ils ont conscience de la tentation du Gouvernement central de les priver subtilement de leurs attributions constitutionnelles, par l’immixtion intempestive du ministre de l’Intérieur dans leur fonctionnement, assimilée à une protection pas nécessairement désintéressée aux chefs des Exécutifs provinciaux.

Mwin Murub Fel