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Marche projetée de LAMUKA le 17 janvier : Muzito et Fayulu se positionnent déjà en « victimes »

Marche projetée de LAMUKA le 17 janvier : Muzito et Fayulu se positionnent déjà en « victimes »

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La coalition LAMUKA, ou ce qu’il en reste après le départ des Katumbi et autres Lutundula et Christian Mwando ; ou un Jean-Pierre Bemba devenu aphone, se doit bien d’entretenir une présence sur l’échiquier politique national par des actions et déclarations incendiaires, tel cet appel à faire la guerre au Rwanda, ou l’organisation de « marches » de moins en moins suivies.

En invitant leurs sympathisants à prendre part à une « Grande Marche de deuil et d’indignation » le 17 janvier, Adolphe Muzito et Martin Fayulu surfent sur les vagues de l’irrationnel. Les deux leaders de LAMUKA sont conscients de l’inanité de leur démarche, en raison de la date même de la manifestation que du reste, ils n’ont pas choisie au hasard.

Le 17 janvier est,  en effet,  la date anniversaire de l’assassinat du Premier ministre Patrice-Emery Lumumba, il y 59 ans. Traditionnellement, la journée est marquée par des hommages à la mémoire du héros national : des messes d’action de grâce au dépôt de gerbes de fleurs au monument érigé depuis 2002 dans le périmètre de l’échangeur de Limete, à Kinshasa.

Ce n’est donc pas un simple hasard de calendrier si les ténors de LAMUKA ont jeté leur dévolu sur la date du 17 janvier pour exprimer leur « indignation ». Les deux rescapés de la coalition d’opposition réalisent parfaitement que les autorités urbaines et policières ne sauront cautionner une manifestation à caractère politique en ce deuxième jour férié successif, après l’hommage rendu à Mzee Laurent-Désiré Kabila, la veille.

Peu importe, si pour la coalition LAMUKA, les dividendes à tirer de l’interdiction plus que probable de la marche, comme souvent, resteront les réactions attendues de la « communauté internationale ». Il s’agit, en priorité, de se poser en « victimes » d’un régime répressif et intolérant. Et surtout, saisir l’occasion de soulever la sempiternelle question de « crise de légitimité » au sommet de l’Etat et pourquoi pas, réchauffer le plat quasiment faisandé de la « vérité des urnes ».

D’autre part, et quel que soit l’issue des entretiens entre le président de la République et la communauté estudiantine de l’UNIKIN, dans la suite des remous qui ont conduit à la fermeture de l’Université de Kinshasa et le déguerpissement des étudiants ; ou la montée de fièvre à la Fonction publique qui menace de grève en protestation de l’instauration d’un impôt de 15 pourcents sur la rémunération, c’est du pain bénit pour une opposition en perte de vitesse.

Mwin Murub Fel