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CORONAVIRUS : un Comité multisectoriel de suivi mis en place

CORONAVIRUS : un Comité multisectoriel de suivi mis en place

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Lors de la 19ème Réunion du Conseil des Ministres, tenue le vendredi 31 janvier 2020, à la Cité de l’Union Africaine, le chef de l’Etat a attiré l’attention du Gouvernement sur l’urgence à prendre des dispositions qui s’imposent afin de protéger la population contre le CORONAVIRUS. Une précaution d’autant plus justifiée que cette épidémie apparue en Chine a été déclarée par l’OMS «Urgence Mondiale», et que la RDC entretient des échanges très étendus avec la Chine dans plusieurs secteurs. Le Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de santé, invité pour faire la lumière à ce sujet, a souligné qu’il n’existe pas encore de traitement contre ce virus. Ainsi, le Conseil des Ministres a-t-il décidé la mise en place d’un Comité multisectoriel de suivi de l’évolution du CORONAVIRUS.

Ce dernier examinera, entre autres, la possibilité de rapatriement des compatriotes, présentement en Chine, qui pourraient être exposés au risque de contamination.

Les congolais sont également invités à s’abstenir de voyager pour la Chine jusqu’à nouvel ordre.

Côté principaux groupes armés présent sur le territoire national, c’est la débandade à la suite des offensives menées à l’Est par les FARDC. Ces derniers, a laissé entendre le ministre de l’Intérieur, semblent se résoudre à de petites incursions meurtrières à l’égard des populations qui ont commencé à regagner leurs habitations après des victoires des militaires congolais.

Le Ministre de la Défense Nationale, quant à lui, a signalé l’intensification des patrouilles mixtes FARDC/POLICE pour faire face au banditisme à mains armées qui persiste dans le Haut-Katanga. Selon lui, de grands bandits arrêtés et jugés ont été transférés vers la prison d’ANGENGA dans la MONGALA. Aussi, a-t-il fait mention de 62 civils tués par les ADF dans les champs de 3 villages isolés dans le Nord (Cité d’OICHA).

Retenue effective de 15% à titre de l’IPR sur les rémunérations de tous les fonctionnaires

Dans un autre registre, un atelier résidentiel sur la retenue à la source de 15% de l’IPR a été organisé à Kinshasa du 21 au 25 janvier 2020. Ce, consécutivement à la décision du Conseil des Ministres du 10 janvier 2020, entre le banc syndical (INAP, SYNAMED et SYMECO) et le Gouvernement.

La Ministre de la Fonction Publique a présenté, au cours de cette dernière réunion du mois de janvier, le rapport final relatif à cet atelier. Rapport que le Conseil des Ministres a adopté, saluant la sagesse, la maturité et le patriotisme dont le banc syndical a fait montre tout au long de cet atelier.

Il ressort notamment, la mise sur pied par la Fonction Publique de la Commission Mixte devant statuer sur le volet administratif des désidératas des agents, fonctionnaires et médecins ; l’alignement via le budget de 800 médecins sur les 3.000 programmés pour la mécanisation en 2020, au titre de primes de risque, avec un accent particulier pour les provinciaux ; mais aussi la retenue effective de 15% à titre de l’IPR sur les rémunérations de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat.

Il sied de retenir également de cet atelier, le paiement à l’Huissier du complément de 65% dès le second trimestre de l’année conformément au Protocole d’Accord INAP Gouvernement de 2018, pour atteindre 150 USD en décembre 2020. ‘’Le Gouvernement a pris acte des revendications des syndicats relatives à la situation de certains responsables syndicaux qui ont eu de problèmes avec la justice. Elles seront examinées au regard de leur conformité aux lois de la République‘’, a souligné le Porte-parole du Gouvernement, David-Jolino Makelele, dans le compte-rendu.

La suppression de délestages à Kinshasa sur la liste des priorités

Le Ministre des Finances, pour sa part, a présenté au Conseil des Ministres le projet de réhabilitation et de modernisation des groupes G23, G25 et G26 de la Centrale Hydroélectrique Inga II. Projet dont la SNEL SA et la China National Electric Enginneering Co Limeted (CNEEC) s’attèlent à l’accomplissement des formalités administratives en vue de sa mise en œuvre. Adopté, le Conseil des Ministres a autorisé le Ministre des Finances de signer le contrat, et de suivre les négociations en cours avec le Japon sur la réhabilitation du groupe G24 d’Inga II.

Le montant de la convention du crédit est de  182.167.602,00, € représentant 85% du coût du projet. Les 15% restant constituent les fonds de contrepartie de la partie congolaise. L’argentier national a affirmé que la réalisation de ce projet apportera plusieurs avantages. Notamment, la suppression de délestages dans la ville de Kinshasa, la stimulation de l’activité économique du pays, ainsi que la fourniture de l’énergie de qualité, fiable d’une disponibilité au niveau industriel.

Quid de l’identité digitale en RDC ?

Le vendredi 31 janvier dernier, le Conseil des Ministres a marqué son accord pour la réalisation de l’étude de faisabilité du système national de l’identité digitale que la République Démocratique du Congo voudrait se doter, avec le financement de la Banque Africaine de Développement.

La BAD a, en effet, recommandé une étude approfondie pour la mise en place de ce système d’identité digitale, avant son lancement. Celui-ci concernera les aspects comme les registres de l’Etat-civil, les cartes d’identité nationale, les registres de populations, les listes électorales, les registres de programmes sociaux et des institutions de protection sociale, la base des données à l’établissement des documents de voyages (passeports, laissez-passer,…).

Cette étude se propose de faire l’analyse de l’existant, d’étudier la faisabilité du «SNID», et de mettre en place des actions d’accompagnement dont la gouvernance et la qualité ainsi que la régulation des données et la normalisation.

Les orientations du chef de l’Etat

Retenons, en outre, que dans sa communication, Félix Tshisekedi a recommandé au Gouvernement une vigilance sans faille pour éviter d’être surpris par de nouveaux débordements créés par les étudiants, tout en reconnaissant les efforts qui ont été fournis pour contenir les remous survenus dans les sites universitaires. Ceci, d’autant que, selon les enquêtes menées, certaines manifestations estudiantines ont une origine totalement étrangère aux motivations académiques, lit-on dans le compte-rendu du Conseil des ministres.

S’agissant du climat des affaires, le Président de la République a invité le Gouvernement, en particulier le Ministre des Finances, à veiller au suivi des contacts qu’il a pris lors de son séjour à Londres dans le cadre de l’amélioration de l’image de la République Démocratique du Congo en vue d’attirer les investisseurs.

Aussi, le Chef de l’Etat a fait état des enquêtes en cours dans plusieurs entreprises et qui ont été publiées dans les médias. Tout en reconnaissant le bien-fondé de cette opération qui vise à lutter contre la corruption et la fraude, le Président de la République a recommandé à ce que cela ne puisse pas paraître comme des tracasseries préjudiciables au climat des affaires. Il faut, a-t-il conclu, que la procédure et les droits de la défense soient respectés.

La Pros.