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CENI : un oiseau rare pour succéder à Nangaa !

CENI : un oiseau rare pour succéder à Nangaa !

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*Alors que les spéculations  s’intensifient déjà autour de la désignation des futurs membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et du successeur de Corneille Nangaa, à la tête de l’instance en charge d’organiser les prochaines  élections dont l’échéance est fixée, constitutionnellement,  en 2023, des langues se délient et les ambitions se dévoilent.

En effet, depuis la fin du mandat du bureau de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le 30 juin 2019, cette entité électorale fait l’objet des critiques diverses. Son vice-président, en l’occurrence, Norbert Basengezi Katintima a été le seul à déposer sa démission jusque-là. Issu de la coalition pro-Kabila, il devrait être remplacé par un membre issu de sa composante. Les autres restent en poste tant qu’ils ne seront pas remplacés par les formations dont ils sont issus, à savoir : la coalition au pouvoir, l’opposition et la société civile. Et depuis, les ambitions de succéder à Corneille Nangaa et à ses autres coéquipiers prolifèrent. Dans la plupart de cas, un équilibre négocié et des désignations concertées prennent trop de temps et surtout, font rarement l’unanimité.

Comme d’aucuns l’ont pu constater, à l’issue du troisième cycle des élections, la centrale électorale congolaise a été plus que jamais contestée en raison, justement, à la multiplicité de  cas d’irrégularités ainsi qu’au  manque de transparence et d’indépendance.

Pour les principales missions d’observation congolaises, il faut réformer la Commission. L’institution est trop politisée, elle a failli à sa mission  notamment,  en se refusant de publier les résultats des élections, ce qui serait à l’origine de l’essentiel des tensions politiques jusqu’à ce jour.

Plusieurs organisations de la Société civile, dont l’ASADHO, la Synergie des missions d’observation citoyenne des élections de RDC (Symocel), l’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH) et la  plateforme LYREC, militent pour une CENI plus indépendante. Pour la Société civile, il va falloir que les animateurs de la CENI proviennent des organisations spécialisées liées directement ou indirectement aux questions électorales.

Chaque fois qu’il y a eu changement d’équipe à la CENI, le pouvoir s’arrangeait toujours pour récupérer les membres de la société civile et faire en sorte que le quota du pouvoir soit plus élevé que ce qu’on imagine. Comment expliquer que, officiellement, sur les treize membres de l’assemblée plénière de la CENI, six étaient issus de la majorité parlementaire, quatre de l’opposition et trois de la société civile.

Nous osons croire que cela ne sera plus le cas avec l’actuelle coalition au pouvoir.

Qui succédera à Corneille Nangaa à la tête de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en RDC ? La question vaut son pesant d’or. A l’heure qu’il est, les discussions se poursuivent dans la plus grande discrétion dans les états-majors des huit confessions religieuses du pays qui, comme l’exige la loi, doivent élire le président de l’instance en charge d’organiser les élections. Des noms sont aussi avancés : Marie Kalala, Jean-Bonheur Kongolo Pande, Adolphe Lumanu, etc.

Toutefois, les trois principaux critères,  quant à ce, sont : « le savoir-vivre, le savoir-être et le savoir-faire ». De son côté, le Secrétaire Général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo Donatien N’shole insiste sur l’importance de la « dignité » des différents candidats afin de mener à bien les prochaines échéances électorales.

Majoritaire au Parlement, le FCC chercherait, selon les organisations de la société civile, à modifier la loi afin de rendre possible la désignation du président de la CENI par les politiques. Membre influent du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), parti de Joseph Kabila, Adolphe Lumanu, récent dirigeant de la Commission d’évaluation du processus électoral lors du mini-congrès du PPRD à Lubumbashi, est cité par certaines organisations comme étant celui que le FCC aimerait mettre à la tête de la CENI pour succéder à Corneille Nangaa, pour un mandat de six ans, non renouvelable, selon la Société civile.

De ce fait, cette Société civile recommande à la population Congolaise de rester vigilante et de ne pas laisser la classe politique congolaise prendre en otage son processus électoral.

Pendant ce temps, les réclamations s’amplifient  notamment,  celle du Consortium Elenge Tomikotisa (jeunes implique nous) qui exige la tenue d’élections locales, un scrutin sans cesse reporté depuis 2006. Ces élections avaient finalement été prévues en mars dernier et, après un nouveau report, aucune date n’a été fixée pour leur organisation. Dans tous les cas, il va falloir décider, s’il y a nécessité de continuer ou attendre une nouvelle équipe de la CENI qui pourra s’en occuper.

Dans cette perspective, le mandat des actuels animateurs de la CENI ayant pris fin le 15 Juin 2019, offre l’occasion d’innover en ce qui concerne tant la personnalité du prochain Président de la CENI que la configuration de ses organes de direction. Cette nouvelle approche permettra sûrement  d’accroître formellement et significativement les possibilités de renforcer l’intégrité du processus électoral et,  en même temps,  la crédibilité de l’organe d’arbitrage des élections qu’est la CENI.

Parmi les candidats supra cités, l’un d’eux attire  sérieusement la  curiosité.  Au cours d’une interview à bâtons rompus avec un haut cadre du pays qui a requis l’anonymat, le week-end dernier, le prétendant Jean-Bonheur Kongolo Pande a une nouvelle   vision, celle de rendre la CENI réellement transparente et redevable aux bénéficiaires directs et indirects de ses services ; avec une gestion et une coordination du cycle électoral qui s’avèrent efficientes et efficaces pour l’organisation prochainement des élections effectivement démocratiques et paisibles.

Avec ses nombreuses années d’expérience professionnelle notamment,  en expatriation ainsi que dans les domaines d’appui  au programme de cycle électoral et du renforcement institutionnelle et organisationnelle des Institutions Public et celle de la société civile au Congo R.D, à la République Centrafrique, au Tchad, au Kenya, en Corée du Sud, en Tanzanie, au Soudan, à la Norvège, en Suède et aux USA, cet acteur de la Société civile promet.

Cet expert de l’Ambassade de Suède en matière de gouvernance démocratique, des droits de l’Homme ainsi que dans le secteur des réformes de la justice, siège concomitamment  dans le groupe inter bailleurs d’appui à la société civile à l’Union Européen, au groupe des bailleurs pour l’appui aux élections en RDC avec la PNUD/PACEC et au comité de pilotage de la réforme de la décentralisation. En outre,  il est engagé avec ONU-Femme dans le développement de programme national pour la participation des femmes aux institutions de prise des décisions.

Chrétien Catholique avec un parcours exceptionnel au mouvement Œcuménique au Vatican à Rome et à Genève, au siège de la World Council  of Churches (WCC), Jean-Bonheur Kongolo Pande est,  tour à tour,  détenteur d’un Master en résolution de conflits armée à l’Université de Nairobi au Kenya, porteur d’un haut diplôme en   œcuménique de l’Université de Genève/Institute de Bossey et gradué en Communication au Collège de la Conférence  des Eglises de Toutes l’Afrique (CETA).

La Pros.