Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

[38ème anniversaire de l’UDPS] Stade des martyrs : Augustin Kabuya mobilise

[38ème anniversaire de l’UDPS] Stade des martyrs : Augustin Kabuya mobilise
Spread the love

This post has already been read 194 times!

A Limete, bastion de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), les préparatifs vont bon train pour la grande célébration du 38ème anniversaire de la formation politique chère à FATSHI. Cette célébration qui s’annonce avec pompe  pour ce samedi 15 février 2020, au mythique stade des Martyrs, aura certainement une saveur très particulière. Car, elle marque en même temps une année au pouvoir de l’Udps. Et donc, quoique n’ayant pas été annoncée publiquement, la présence de Félix Tshisekedi Tshilombo reste envisageable. Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Udps, mobilise déjà ses troupes pour cette activité.

Tout récemment, les membres de l’exécutif et d’autres structures du parti ainsi que certains experts ont été rappelés à la permanence de Limete 11ème rue  pour écouter attentivement quelques orientations de leur secrétaire général Kabuya. Il était question pour ce dernier et ses collaborateurs d’élaborer un plan global de mobilisation pour la réussite de la manifestation du 15 février 2020 au Stade des Martyrs. Les membres de la commission mise sur pied à l’occasion de cette rencontre, ont fait la synthèse des différentes propositions dérivant des structures du parti présidentiel. Mais, ce rapport synthèse chiffré a été soumis à l’appréciation du secrétaire général, Augustin Kabuya, qui n’a pas manqué de formuler quelques  recommandations afin qu’elles soient prises en compte pour réunir un programme complet.

Le 1er février dernier, l’Udps, orpheline de son Lider Maximo, Feu Etienne Tshisekedi, était au pied de son mausolée à N’sele, en vue de commémorer  le troisième anniversaire de la mort du père de l’actuel Président de la République. Tout laisse à croire que l’activité prévue pour ce samedi 15 février 2020 va permettre à l’exécutif de ce parti de rendre public le rapport final réalisé lors des travaux de retraite du Centre Nganda.
La Pros.

 

Jean-Claude Katende : «2020 scellera l’avenir politique de Félix Tshisekedi»

Le  président de l’Association africaine de défense des droits de l’Homme (Asadho), Jean-Claude Katende, qui s’appuie sur les promesses faites par le Président de la République à l’occasion de son discours sur l’état de la Nation devant les deux Chambres du Parlement réunies en Congrès, pour l’année 2020 particulièrement, est d’avis que l’avenir politique de Félix Tshisekedi dépendra de ce qu’il entreprendra comme action au cours de cette année. S’appuyant sur la détermination du président de la République à faire de 2020 une année d’action, Jean-Claude Katende rappelle à Félix Antoine  Tshisekedi que « le succès de cette année ne dépendra plus des discours, mais des actions orientées vers la satisfaction des besoins du peuple congolais ». La réussite de ces actions dépendra également, a dit le président de l’Asadho, de la réalisation de certains préalables qi donneront des indications claires sur la volonté du président de la République de réussir l’année de l’action.

« SE SEPARER DE TOUS LES MEDIOCRES »

Il s’agit, selon Jean-Claude Katende, d’évaluer ses propres collaborateurs. Après une année d’exercice du pouvoir, a souligné ce juriste dans sa page d’opinions libres du 3 février 2020. Il est clair que le président de la République connaît maintenant mieux ses collaborateurs. « Il doit avoir le courage de donner plus d’espèce, plus de moyens aux collaborateurs qui ont fait preuve de compétence, d’ingéniosité, d’intégrité et de capacité de travail en équipe. Il paraît qu’ils sont moins nombreux. Il doit se débarrasser  de tous les affairistes et les colporteurs politiques qui l’entourent. Il doit s’entourer des hommes et femmes qui montrent par leur travail et leur conduite qu’ils ont le souci de le voir réussir », a conseillé le président de l’Asadho. Citant l’exemple de l’ex-président Sud-africain, Jean-Claude Katende relève que quand Nelson Mandela avait constaté que son épouse Winnie était devenue un handicap à son action politique, il s’était séparé d’elle. Le président Félix Tshisekedi, a-t-il ajouté, devrait faire la même chose avec tous ses amis, militants ou partenaires qui ne sont pas à même de l’aider à réaliser sa vision pour le Congo. Le chef de l’Etat devra courageusement, selon Me Katende, « se séparer de tous les médiocres ».

ENGAGER UN DEBAT OUVERT ET SINCERE AVEC LE FCC

Le second préalable, pour faire de 2020 une année de l’action, serait, selon Jean-Claude Katende, d’engager un débat ouvert et sincère avec ses partenaires du Front Commun pour le Congo (FCC). Durant les 18 ans de pouvoir de Joseph Kabila, a noté Jean-Claude Katende, beaucoup de membres du FCC avaient participé activement au pillage des ressources du pays, à la paupérisation  des Congolais et à l’enrichissement illicite ainsi qu’à la violation des droits humains. « Nous pensions qu’avec l’alternance, ils allaient saisir l’occasion pour faire amende honorable, mais ce n’est pas le cas », a regretté Me Katende. Pour le président de l’Asadho, au sein du gouvernement, ces personnes pointées du doigt semblent travailler à contrecourant pour empêcher  ou bloquer la mise en œuvre des programmes capables d’améliorer les conditions de vie des Congolais, alors qu’ils sont en coalition avec le président de la République.

UN APPAREIL JUDICIAIRE DISSUASIF

« Tout donne à croire que les membres du FCC sont contre leur partenaire », a-t-il observé, rappelant au passage à Félix Tshisekedi que l’année de l’action ne peut pas réussir sans le concours des membres du FCC. D’où, a-t-il souligné, l’urgence  d’engager des échanges ouverts et sincères pour savoir ce qu’ils veulent et prendre des mesures qui s’imposent pour faire avancer le pays. Il est hors de question, a-t-il appuyé, que le pays soit pris en otage par les membres du FCC. Comme troisième et dernière préalable, Jean-Claude Katende  appelle le chef de l’Etat à doter le pays d’un appareil judiciaire dissuasif. A e croire, le président de l’Asadho, la contribution du pouvoir judiciaire  est très attendue pour le succès des actions promises par le président. Il est urgent de remplacer, conformément aux lois, tous les juges et magistrats véreux par des magistrats et juges compétents et intègres. « Avec les animateurs actuels des institutions judiciaires, il n’est pas possible d’avoir un appareil judiciaire totalement dissuasif et intègre. Les personnes qui seront impliquées dans les actions promises par le président ne peuvent travailler avec sérieux et intégrité que si elles voient que la justice est capable de les inquiéter en cas de dérapage. Si non, la récréation va continuer », a-t-il soutenu. En prélude de sa réflexion, le président de l’Asadho a indiqué que l’année 2019 était pour le président de la République, une année pour apprendre et pour connaître mieux le Congo, d’une part, mais aussi de voir ce que valent ses collaborateurs et ses partenaires du FCC, d’autres part. « Ayant lui-même compris que le peuple congolais attend de lui des actions de nature à poser les bases du changement politique, social et économique réclamé par tous, le président de la République a décrété que l’année 2020 est une année de l’action. Le peuple a entendu trop de discours, maintenant il attend des actions », a-t-il indiqué.

Pour lui donc, cette année 2020 est celle où le président Félix Tshisekedi et son gouvernement doivent démontrer aux Congolais qu’ils sont à la hauteur des défis politiques, sociaux, économiques et sécuritaires qui se posent au pays. «  Je peux me permettre de dire que l’avenir  politique du président dépendra de ce qui sera fait au courant de cette année  2020 », a-t-il fait savoir.