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Entreprises publiques : voici les premiers secrets du partage !

Entreprises publiques : voici les premiers secrets du partage !

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*Les négociateurs de la Commission sur le partage des entreprises publiques FCC-CACH se sont finalement accordés sur la clé de répartition des postes de responsabilité au sein de  dix sociétés d’Etat actuellement dirigées par des Directeurs généraux intérimaires. Selon Ferdinand Kambere, l’un des Secrétaires permanents adjoints du PPRD et membre de la Commission, le Front commun pour le Congo (FCC), plateforme dirigée par l’ancien président Joseph Kabila s’en sortirait avec six Directeurs généraux et 5 Présidents des  conseils d’administration, contre 4 Directeurs généraux pour le compte du Cap pour le changement (CACH) du tandem Félix Tshisekedi-Vital Kamerhe.  

Aucune date n’a été communiquée, cependant,  quant à la publication des noms des heureux promus dans les quelques entreprises de l’Etat en état  de viabilité, quoique toute  relative.

Selon Ferdinand Kambere contacté au téléphone par des médias interposés, « (…) il ne reste plus qu’à faire le toilettage du rapport final de la Commission ad hoc, avant que ledit rapport ne soit déposé sur la table de Félix Tshisekedi ». Le nettoyage dont question renvoyant à l’agrément des différents candidats proposés par les deux plateformes. Mais,  l’on sait déjà que le Président de la République, Félix Tshisekedi,  avait recommandé que priorité soit donnée aux «démocrates-fils maison».

En d’autres termes, que les nouveaux dirigeants soient puisés dans le vivier-même des entreprises concernées, au détriment des ambitions clairement affichées par des professionnels de la politique.

Dans le cas où cette disposition serait maintenue, il va de soi que le FCC, avec son parti politique porte-étendard,  le PPRD, se sentirait bien à l’aise.

En effet, après 18 ans de règne (en exceptant les trois années de la transition 1+4), le camp de Joseph Kabila a eu tout le loisir de placer des cadres supérieurs dans toutes les sociétés d’Etat, même celles qui sont dans un coma depuis de nombreuses années.

Son quota de  six DG ne ferait que passer le bâton de commandement à des camarades connus de longue date et avec lesquels,  l’on partage les dessous de certaines stratégies qui ont fait la force (ou les faiblesses) du pouvoir du Raïs.

La donne s’avère,  en revanche,  plus corsée dans le camp du CACH qui s’en sort avec 4 DG.  Et la gageure se situe à un double niveau : d’abord, la plateforme devrait se trouver des hauts cadres dans les entreprises qui lui sont échues. Ils doivent être  suffisamment positionnées et outillés et  estampillés CACH, après un revirement qui serait intervenu au cours de  turbulences politiques des dernières années.  Ensuite, le partage de  4 postes entre l’UDPS et l’UNC.

Les négociateurs du Plazza Rotana Hôtel auront certainement pris en compte la cohorte des mécontents laissés sur le bord du chemin,  lors de la formation du gouvernement, et à qui promesse avait été faite qu’ils seraient repêchés dans les entreprises publiques. Des frustrés qui seraient tentés, dans le cas d’un second « oubli », d’aller voir ailleurs. Et l’ « ailleurs » en question, se conçoit aisément.

Retour aux réalités

Après les immanquables réceptions et les multiples messages de félicitations aux heureux promus de demain, il faudra remettre les pieds sur terre. La plupart des entreprises publiques, si pas toutes, sont en quasi-cessation des paiements. Leur transformation en sociétés commerciales menée par le Copirep  ne s’est pas accompagnée, tout d’un coup,  des résultats escomptés. Aux dizaines de mois des salaires du personnel impayés et les montagnes des factures dues aux fournisseurs s’ajoute le poids de la prise en charge des milliers de retraités et de leurs dépendants.

Les conditions des nominations à venir, telles qu’établies par la coalition au pouvoir n’est pas,  non plus,  de nature à dépolitiser les entreprises politiques et favoriser la compétence, selon le vœu mille fois  exprimé par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.  La pratique des dirigeants des entreprises à s’en remettre aux avis de la plateforme politique dont ils sont issus, avec les tares qui vont avec et  parmi lesquelles,  le financement des activités politiques,  hors de la ligne budgétaire a  encore de beaux jours devant elle.

La Pros.