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“Com’ pour torpiller la coalition ?”

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Félix Tshisekedi et Joseph Kabila se sont retrouvés à la Cité de N’sele,  le 13 mars 2020,  où ils ont procédé à l’évaluation de l’accord, conclu pour la mise en place de la coalition Cach-Fcc et la gouvernance institution institutionnelle, pendant le mandat quinquennal 24 janvier 2019-24 janvier 2024.

Parmi les décisions importantes annoncées par Vital Kamerhe, porte-parole pour la circonstance, celle de “mettre à un niveau élevé un cadre de concertation”. Un aveu tacite que le cadre de concertation était jusque-là à un niveau moins élevé. C’est probablement la leçon tirée de tous les désagréments connus, et plus d’une fois déplorés. Parmi ces désagréments, on s’en doute, il y a,  certes,  l’attitude des partisans et, principalement,  les combattants côté Udps et les camarades côté Pprd.

Des ” bases” qui se livrent à des bras de fer sporadiques mais tout de même embarrassants pour la Cause commune. Mais, il y a surtout l’attitude des médias, mieux des communicateurs Cach-Fcc. Alors qu’ils devraient aider à la consolidation de la coalition, ils se plaisent et se complaisent dans le torpillage de la communauté, les uns prenant pour cible le Président de la République en fonction et les siens, les autres le Président honoraire et les siens. De façon tout à fait consciente, ils apportent de l’eau au moulin des adversaires de la coalition.

Bien qu’ayant en partage la même base idéologique, à savoir,  la social-démocratie, l’Udps et le Pprd ont été sur le terrain politique au cours de ces deux dernières décennies des adversaires farouches.

Les plus farouches, comparés à d’autres forces politiques. Les mettre ensemble du jour au lendemain sans préparer les esprits belliqueux à la coalition ne pouvait pas être chose aisée. Une année à s’épier et à s’espionner s’est révélé un facteur de déstabilisation pour Cach en ce qui concerne l’Udps et pour le Fcc en ce qui concerne le Pprd. La coalition Cach-Fcc en a fait les frais. Maintenant que les affrontements sporadiques ont produit les résultats attendus, notamment ceux déplorés au cours de la rencontre de N’sele, que faire ?

Au plan de la communication – car c’est à ce niveau que le problème se pose dès lors que les conflits sont portés à la connaissance du public jusqu’à grossir des faits anodins – il y a lieu de s’inspirer de la gestion du contentieux électoral de 2006 entre les candidats au second tour : Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba. Le comité politique mis sur pied s’était doté d’une structure média composée de représentants de  deux candidats et d’un délégué de la Ham, structure qui siégeait dans les installations de la Monuc avec pour mission,  d’assurer le monitoring des prestations des médias proches de Kabila et de Bemba.

Voilà comment le Second tour avait été organisé dans la quiétude. Partant de cette expérience, la coalition Cach-Fcc pourrait s’en inspirer, encore qu’à la différence de la structure de 2006 chargée de départager deux candidats en froid, celle préconisée aujourd’hui a une mission noble : consolider l’Entente pour une cogestion visant les élections de décembre 2023.

C’est possible. Il va sans dire qu’on ne peut pas se dire partenaires et profiter de la petite difficulté à laquelle l’autre fait face pour chercher à le lyncher comme s’il s’agissait d’une vermine. On ne peut marcher ensemble que lorsqu’on s’engage à s’entendre. Et s’entendre dans la sincérité.

Omer Nsongo die Lema/CP