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Kwilu : le REFADI a vulgarisé les innovations contenues dans les nouveau Code de la famille

Kwilu : le REFADI a vulgarisé les innovations contenues dans les nouveau Code de la famille

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Le Regroupement des femmes en action pour le développement intégré (REFADI), une des structures de la société civile basée à Kikwit, province du Kwilu dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC) s’évertue toujours d’aider la population de cette province de plus de cinq million d’habitants à sortir de l’ignorance concernant plusieurs aspects de la vie humaine.

C’est dans cette logique que cette structure citoyenne a vulgarisé, il y a quelques jours, les innovations contenues dans le nouveau ‘’Code de la famille’’ de la RDC.

L’activité avait eu lieu au Centre culturel des frères joséphites de Kinzambi à Kikwit 3,  dans la commune de Nzinda dans l’optique aussi du mois de la femme.

Des élèves de quelques écoles ciblées, des membres de quelques structures de la société civile, des acteurs étatiques des services publics, des femmes leaders, des femmes paysannes et politiques, quelques membres des églises, ainsi que quelques autorités locales ont pris part à cette activité.

Il s’agit d’une ‘’Tribune d’expression populaire’’ (TEP) avec l’appui financier de la Fondation Hans Seidel.

Selon les termes des références de cette TEP, les innovations qui sont dans le nouveau Code de la famille sont ‘’totalement ignorées’’ par la plupart des Congolais en général et part les Kwilois en particulier.

«Ce nouveau Code de la famille n’a jamais été vulgarisé. Raison pour laquelle bon nombre de Congolais ne connaissent pas l’existence de ces innovations apportées», explique le document.

La même source ajoute : «Face à cette situation, le REFADI, dans le cadre de l’accompagnement de la population de la province du Kwilu, concernant le processus de la décentralisation et élections propose ce thème à travers la Tribune d’expression populaire afin de faire connaitre et vulgariser ces innovations».

Parmi ces innovations, Viviane Lengelo, présidente du Conseil d’administration du REFADI explique en ces termes : «le nouveau Code de la famille a biffé l’autorisation maritale avant qu’une femme mariée puisse trouver de l’emploi et travailler. Actuellement ce Code donne à la femme le droit d’accéder à tout emploi de sa compétence sans l’autorisation du mari. Le couple doit s’harmoniser pour l’intérêt de la famille ».

«Une autre innovation concerne le mariage des enfants qui se faisait à l’époque où une fillette de moins de 18 entrait en mariage. Actuellement la loi parle de ‘’18 ans révolu’’. C’est-à-dire qu’avant qu’une fille soit prise en mariage elle doit avoir l’âge de 18 ans ou plus. Mais pas mois de 18 ans», indique Lengelo.

Elle parle aussi de l’adultère : «Jadis, l’adultère commis par la femme poussait l’homme à se plaindre et c’était grave. Pas celui de l’homme. Mais aujourd’hui la femme laissée peut aussi se plaindre devant une certaine juridiction ou peut aussi arrêter une décision qu’elle veut».

Les participants à cette TEP ont également compris l’état de lieu de la femme dans la province du Kwilu ainsi que les obstacles rencontrés par la femme de cette province dans l’exercice de sa fonction.

«Je remercie REFADI pour avoir organisé cette TEP. Personnellement, je ne savais pas qu’il y a plus d’autorisation maritale pour que la femme accède à un emploi. Je vais voir comment améliorer avec mon épouse», témoigne Jean Malundu, un des participants.

Badylon Kawanda