Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Crise sociale du 28 mars 2020 : Les femmes leaders du Grand-Katanga très indignées

Crise sociale du 28 mars 2020 : Les femmes leaders du Grand-Katanga très indignées

This post has already been read 514 times!

C’est en marge de la récente crise sociale ayant suscité de multiples manifestations à Lubumbashi, et dans d’autres villes de la province du Haut-Katanga et du Lualaba, le samedi 28 mars dernier, que les femmes leaders du Grand-Katanga – réunies en Collectif – ont eu à clamé leur indignation. En effet, elles estiment que la riposte des forces de l’ordre face à la situation a porté atteinte aux droits humains et à la dignité humaine. Ainsi, elles invitent les autorités du pays ainsi que celles des quatre provinces du grand-Katanga à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour que les droits et devoirs des uns et des autres soient respectés par tous. Les détails de leur message se retrouvent de manière intégrale dans les lignes qui suivent.

DECLARATION DE FEMMES MEMBRES DU COLLECTIF DES FEMMES LEADERS DU GRAND-KATANGA

Conformément à l’article 12 et l’article 16, alinéa 2 et 4, de la Constitution de la République Démocratique du Congo, respectueuses des droits humains et de la dignité humaine, conscientes de la nécessité de voir les Congolais vivre en harmonie et dans le respect mutuel, nous, membres du Collectif des Femmes du Grand-Katanga, sommes indignées par la façon dont ont été lâchement abattus nos compatriotes katangais et la manière dont les mères et pères ont été exposés, nus, devant les médias, ce 28 mars 2020 par les forces de l’ordre à Lubumbashi, mais aussi dans d’autres villes de la province du Haut-Katanga et de Lualaba.

Aucun prétexte ne justifie ces actes odieux devant des hommes et jeunes non armés, ayant pour péché d’avoir réclamé ce qu’ils prétendent être leur droit ; la cruauté avec laquelle ce massacre a été réalisé, frise une préméditation ou encore des actes d’intimidation vis-à-vis des Katangais pour un plan machiavélique que nous ignorons encore ;

Loin de nous l’idée d’encourager ou de soutenir des mouvements insurrectionnels d’où qu’ils viennent, mais nous ne pouvons pas non plus taire ce genre de comportement qui portent atteinte aux droits et la dignité humains ;

De ce qui précède :

Nous pleurons ensemble avec toutes les familles touchées par ce massacre inutile ;

Nous dénonçons la criminalité et l’insécurité accrues qui viennent d’élire domicile dans notre chère et pacifique province du Katanga, chose que nous n’avons jamais vécu ;

Nous dénonçons le silence coupable de toutes les ONG de droits de l’homme, faiseur des déclarations pour un oui et pour un non, devant ce massacre des jeunes katangais et l’exhibition de la nudité de nos parents, cela frise une complicité tacite face ce crime contre l’humanité ;

Nous regrettons les pertes en vie humaine qui pouvaient bien être évitées, si les forces de l’ordre et l’armée étaient impartiales ;

Nous dénonçons cette politique de deux poids, deux mesures car il est aberrant que le Katanga soit le lieu où tout le monde peut vivre aisément sauf les katangais eux-mêmes qui doivent être soumis à une dictature innommable et indicible.

Quand vous convoitez les richesses du Katanga, prenez soin de respecter les Katangais et leurs droits ;

Nous invitons le peuple des provinces sœurs vivant au Katanga de privilégier l’attente et l’harmonie, car plus jamais nous n’allons subir les bavures des enfants gâtés et  nous allons défendre nos parents, nos maris ; nos frères et sœurs ainsi que nos enfants jusqu’à la dernière énergie ;

Nous invitons les autorités du pays ainsi que celles de nos quatre provinces du grand-Katanga à prendre toutes les mesures qui s’imposent pour que les droits et devoirs des uns et des autres soient respectés par tous ;

Nous restons attentives et regardantes quant aux conclusions qui sortiront de cette enquête que nous voulons impartiale ;

En outre, nous invitons les Katangais et Katangaises de rester vigilants quant à la présence massive de la délégation kinoise arrivée ce 04/04/2020, pour une soit disant enquête en passant outre l’état d’urgence décrété et aussi en violation de toutes les mesures de protection contre la pandémie de COVID 19 ;

Nous invitons enfin, nos fils et filles à ne céder ni à la manipulation, ni à l’intimidation d’où qu’elles viennent car c’est dans l’unité, la cohésion et la responsabilité que nous sommes forts.

Que Dieu protège le Katanga et ses enfants

Nous vous remercions

Pour le Collectif des Femmes Leaders du Katanga

MWAMBABANZA ODETTE

PRINCESSE MUNONGOINAMIZI DOMINIQUE

NGOIESANGO HELENE

MUTITA CLOTILDE

NKANDU CHANTAL

KITWAGODAALENA IDA

MONGA ISABELLE

MPANDELILIANNE

KILUMBAEUGENIE

KAPUFI VIVIANNE