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Prix à payer !

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Il appert que tous les ingrédients ont été mélangés pour bouter hors du territoire national  cet ‘’intrus’’ du COVID-19, dont le seul mérite aura été de bousculer, dans un temps record, nos us et coutumes, nos économies déjà moribondes, jusqu’à perturber nos foyers, nos ambitions et nos projets dans presque tous les secteurs de la vie. Des congolaises et congolais sont appelés à serrer, continuellement, leurs ceintures, malgré un avenir peu rassurant. Au stade actuel, l’on ne sait vraiment pas affirmer quand est-ce que cette catastrophe sanitaire pourra tirer sa révérence. Surtout qu’elle a procréé, en 42 jours, c’est-à-dire, au départ de la détection du premier cas le 10 mars dernier, d’autres effets collatéraux notamment, l’ébranlement du social de plusieurs familles. La zone de turbulence que traverse la RD Congo risquerait de se prolonger au regard de la ténacité  de cette pandémie meurtrière.

Dans l’opinion, comme toujours, beaucoup ignorent l’existence de cet intrus dangereux. Certains s’expriment  à gorge déployée, d’autres sont regroupés dans les quartiers, entassés dans les marchés. D’autres encore se saluent en se serrant les mains, sans oublier  des embrassades, comme si des mesures d’hygiènes édictées par l’OMS et les autorités du pays n’existaient pas. Ignorance ou insouciance ? Les deux à la fois, sommes nous tentés de l’affirmer. Nonobstant des efforts et sacrifices qui ont été consentis par l’équipe de la riposte, le COVID-19 gagne du terrain et se répand à une vitesse de croisière. Plus de 25 personnes ont été emportées par la maladie depuis son apparition en RDC au mois de mars et plus de 325  personnes sont déjà affectées. Malgré cela, lors de la réunion d’évaluation tenue samedi dernier, en présence de l’autorité provinciale, le gouvernement central que chapeaute Ilunga Ilunkamba, avait décidé de déconfiner progressivement la commune de la Gombe, le centre des affaires et du pouvoir considéré comme l’épicentre du COVID-19 dans la capitale. Un ouf de soulagement pour ces habitants qui viennent aujourd’hui mardi  de recouvrer partiellement leur liberté. A défaut de confiner d’autres communes qui se trouvaient déjà dans le collimateur de Ngobila et de décréter le fameux  couvre-feu de 20 heures jusqu’à 5 heures du matin sur toute la ville, tel que recommandé par le Virologue Docteur Muyembe, le prix à payer de cette pandémie s’est transformé au port obligatoire des masques. Malheur aux incrédules qui voudront ne pas se soumettre à cette règle, prévient Ngobila Mbaka. Car, dit-il, des éléments de  la police seront chargés de veiller scrupuleusement à la mise en pratique de toutes ces mesures sanitaires, dont la stricte observance des gestes barrières et de la distanciation sociale. Entre payer des masques pour les membres de sa famille ainsi que les nourrir, des parents feront de nouveau face à une énième  équation. Même si le Gouverneur de la ville promet de distribuer des masques dans les tous prochains jours, ceux qui sont éloignés de la ville auront du mal à en avoir. A défaut de s’en procurer, nombreux seront contraints de limiter leurs déplacements. Dommage. Et alors, que dire de la reprise des études pour des apprenants ? Cette question est loin d’être à l’ordre du jour.

Les sacrifices d’aujourd’hui pourront, probablement, apporter leurs fruits dans les jours qui viennent. Après tout, c’est le prix à payer dans cette lutte contre le coronavirus. Surtout restez à la maison.

La Pros.