Pas un pas sans la prospérité.
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Epais brouillard

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A Ho Chimin-ville,  en plein cœur du  Vietnam,  les lignes  bougent.  A Kuala  Lumpur, au Cambodge, des langues se délient. Coronavirus encore et toujours lui continue son bonhomme de chemin. Mais, seulement, les stratégies peu commodes et dissemblables y font autorité.

Aux Etats-Unis d’Amérique, alors que  Macron et Edouard Philippe sont arrimés à préparer le déconfinement en France, Donald Trump, dans sa fougue, initie, de plein droit, la suspension des immigrations sur l’ensemble du territoire américain.

Et, pourtant, dans certains des Etats où les peuples sont appelés au confinement, lui, les invite, par contre,  à sortir massivement pour sauver l’économie.  Déjà, le baril du brut a connu une chute vertigineuse, au grand soir de ce lundi 20 avril 2020.

Des spéculations qui s’en sont suivies ont laissé entendre que les USA, l’un des pays les plus touchés par COVID-19, auront encore à compter des milliers des pertes.

Mains analystes dénombrent ainsi  plus de 20 millions de  travailleurs qui, vraisemblablement, seront réduits au chômage et, donc,  condamnés à broyer du noir, à se rincer les cils et à écarquiller  les yeux en attente de l’aumône.

Au propre comme au figuré, l’administration Trump dont l’un des plus proches qui s’occupait de la Santé a été limogé dernièrement, au temps fort de la crise de la pandémie, tangue.

D’ailleurs, ses bisbilles avec l’OMS  qui, aujourd’hui, ont fait renâcler les Européennes,  à l’instar de Mme Ursula von Leyen,  ou alors, le Fonds Monétaire, avec Kristalina  Georgieva,  suscitent un sérieux doute  dans l’issue à trouver pour sauver les meubles.

Que des querelles ! Que des flèches à fleuret moucheté ! Moins de propositions. Là, à quelques mois de la Présidentielle à laquelle Trump est lui-même candidat à sa propre succession, la navigation à vue s’installe.

Les perspectives d’hier et demain s’étiolent et laissent, derrière elles, un épais brouillard sur  la capacité contributive des USA à la solution globale  à   Covid-19 dont la   peau est vraiment  dure. Et, pourtant, il a tous les moyens à sa portée pour placer les USA sur orbite planétaire. Moi, pourquoi s’obstine-t-il à ramer à contre-courant de l’histoire ?

LPM