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SCPT : les accusations face à la vérité des faits en justice !

SCPT : les accusations face à  la vérité des faits en justice !

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*C’est une  entreprise publique  qui, depuis longtemps,  a sombré  dans le noir.  La Société Congolaise des  Postes  et Télécommunications (SCPT)  avait été plongée, durant plusieurs années, dans l’inactivité ou, mieux, dans  l’inertie. Aujourd’hui, elle  renaît progressivement  de ses cendres. Depuis 2017, en effet,  Patrick Umba a accepté, volontiers, de quitter le confort que lui procuraient  ses prestations dans le secteur privé, plus particulièrement, dans les multinationales,  pour se mettre au service de la nation et  œuvrer à la remise en action de  ce canard boiteux qui avait  accumulé des arriérés des salaires vieux d’environ  vingt ans.  Alors qu’il poursuit encore   des efforts pour  les apurer et, en même temps, redonner de l’espoir aux travailleurs  et les pousser à  accroître les recettes, en dépit de la propagation de Coronavirus, voici qu’un groupe d’agents  dont la plupart furent congés de ses effectifs, passent  à l’attaque et orchestrent  une campagne de diabolisation.  Et,  profitant, certes, de la montée en puissance  de la  nouvelle fièvre judiciaire caractérisée notamment,  par les arrestations, interpellations et autres démêlées judiciaires à la mode  en RD. Congo, depuis l’arrestation de Vital Kamerhe, ils  s’escriment   à  traîner les membres de  l’actuel comité de gestion de la SCPT  en justice.   Et pourtant,  le dossier est  vide, en croire des sources proches des   Avocats de ce dernier dont la contre-attaque à la hauteur des contre-vérités s’annonce  décisive. Ainsi,  M. Dominique Bamoleke  qui  se serait placé  à la tête   d’une telle  affaire alors qu’il fut, lui-même, sanctionné  et, puis, viré de la SCPT par le Conseil d’Administration, risque-t-il  de tomber    dans son propre piège et d’y  entraîner, un à un,    tous ses colistiers et   tireurs des ficelles.  Car, après tout, monter  en épingle des dossiers dont celui de la fibre optique  dans le dessein d’éclabousser et de  jeter en pâture les réalisations, pourtant, palpables  de l’actuel   comité de gestion, c’est chercher,  presque désespérément, à ramer à contre-courant de la vision du Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui, dans ce secteur névralgique de la vie nationale, veut que l’image de la RD. Congo  rayonne à travers sa Poste et ses Télécommunications pour le bien de tous les congolais.  Donc, ‘’pour une simple  question  de frustration que de mégestion, cette affaire n’est  ni plus, ni moins qu’une fausse alerte, qu’un montage grossier’’, soutient, par ailleurs, un des Avocats de la SCPT  mieux au parfum  des principales  articulations de ce dossier aux multiples rebondissements.   

Etat des lieux

Pendant longtemps, les différents bureaux et locaux de la Poste avaient servi des squatters des cafards, des    brigands et d’autres espèces des sans-abris.  Cette entreprise publique se caractérisait, du reste,  par une inertie inextricable. La Poste a été, au fait,  blacklistée l’échelle internationale.  Aucun courrier ne quittait régulièrement un lieu vers  un autre. Plus grave, la Poste était devenue  une société aux états financiers inexistants. Des arriérés des  salaires de plus de vingt ans qui   s’étaient accumulés ont fait des   agents et cadres de cette entreprise, des plus  clochardisés exposés à  la risée du monde.  Ce fut une descente aux enfers sans précédent !

Stratégie payante

Grâce à la rigueur d’un certain Matata Ponyo Mapon, ex-Premier ministre, le gouvernement congolais,  à la faveur de la restructuration des entreprises et services publics, fit  appel à des dirigeants expérimentés dont la plupart ont évolué dans des entreprises multinationales.

Ainsi, le dévolu sera-t-il  jeté  sur  Patrick Umba pour faire redécoller la SCPT. Ce dernier qui excellait ou émergeait dans le secteur privé, a quitté le confort pour venir au service de la Nation. Ce compatriote sorti des grandes universités européennes et justifiant d’une expertise certaine en matière de management, de gestion économico-financière et des  questions de développement,  s’est occupé, voici plus de trois ans,  de cette société dont la plupart des services étaient pratiquement  par terre. Ouvert d’esprit parce qu’habitué à la compétitivité, Umba et ses co-équipiers membres du comité de gestion, après avoir dressé   un état des lieux sans complaisance  pour récréer la SCPT,  se  sont mis au travail.

Pour ce faire, il fallait un regard responsable sur l’autre pôle, à savoir : les télécommunications. Cette stratégie payante a permis d’engager des discussions avec les principaux opérateurs des  télécom (Vodacom, Orange, Airtel, Africell) en vue de mettre à leur portée ce que la SCPT pouvait bien leur offrir, à savoir, le branchement à la fibre optique dont les efforts d’extension de son déploiement devrait, normalement,  dépasser le stade de la phase 1 (Kinshasa-Matadi), pour aller plus vers les autres provinces du pays. Déjà, l’axe Kinshasa-Brazzaville réalisé  sur fonds propre, est aujourd’hui opérationnel.

Redécollage

Aujourd’hui, le vétuste bâtiment de la SCPT situé  le long du Boulevard du 30 juin à la Gombe a fait peau neuve. Patrick Umba et son équipe ont réussi à éponger, épurer ou  liquider plus de dix-neuf ans d’arriérés des  salaires. La Poste répond actuellement au standard international. A titre illustratif, un courrier à destination des Etats-Unis d’Amérique ne met plus que sept jours pour arriver ; et il faut tout simplement quarante-huit heures à un courrier à destination de l’intérieur du pays. Alors que pour Bruxelles, trois jours suffisent.

Quant au volet ‘’Télécoms’’, ces sociétés ou opérateurs bénéficient des services internet haut débit et elles  offrent,  à leur tour,  à la population l’Internet  à des prix à la portée de toutes les bourses, grâce à la fibre optique.

Et si on mettait en mouvement ces équipements  flambants neufs de la multinationale chinoise Huawei, l’on peut aller au-delà de 4.000 gigas. Ces équipements qui, soit dit en passant, ont été fabriqués, transportés et installés en RD. Congo par Huawei.

Après la période de grâce fixée dans le contrat dûment approuvé par le Ministère du Portefeuille, tutelle administrative et financière de la SCPT, ils entreront dans la phase de l’exploitation. C’est en ce moment-là qu’il sera  question d’amorcer le début de l’opération de leur acquisition définitive au bénéfice de l’entreprise  moyennant un paiement progressif et  étalé dans le temps, selon les termes dudit contrat.

De manière générale, des milieux proches de ce comité de gestion affirment  que la SCPT est en mesure de contribuer, de manière substantielle, aux efforts du Président de la République, Félix Tshisekedi, dans le cadre de la reconstruction et, surtout, de la mobilisation des ressources dont le pays a besoin pour améliorer le social des congolais. Année de l’Action oblige !

Tendon d’Achille

Cependant, la SCPT compte plus de 1.100 agents actifs et 1.800 retraités. Ce total de près de 3.000 agents pèse lourd dans l’enveloppe salariale. D’aucuns se rappelleront, à ce sujet  que sous le règne du Maréchal Mobutu,  la Poste servait de déversoir de tous les chômeurs et, surtout, des  animateurs de la Mopap, des membres du  groupe  Kake ainsi que d’autres branches spécialisées  du tristement célèbre MPR,  parti-Etat.

De l’avis de certains experts, la SCPT n’aurait besoin, au bas mot,  que de 300 à 500 agents  pour tourner à plein régime et  réaliser des performances. Or, ce nombre de près de 3.000 agents devient le tendon d’Achille  sous les pieds de l’actuel comité de gestion qui, il y a une année, a été  à la base de la  grogne  sociale  dont la dernière avait assez duré. Cette pléthore absorbe, comme l’on peut l’imaginer, l’essentiel des  efforts engagés. Et, dans cette atmosphère délétère, cette entreprise continue, tout de même, à espérer   que l’Etat congolais paie ce qu’il lui doit dans le cadre de ses services envers les institutions publiques et services publics,  au regard  de dernières  instructions claires  données au Ministère des Finances, pour lui permettre de rentrer dans ses droits.

Frustration ?

C’est dans ce contexte qu’un certain Dominique Bamoleke qui, dans un passé récent, avait été licencié à cause des malversations financières, aurait pris l’initiative d’engager une action en justice contre le Comité Umba, l’accusant de détournement. Celui-ci choisit d’aller au Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete qui, ce dernier temps, est mis en vedette par les arrestations en cascade des «gros poissons» dont Vital Kamerhe dans l’épineuse gestion des fonds alloués au programme intérimaire de 100 jours du Chef de l’Etat.

De connivence avec quelques autres cadres ou aigris, sieur Bamoleke serait en train de monter des dossiers notamment,  celui de la fibre optique, pour traîner le comité de gestion dans la boue.

Pourtant, sur toute la ligne, les  procédures légales ainsi que toutes les formalités d’usage, ont  été régulièrement respectées,   dans cette affaire de  fibre optique. Et, le moment venu, des preuves à l’appui  seront, finalement, excavées et portées à la connaissance des enquêteurs, a-t-on prévenu, du côté de ceux qui sentent abusivement  accusés.

Fausse alerte !

A la veille d’une nouvelle mise en place dans les entreprises publiques, l’objectif visé, dans cette démarche,   est compréhensible.   Visiblement,  il est question  de saper  les efforts de ces Hauts cadres qui    travaillent durement  pour le redressement de la SCPT, de ternir leur image et d’écarter toute possibilité de leur reconduction, même s’ils le méritent.

Les faits, tels qu’ils se présentent,  prouvent à suffisance qu’il s’agit-là d’une vraie machination,  d’une fausse alerte ou, alors, d’une cabale politico-judiciaire.

Car, en réalité,  l’entreprise se porte de mieux en mieux et les agents  sont, d’ailleurs,  mieux traités que par le passé.

Il va sans dire  qu’à la SCPT, au  sortir de ce  confinement  décrété depuis le 6 avril 2020 à la Gombe,   l’heure sera, comme toujours,  au travail bien fait et non  à la diversion.

La Pros.