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Patates chaudes !

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Le paysage politique congolais semble être secoué par un vent violent. Des patates chaudes peuvent, à tout moment, faire imploser la bourrasque. Car, depuis un certain temps, l’on assiste à la montée en puissance de la nouvelle fièvre judiciaire caractérisée  notamment, par les arrestations, interpellations, relaxations et autres démêlées judiciaires qui tiennent en haleine une bonne partie de l’opinion.

Quant à la pandémie de Covid-19, elle a complètement changé le cours de la vie en RD Congo et partout,  dans le monde.

Il y a d’abord,  l’affaire Kamerhe qui ronge l’accord de Nairobi (Kenya) conclu entre deux transfuges de la coalition Lamuka et qui secoue les relations entre l’UNC et l’UDPS, les deux partis phares de la coalition CACH. Cette même affaire de détournement présumé ayant conduit l’ex-Directeur de Cabinet de Félix Tshisekedi à la Prison Centrale de Makala peut aussi secouer la coalition au pouvoir, FCC – CACH.

Quelle que soit l’issue du procès Kamerhe qui reprend, normalement,  le 25 mai prochain, ce feuilleton judiciaire aura, sans nul doute, des répercutions sur  le fonctionnement du Cabinet du Président de la République.

La deuxième patate chaude,  c’est le bras de fer Jean-Jacques Mamba – Jean Marc Kabund à l’Assemblée nationale.

Le premier accuse le second d’avoir jeté un discrédit, de l’opprobre, sur cette Institution parlementaire suite à ces propos tenus contre la tenue du Congrès.

Initiateur d’une pétition ayant recueilli  soixante-deux signatures, Mamba veut la déchéance du 1er Vice-président de la Chambre Basse du Parlement. Cette affaire sera tirée au clair et tranchée cette semaine dans l’hémicycle du Palais du Peuple. La procédure est régulière, même si elle  comporte des conséquences politiques susceptibles  de susciter une crise politique grave.

Au Sénat, l’affaire «Goya» n’a pas encore dit son dernier mot. Encore une patate chaude. Malgré le bouquet de fleurs offert à la Sénatrice, séance tenante, par le Président Alexis Thambwe Mwamba, la plainte visant ce dernier n’a toujours pas été retirée.

A titre de rappel, il y avait eu une escalade verbale injurieuse entre les deux personnalités au cours de la plénière du 30 avril 2020. Bijou Goya voulait voir clair sur l’utilisation de la faramineuse de 4 millions de dollars américains déboursés pour la réhabilitation de la cette Chambre Haute du Parlement.

Entretemps, l’Avocat Général a fait le réquisitoire à l’Assemblée nationale aux fins d’obtenir l’autorisation pour l’ouverture d’une instruction judiciaire contre le ministre de la Formation Professionnelle, John Ntumba.

Ce pro-Kamerhe, ex-Coordonnateur du programme intérimaire de 100 jours au  Kasaï Central, est accusé de détournement des fonds. Il est tenu de justifier la somme de 1.342.180 USD retirée auprès du comptable principal de la Présidence de la République, un certain 18 juillet 2019. La Commission PAJ chargée d’examiner cette situation s’apprête à faire son rapport. Sans aucun doute, le quitus sera donné à la justice.

Ce lundi 18 mai, le Procureur général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete a auditionné Daniel Shangalume, alias «Massaro», neveu de Vital Kamerhe, qui est tombé dans les mailles de la justice au niveau de Kenge après une courte cavale. Ce membre de l’UNC est aussi impliqué dans le scandale financier des travaux de  100 jours.

Hier encore, il s’est ouvert  le procès David Blattner, patron de la société Safricas, appelé à justifier, pour sa part,  la construction en dents de scie des  sauts-de-mouton éparpillés à travers Kinshasa alors des fonds ont été débloqués.  Ajouter à cela,  l’affaire Mukuna qui fait tache d’huile.

Comme Vital Kamerhe, cet Evêque de l’ACK et président du FC Renaissance du Congo sera devant ses juges,  le même jour de  lundi  25 mai 2020.

Alors que  les armées congolaise et zambienne sont sur  le pied de guerre pour un conflit territorial qui opposerait les deux pays, la Covid-19 demeure la patate chaude qui brûle les mains des citoyens du monde, en particulier,  des congolais.  Faut-il continuer à verser  des larmes au pied du mur de lamentations ?

La Pros.