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Semlex : le CLC exige des enquêtes !

Semlex : le CLC exige des enquêtes !

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*Selon le Professeur et Historien Isidore Ndaywel N’Ziem, Coordonnateur National du Comité Laïc de Coordination (CLC), le contrat  conclu entre  les autorités congolaises et la Société Semlex pour   la fabrication et la production des passeports congolais  doit subir impérativement une rupture. Cette proposition est consécutive à des stratégies frauduleuses et de la surenchère  qui, précise le CLC avec regret, joue encore le rôle de Carte d’identité nationale. Cette situation doit interpeller le Gouvernement et l’inciter à initier un processus de fabrication et production de cet instrument indispensable à un Etat respectable.  Consterné par ces actes, le CLC demande au Gouvernement de procéder, non seulement à la rupture du contrat, mais aussi de procéder  à des enquêtes minutieuses en vue de déterminer ces voies frauduleuses, leurs  auteurs et d’y appliquer la justice. Aussi, martèle-t-il  sur la passation régulière et légale du marché à son nouveau prestataire. Lisez donc, ci-dessous, l’intégralité de cette  déclaration  du jeudi  4 juin dernier.    

COMITÉ LAÏC DE COORDINATION

LES CONGOLAIS EXIGENT LA TRANSPARENCE DANS LE DOSSIER DES PASSEPORTS BIOMÉTRIQUES

  1. Le CLC, dans sa croisade contre l’impunité, a toujours suivi avec intérêt les actions de la campagne «Le Congo n’est pas à vendre»; il s’est félicité de la plainte introduite, par son initiative, en mai dernier, par les 51 compatriotes qui se sont constitués en partie civile dans l’enquête judiciaire, en cours en Belgique, contre l’entreprise SEMLEX qui imprime les passeports biométriques congolais afin que soient dénoncées et sanctionnées les éventuelle pratiques de corruption ayant accompagné cette opération.
  2. A quelques jours de l’échéance de ce contrat, le CLC exige du Gouvernement, au-delà de l’effet d’annonce de sa décision, de ne pas renouveler ce contrat, des informations précises sur son évaluation, la hauteur de l’investissement et des recettes générées, la répartition des bénéfices ainsi que le transfert des compétences qui devaient être réalisé.
  3. Le CLC insiste aussi sur l’urgence et la transparence dans l’appel d’offre qui devrait intervenir dans la désignation du nouveau prestataire, au cas où l’Hôtel de Monnaie ne serait pas capable d’assurer ce service. Il serait, en effet, inadmissible et ridicule, qu’au-delà de l’échéance, la République continue à solliciter la fabrication des passeports biométriques par ce même consortium au motif qu’elle ne serait pas encore prête à envisager une autre solution. Une telle disposition serait un indice supplémentaire de l’extrême opacité qui semble avoir accompagné la gestion de ce dossier.
  4. Il est urgent et impérieux que soit assuré, au moindre coût, l’octroi du passeport congolais, actuellement l’un des plus chers au monde, alors qu’il constitue le seul document d’identité congolais disponible, puisqu’il n’existe pas depuis vingt ans de Carte Nationale d’Identité. Un vide que l’Etat Congolais ne semble pas pressé de combler.

Fait à Kinshasa, le 04 juin 2020

Pour le Comité Laïc de Coordination

Le Coordonnateur  National

Prof Isidore Ndaywel N’Ziem