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Présidence de la CENI : Ronsard Malonda confirmé candidat !

Présidence de la CENI : Ronsard Malonda confirmé candidat !

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«En toute chose, les Chefs des Confessions religieuses recherchent de bonne foi le consensus comme mode de prise de décision par excellence. A défaut du consensus, ils font recours à un vote transparent conformément aux valeurs affirmées à l’article B. En cas de vote, chaque Confession religieuse exprime une seule voix…». C’est donc sur base de ce principe que le candidat Ronsard Malonda Ngimbi qui a obtenu six voix est resté seul en lice lors du processus de désignation, allant du 2 au 8 juin 2020, du successeur de Corneille Nangaa aux commandes de la Centrale électorale de la RDC. Tirant les conséquences de ce fait, les six Chefs de Confessions religieuses l’ont désigné comme leur délégué commun à la CENI, et ce, conformément à la Charte des Confessions religieuses, spécialement en son article 17. De cette restitution des faits, indiquent les confessions religieuses, l’opinion retiendra qu’en aucun moment des échanges, il n’a été question des rumeurs de corruption évoquées aujourd’hui par certains Chefs des Confessions religieuses pour jeter gratuitement le discrédit et l’opprobre sur leurs pairs. Ce qui est indigne des hommes de Dieu. Par ailleurs, alors qu’un rôle significatif avait déjà été dévolu à la Société Civile par les acteurs politiques dans l’organisation de la CENI lors de la révision de la loi organique en vigueur, il est curieux de constater que ce sont des membres de cette composante qui ont embouché la trompette de la «révision préalable du cadre organique» fustigeant au passage la « corruption », sans aucune preuve, des représentants des confessions religieuses concernées par l’élection du candidat président de la CENI, poste désormais occupé par Ronsard Malonda.  Leurs profils présentent des similitudes déjà par le fait qu’ils sont mauvais perdants dans une élection dont les règles étaient préalablement connues et validées par tous les participants.

Dans son exposé des motifs, la «loi organique N° 13/012 du 19 Avril 2013 modifiant et complétant la loi organique N° 10/013 du 08 Juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale Indépendante» avait déjà «introduit quelques innovations de nature à renforcer l’indépendance, la neutralité et la crédibilité de la CENI ». Parmi ces innovations, il faut citer en bonne place  «l’implication effective de la société civile comme troisième composante aux côtés de la Majorité et de l’Opposition politique». Alors qu’un rôle significatif avait déjà été dévolu à la Société Civile par les acteurs politiques dans l’organisation de la CENI lors de la révision de la loi organique en vigueur, il est curieux de constater que ce sont des membres de cette composante qui ont embouché la trompette de la « révision préalable du cadre organique » fustigeant au passage la « corruption », sans preuve aucune, des représentants des confessions religieuses concernées par l’élection du candidat président de la CENI, poste désormais occupé par Ronsard Malonda.

Leurs profils présentent des similitudes déjà par le fait qu’ils sont mauvais perdants dans une élection dont les règles étaient préalablement connues et validées par tous les participants. Tous sont dans l’observation des élections. Ce qui ne plaide pas en leur faveur rien qu’à voir les contraintes de la pratique liées à l’organisation des élections. Originaires du centre du pays leur affiliation à un parti politique est bien connue des initiés de même qu’Ils ont perdu le caractère neutre de leurs structures respectives depuis qu’ils touchent à la maison civile. Le seul qui ne soit pas du centre est du CACH et avait porté les couleurs de ce regroupement politique lors des dernières échéances électorales, les archives de la CENI faisant foi.

Cela étant, ces réformistes intéressés devraient bien savoir  que l’initiative de la loi est prise par un député sous forme de proposition ou par le Gouvernement sous forme de projet de loi. Réviser cette loi organique peut éventuellement leur accorder une infime possibilité de passer entre ses mailles car, dans sa formulation actuelle cette loi est bien précise quant aux associations de la société civile  pouvant briguer un mandat à la CENI. L’article 10 cite  les confessions religieuses, les femmes et les associations chargées de l’éducation civique et électorale. Elles sont bien connues notamment Educiel. En plus, ces associations qui revendiquent la réforme de la loi organique de la CENI devraient avoir l’humilité de reconnaitre que face aux 8 confessions religieuses, elles ne font nullement le poids s’agissant de l’ancrage social et devrait éviter d’user de la tromperie devant le Président de la République. Si leur démarche était sincère, ils auraient dû savoir que la CENI actuelle a déposé ses réflexions à l’Assemblée Nationale dans ce sens. Toutefois, force est de constater que durant les 3 cycles électoraux qu’a connus le pays, toutes les lois y afférentes ont été amendées. Les modifications portées sur la loi organique ou sur la loi électorale ou la loi portant identification et enrôlement des électeurs depuis 2005 n’ont pas empêché des changements à la tête de la CENI.

Comme en football, lorsque certains perdent sur la pelouse, ils cherchent à gagner sur le tapis vert. Mais au préalable, ne serait-il pas intéressant qu’il se prêtent aussi au jeu de « pièce contre pièce » en partageant sur les réseaux sociaux leurs CV afin de permettre au grand public, témoin et juge, de se forger son intime conviction. Sans surprise, il constatera que l’expérience dont on se revendique tant se limite dans l’observation et les séminaires à la différence du CV très sérieux de Ronsard.

La Pros.