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De la Toute-Puissance des médias comme modèle de communication de crise en RDC

De la Toute-Puissance des médias comme modèle  de communication de crise en RDC

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La crise sanitaire de Covid-19 constitue un vaste champ d’études pour tout chercheur avisé. De son annonce à sa gestion, ladite pandémie a le mérite de toucher une multitude de domaines scientifiques, en l’occurrence, la Communication. C’est pourquoi, à la suite d’une observation soutenue, nous avons relevé le modèle de communication du Gouvernement pendant la crise de Covid-19, lequel modèle obéit au régime d’information simple et unidirectionnelle allant du sommet à la base.

«DE LA TOUTE-PUISSANCE DES MEDIAS COMME MODELE DE COMMUNICATION DE CRISE EN RDC » est un article rédigé sur le vif. Il apporte une réflexion sur l’usage des médias comme relayeurs des messages de sensibilisation, sans au préalable, une contextualisation des mesures et un traitement au-delà de l’information.  Surtout qu’en temps de crise, la principale préoccupation de tout homme consiste à survivre. Cette nécessité se traduit par une envie d’informations, à la limite obsessionnelle. D’où, l’importance d’une Communication de crise adéquate.

31 décembre 2019, plus qu’un réveillon de la Saint-Sylvestre, cette date sera à jamais dans les pages noires des annales du monde. Elle marque en effet, le jour de la déclaration de l’épidémie à Coronavirus à Wuhan, capitale tentaculaire de la ville de Hubei, au centre de la Chine. De l’épidémie à la pandémie, il a fallu 70 jours pour que le virus à couronnes fasse sa première victime en République Démocratique du Congo.

Le présent article n’a  ni l’initiative, ni la prétention d’établir un panorama de la maladie à Covid-19. Dans son for intérieur, cette rédaction a plutôt vocation à analyser la Communication de crise autour de la pandémie du Coronavirus, avec un accent appuyé sur le modèle de communication adopté par le Gouvernement  Rd congolais.

Coronavirus, Covid-19 ou Sras-Cov-2, la synonymie a fait preuve de charité à la survenance de la crise sanitaire au soir de l’an 2019. Pour dissiper toutes zones d’ombre : « les coronavirus » forment une vaste famille de virus qui peuvent être pathogènes chez l’animal ou chez l’homme. La Covid-19 quant à elle, est purement et simplement l’acronyme anglais dérivant de Coronavirus Disease 2019 « Covid 19 ». De même, le Sras-Cov-2 est un acronyme francisé dont le sens anglophone renvoie à Severe acute respiratory syndrome Coronavirus 2(two), que Voltaire traduit par Coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère. Sans faire de la terminologie, le point suivant entre dans le vif de notre thématique.

  • De Wuhan à Kinshasa, 70 jours

2020, année de l’action, année de réussite, année de la fin de tous les maux… bref, année de la construction d’un néo-Eden, le jardin paradisiaque d’Adam et Eve, ce sont là les promesses idéalistes que plus d’un se berçait à croire. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, ou encore, le malheur des uns, “faitˮ de bonheur des autres, le drame chinois semblait conforter les « autres » Gouvernements sans tristesse manifeste de l’Oncle Sam.

Au mois de Mai 2020, 180 de 197 pays de la planète terre sont touchés. Selon les statistiques du même mois, le Coronavirus aura retiré la vie à plus de 400 000 individus sur plus de 4 000 000 contaminés dans le monde.

Pour la petite anecdote, ce n’est qu’en date du 15 février 2020 que la Covid-19 fait son entrée officielle en Afrique, précisément sur la terre des Pharaons dans le Nord du continent. A cette annonce, les nouveaux Einstein et autres savants prédisent avec une persuasion déconcertante, l’hécatombe inévitable pour l’Afrique, au vu des moyens de riposte insuffisants  notamment les infrastructures sanitaires inappropriées.

Le berceau de l’humanité, lui-même convaincu des propos occidentaux, se réfugie vers la meilleure solution à sa portée : l’attentisme. A la surprise de tous et même des Africains, le continent s’en sort très bien, comparativement aux Etats en état de force basés en Europe et même mieux que le tout puissant USA.

  • Les coups d’Etat !

La RDC connait son premier cas officiel le mardi 10 mars 2020, peu après la sixième heure de l’après-midi.  Pour annoncer la nouvelle, qui de mieux que le ministre de la Santé ? Il en fut ainsi fait. Eteni Longondi, médecin-docteur revêt sa blouse d’homme d’Etat et annonce par voie de presse le tout premier cas. Psychose çà et là, le même ministre reviendra quelques heures plus tard rectifier la nationalité du cas contaminé, qui s’avère être un Congolais quinquagénaire venu de France plutôt qu’un étranger revenu de Belgique. C’est là que la méfiance entre en jeu.

Très vite, les détenteurs de la « vérité absolue » sortent du silence et accuse le Gouvernement de comploter contre sa population pour des fins pécuniaires, à savoir l’acquisition d’une part de l’enveloppe de l’Organisation mondiale de la Santé ainsi que des dons humanitaires.

Question de rassurer l’opinion, du moins l’assurer, le président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi s’exprime le mercredi 18 mars dans la soirée. Dans son propos, le Chef de l’Etat confirme la pandémie en RDC et place une série de mesures visant à limiter les dégâts « inévitables » du Coronavirus. Les mêmes dispositions prises par la République française sont alors répliquées mutatis mutandis par le garant de la nation congolaise. Celui-ci reviendra six jours après sa première déclaration, renforcer les mesures annoncées, décréter l’état d’urgence et la mise en quarantaine de Kinshasa.

  • De la Toute-Puissance des médias

Les médias, spécifiquement ceux de masse, ont une influence évidente sur la vie des communautés. Bien plus qu’un simple canal par lequel circule le message d’un destinateur à un destinataire dans un contexte donné, le média influe sur le message et fixe le type de communication. Marshall McLuhan va plus loin dans son ouvrage  Understanding Media : The extensions of Man (Pour comprendre les médias) en affirmant une relation intime entre le média et le message, dit-il, le média c’est le message.

D’acceptation collective, la communication de masse est du fait des médias de masse. Cependant, la thèse d’une puissance irréfutable de la communication de masse a été réfutée par plusieurs spécialistes de la communication.

Issue du modèle d’Harold Dwight Lasswell, la toute-puissance des médias puise sa source de la fameuse Piqure hypodermique prônée par l’auteur mentionné en début de phrase.

Sa thèse sera vite balayée du fait de son fonctionnalisme unidirectionnel qui, d’une part, expose une philosophie passive du récepteur, et d’autre part, surestime l’influence des médias.

En 1972, Maxwell McCombs et Donald Shaw élaborent la célèbre théorie de l’Agenda setting. Cette dernière, plus rationnelle que la piqure hypodermique, avoue les limites des médias sur le public. Il se peut que la presse échoue le plus souvent à dire aux gens « comment » il faut penser, mais réussit le plus souvent à leur dire « à propos de quoi » il faut penser.

L’agenda setting, la mise en agenda, traduit le fait que les médias proposent au public les sujets sur lesquels opiner. Pourtant, ce modèle sera fortement critiqué, car le listing opéré par les médias est sous réserve de priorités du public. Ainsi, selon que le récepteur sera plus informé sur la stabilité macroéconomique, il cherchera à s’informer sur un autre thème moins fourni tel que la fixation de prix de passeport.

In casus speci, relayer les mêmes informations sur la Covid-19 déjà inculquées par le récepteur, entraine (ir) réversiblement ce dernier au zapping. Cette critique met à nu le rôle du récepteur, pleinement à l’opposé de la passivité. En ce sens, le public dispose en amont desa priori informationnels qui orientent son besoin d’information.

Des paragraphes précédents, il ressort que les médias exercent certes, une influence sur le public-récepteur, mais que ce dernier n’est pas toujours sensible aux publications des médias. Il faut inclure à cette démarche, une critique et autocritique des diffusions médiatiques. C’est pourquoi, une approche systémique de la communication des médias est de mise. La notion d’Agenda bulding est, par ailleurs, plus appropriée.

Avant d’aller plus loin, traçons la ligne de démarcation qui nous permettra de garder la bande dans notre démarche scientifique. Qu’est-ce qu’un média ?

Des définitions fusent de partout. L’imaginaire collectif a tendance à prêter au concept « média » la dénotation de télé, radio, journaux… Il faut souligner sans attendre, que ces « médias » ne constituent pas la définition du concept « média ».

Du latin medium (media au pluriel), les médias sont des moyens de diffusion d’informations (affichage, presse, radio, télévision, internet, cinéma) utilisés pour communiquer. En fait, les médias de masse (mass media) permettent de diffuser une information vers un grand nombre d’individus, généralement sans possibilité de personnification du message. La presse quant à elle, est un support de communication de masse qui permet de diffuser un message clair, dans une relation de proximité/complicité avec son évidence. Il s’établit là le rapport Presse-Media. La radio, la télévision, les journaux, l’affichage, le cinéma… font partie de « Médias ».

En sus, selon qu’une communication est de type interpersonnel, groupal, ou de masse, la rétroactivité se réduit à force du nombre d’acteurs impliqués dans la communication. Pour le dernier type, à savoir la communication de masse, le mode d’échange était principalement unidirectionnel. Le pourcentage de feedback y était très réduit, si non inexistant.

Avec l’évolution des Nouvelles technologies de l’information et de la communication, plus encore sous l’ère de média social, la masse n’est plus passive.

A contrario, le message est orienté par et vers le public. Ce dernier critique, avise et propose. Il s’établit alors le feedback, confirmant ainsi le cercle de communication. La thèse de la toute-puissance des médias est une fois de plus réfutée au profit de l’approche systémique corrélée par la participation et le consensus.

  • Du régime d’information prégnant

Si pour le ministre de la Santé, les sorties médiatiques n’ont consisté qu’à informer la population sur la Covid-19, le Président à travers ses mesures subsidiaires à l’état d’urgence ne mentionnera nullement la nécessité d’élaborer un plan de Communication de crise.

Avant d’écrire un mot de plus, il nous est important de limiter les probables confusions autour de concepts Information et Communication. Les deux, très polysémiques, jouissent d’un rapport métonymique dans un élan de complémentarité.

Moult définitions sont données à lire au sujet de deux termes sus-évoqués.  En résumé, l’Information constitue le contenu de la communication, le message. La Communication, plus globale, implique un émetteur qui, partageant un même langage avec son récepteur, encode le message destiné à être décodé après envoi au destinataire par le moyen d’un canal, dans un contexte donné sans exclure la rétroactivité.

Voilà pourquoi, en l’absence d’un feed-back, nous proposons le concept Information de crise plutôt que Communication de crise. Même dans une communication de masse, l’apport du feed-back se nécessite en prenant soin de se renseigner sur les vrais besoins d’information du récepteur et dans l’évaluation des messages véhiculés par les médias.

  • La responsabilité des médias en temps de crise

Loin d’être un simple slogan, les médias constituent réellement un Pouvoir. Pourtant, ils sont perçus  dans la vie courante, tels des relayeurs de l’Exécutif, le Législatif, et le Judiciaire. En tant que (quatrième) Pouvoir, les médias sont tenus par le devoir d’initiative face à toute situation susceptible de nuire au bien-être social.

Avec l’arrivée de la Télévision Numérique Terrestre, la Presse en République Démocratique du Congo a pris une tournure toute autre. Le pays compte à ce jour une centaine de chaines télévisées et autant de stations radios. Sans parler des médias en lignes et différentes chaines YouTube, Instagram…

De cette prolifération des médias, la Presse écrite semble la mieux abritée. Du reste, l’aspect archaïque et parfois obsolète de la Chevalerie de la plume n’est pas à disculper dans ce « désintéressement » de proliférateurs.

Aussi, l’écriture étant plus exigeant que la parole, d’aucuns réfléchissent à deux fois avant de s’y aventurer.

«Restez chez vous ! »

Cette phrase au ton impératif est assurément la plus prononcée du semestre de l’an 2020. On peut la lire dans les journaux, l’entendre à la radio et la voir inscrite dans un coin de la quasi-totalité de médias. Pourtant, en dépit de cette alerte générale, les rues connaissent  une activité parfois à en oublier l’existence du Coronavirus.

A l’issue de notre constat, il appert que les professionnels de la communication et des médias se limitent à la transmission d’informations sous forme de recommandation sans chercher un suivi, moins encore un diagnostic des réels besoins du public.

C’est pourquoi, face à cette nouvelle crise des médias, l’imitation positive, la contextualisation des décisions internationales et l’esprit d’initiative sont les armes indispensables aux médias congolais pour lutter efficacement contre les prochaines crises, quelle qu’en soit l’ampleur.

  • Du droit d’accès à l’information

Notion intériorisée par la Constitution congolaise en son article 24, le droit à l’information suppose l’accès à celle-ci par un quidam sans préjudice d’atteinte aux informations confidentielles ou personnelles. Par-là, il est relevé le caractère public de l’information indispensable à la bonne santé du corps social.

Au sujet de la Communication du risque pendant les urgences sanitaires, l’OMS propose de :

  • renforcer la confiance et mobiliser les populations touchées ;
  • intégrer la Communication sur les risques en période d’urgence dans le système d’intervention sanitaire et d’urgence ; et
  • pratiquer cette communication.

Le point de départ de la Communication sur le risque étant la confiance, fondement de toute (bonne) relation. Sur base de ce postulat, la gestion de la pandémie à Covid-19, maladie à risques potentiellement mortels, fait état des lacunes notoires, principalement sur le plan communicationnel.

  • Du modèle de Communication de crise en RDC

De prime abord, soulignons que l’élaboration d’un plan de communication de crise s’inscrit toujours a priori. Le mot « crise » tire ses origines du jargon médical et désigne l’étape dernière, si non le moment paroxystique d’une maladie, qui peut en ce point “critique’’ évoluer vers la guérison ou la mort. Avec le temps, le mot a pris de l’ampleur dans divers secteurs, notamment économique, politique, démographique et social.

S’agissant de notre thématique, la crise désigne à la fois un événement brutal, une rupture, mais aussi une évolution longue qui révèle des faiblesses structurelles, inhérentes à un système.

Avant d’aller plus loin, abordons sous format schématisé, les grands moments de la crise à Covid-19 :

Ce schéma retrace la vie de la Covid-19 en partant de la naissance officialisée par l’annonce, sa croissance par l’évolution, sa maturation par la gestion de la crise et enfin, l’après-crise qui atteste non de la fin de la crise, mais d’une stabilisation de la situation. En guise d’exemple, le SIDA, le paludisme et le choléra sont des cas d’école. Avec le temps, les crises sanitaires perdent de l’attention et le monde apprend à vivre avec. C’est cela à notre sens, l’Après-crise.

Parallèlement, le mode de gestion de crise de la Covid-19 en République Démocratique du Congo s’échèle sur trois principaux niveaux.

Au sommet de l’Etat avec une équipe à la Présidence dénommée Task force qui s’assure de la conceptualisation de politique de riposte et du suivi des directives prises. Au deuxième étage, le ministère de la Santé s’occupe du quadrillage des informations sur la maladie. Il déploie des services-relais au niveau des ministères provinciaux pour une décentralisation de la gestion.

En troisième lieu, beaucoup plus sur le vif, l’Institut national de recherche biomédicale étudie les manifestations du virus et traite sur comment l’éviter, si non l’éradiquer. L’INRB, premier laboratoire partenaire de l’OMS en RDC, assure également le prélèvement d’échantillons, l’examen et la prise en charge des patients positifs au Coronavirus.

  • La Communication autour de Covid-19

A la guerre comme dans toute crise, la principale préoccupation de l’homme, c’est-à-dire survivre, est soumise à un appétit glouton pour l’information. Le cas de la crise de Covid-19 est éloquent.

Parlons de la RDC ! Les informations officielles relèvent de la communication descendante. Celle-ci accuse une certaine léthargie surtout au vu des puissants dispositifs mis en place au niveau international permettant de s’informer en temps réel sur la Covid-19.

Le flux d’informations provenant de canaux tant formels qu’informels contribue à satisfaire, tant bien que mal, le besoin récurrent de précision sur le sujet.

Très globalisante, la Communication du Gouvernement congolais sur la Covid-19 s’arrête simplement à l’information sans toucher aux besoins, ni aux désirs d’information émis par la population. Ainsi, sans réponses aux carences posées, il se développe un désaveu corrélé par l’autoprise en charge.

Pour résumer la Communication autour de Covid-19, le tableau suivant indique les acteurs, leurs actions, ainsi que la défaillance de ces dernières ;

Acteurs Actions Points défaillants
Le Gouvernement national Ø    Déclaration de l’état d’urgence ;

Ø    Appel à la cohésion nationale et internationale ;

Ø    Gratuité d’eau et d’électricité ;

Ø    Interdiction de déguerpissement des locataires ;

Ø    Restriction des libertés ;

Ø    Nouvelles habitudes (porter un masque, tousser sur le coude, se laver les mains…) ;

Ø    Les numéros Call Center.

 

§     Application des mesures ;

§     Transparence dans la gestion des dons ;

§     Délestage accentué ;

§     Pression tacite des bailleurs sur les locataires ;

§     Crise sociale ;

§     Suivi de l’application ;

 

§     Saturation des numéros.

Institut national de recherche biomédicale Ø    Suivi de la situation épidémiologique ;

 

Ø    Mesures d’encadrement de la maladie ;

 

Ø    Information sur le Coronavirus : nombre de cas, de décès, de guérisons et de provinces touchées ;

 

Ø    Les points de prise en charge.

 

§     Communication compacte ;

§     Adaptation au contexte congolais ;

§      Manque de témoignages et Retard dans la confirmation des cas de provinces ;

§     Surcharge des hôpitaux faute de désengorgement

Gouvernements provinciaux Ø    Relai des mesures du Gouvernement central ;

Ø    Confinement de provinces.

§     Contextualisation des mesures par Province ;

§     Crise sociale.

L’assemblée nationale  Ø    Messages de sensibilisation ;

Ø    Contrôle parlementaire en commission ou en quorum réduit.

 
Les médias Ø    Relai de message de sensibilisation ;

 

Ø    Réaménagement de charges horaires.

§     Surinformation ;

 

§     Légitimation de la Covid-19.

La Police Ø    Suivi du respect des mesures §     Répression exagérée
Les religions Ø    Sensibilisation sur la Covid-19 ;

Ø    Culte à distance via des supports audio-visuels.

 
Les acteurs politiques Ø    Messages de sensibilisation ;

 

Ø    Dons de vivres et non-vivres, des seaux, gels hydroalcooliques…

§     Suivi des mesures édictées ;

§     Incohérence dans les actions (Don de seaux dans une commune sans eau).

Les leaders d’opinion Ø    Sensibilisation (Chansons sur la Covid-19, message de soutien…) ;

Ø    Actions concrètes sur terrain.

Idem aux acteurs politiques
La population Ø    Recherche de l’information ;

 

Ø    conscientisation à la protection.

§     Mésinformation et désinformation ;

§     afflux de radios trottoirs

Sans verser dans l’exhaustivité, le tableau ci-haut présente les acteurs qui sont intervenus dans la crise de Covid-19 avec une critique sur l’apport informationnel et les limites d’actions de chacun.

De la base au sommet et inversement, toutes les forces sociales ont coalisé en vue de former un front commun contre le Coronavirus. Pourtant, cette union n’a pas exercée la force souhaitée dans l’éradication du fléau.

  • Propositions

Par-dessus la critique, nous posons 10 propositions susceptibles de limiter les dégâts en survenance d’une nouvelle crise :

  • Elaborer un Plan national de Communication de crise ;
  • Créer une cellule permanente de prévision et de gestion de crise ;
  • Former les mandataires publics à la gestion de crise ;
  • Redynamiser les médias comme réel Pouvoir ;
  • Renforcer les capacités du Gouvernement national ;
  • Appuyer l’autonomisation des provinces ;
  • Augmenter le budget alloué à la recherche scientifique ;
  • Améliorer les conditions du personnel médical ;
  • Réformer les relations Gouvernants-Gouvernés ;
  • Appuyer les universités dans la recherche scientifique.

En somme, le présent article a abordé l’importance de la Communication, qui du reste, constitue un métier. Si elle n’est pas appréhendée, elle peut produire des effets autres que ceux voulus. En période de crise plus que jamais, la Communication joue un rôle de premier plan et participe à limiter les dégâts.

Loin de nous l’idée d’avoir tout dit ! La présente recherche reste ouverte aux enrichissements.

Merci !

Jonathan SIVA KAMBALE

Licencié en Communications sociales,

Université Catholique du Congo