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Autopsie !

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Le terme vient du grec « autopsia ». L’autopsie est un examen obligatoire mis en œuvre dans un cadre judiciaire à la demande d’un juge d’instruction ou du procureur de la République qui commet un ou plusieurs spécialistes de médecine légale, pour une série d’examens recherchant la cause d’une mort, à priori, considérée comme suspecte. Le but poursuivi ici, c’est de découvrir les véritables causes du décès. De ce fait, des indices troublants ont été décelés sur le corps du juge Raphaël Yanyi après une autopsie ! Lui qui était censé d’être protégé par les éléments de la police nationale congolaise, au regard de son rôle, mieux, sa  gestion dans l’instruction judiciaire dans le cadre du procès 100 jours, impliquant le Directeur de cabinet du Président Tshisekedi, poursuivi pour détournement des deniers publics. Que s’est-il passé ? Qu’est-ce qui lui est arrivé pour que le pays puisse enregistrer cette grande perte d’un albatros ? Un génie, un  citoyen modèle et défenseur de la justice ? Ce qu’hier était un mystère, aujourd’hui, la vérité a fini par se révéler au grand jour.

Tenez ! Les résultats officiels indiquent que le juge Raphael Yanyi est mort de suite de coups qu’il a reçus au niveau crânien. ‘’Il a eu un traumatisme crânien qui a provoqué la coagulation du sang au niveau de la tête’’, a pris le soin de dévoiler le VPM Ministre de la Justice et Garde des sceaux, Tunda ya Kasende, face à la  presse nationale. Parlant d’une mort violente et des substances toxiques retrouvés dans le corps de ce juge, l’autopsie de la dépouille mortelle de ce juge-président  aura été l’occasion pour le gouvernement d’annoncer l’ouverture  d’une enquête afin d’établir des responsabilités. La population appelée au calme, espère, ainsi, à travers cette forme procédure, que les congolais connaîtront finalement la vérité.

Tout comme ce corps inerte qui a subi des examens, la RDC, nation moribonde aux yeux de commun des mortels sur l’échiquier mondial, 60 ans après son accession à l’indépendance le 30 juin 1960, devra envisager, elle aussi, une autopsie exceptionnelle, inaccoutumée, pour élucider les causes de son dysfonctionnement actuel, de son sous-développement et de sa faillite légendaire malgré la richesse de son sol et sous-sol. Nonobstant l’avènement d’un nouveau leadership au sommet de l’Etat, la situation demeure alarmante. La situation sécuritaire préoccupante dans plusieurs territoires du pays, la dépréciation du Franc Congolais, le détournement des millions çà et là, la guéguerre autour de la désignation d’un remplaçant de Corneille Nangaa, la crise économique et sanitaire, crise récurrente au sein de la coalition au pouvoir, crise institutionnelle, eh bien, il est temps d’envisager d’autres mécanismes de gouvernance, de rectifier le tir, de recourir aux nouveaux paradigmes de la vie nationale pour redorer la Nation congolaise. Ces guéguerres politico- institutionnelles ne font que pousser davantage le pays vers l’hécatombe. Sa mort ne sera-t-elle pas fatale ? Faisons l’autopsie dès à présent, un examen de conscience, une réconciliation nationale, un dialogue constructeur, avant que cela ne soit trop tard.

La Pros.