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Recrutement du personnel : un des rares thèmes sérieux non traités sur les réseaux

Recrutement du personnel : un des rares thèmes sérieux non traités sur  les réseaux

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*Une analyse de Mme Antoinette Osaku évoque, ici, la problématique de faux débats sur le net.  Elle constate, cependant, que les débats terre à terre attirent, curieusement, plus l’attention des internautes dans des forums  alors que les vraies matières à discussion  sont éludées, reléguées ou ignorées. D’où, son vibrant appel consistant, selon  elle, à engager des débats à la hauteur de ceux-là qui s’appellent : ‘’intellectuels’’.

RDC : des faux débats  sur le net

(Par Antoinette Osaku)

L´auteur du message relatif aux débats sur le NET trouve que la qualité des débats dans un pays dépend du niveau intellectuel et de la lucidité de ses élites. Des débats sur le NET Congolais ne sont pas, à son avis, à la hauteur de ceux-là qui s´appellent intellectuels. Je constate également, sans chercher à généraliser que les débats terre à terre attirent plus l´attention des internautes dans nos forums de discussion.

Récemment un compatriote Congolais avait balancé un message relatif à la pratique de recrutement du personnel au sein du Fonds de Promotion de l´Industrie, FPI en single. Il semblerait que seuls les membres de la famille proche ou élargie du Président Directeur Général seraient engagés. Une situation similaire était portée à l´attention des internautes au début de la pandémie COVID-19.

Il s´agissait du Cabinet de la ministre de l´Economie qui serait apparemment composé que des membres de la famille proche de la ministre dont personne n´a une formation en économie. Deux situations qui n´avaient attiré certes, comme il se devait, l´attention ni des internautes ni des autorités publiques. Cependant, les recrutements ou les engagements basés sur la logique ethnique, amicale et appartenance politique représentent un mode de management largement pratiqué en République du Congo.

Un mode généralisé et toléré au pays de Lumumba et dans la plupart des cas, les personnes engagées ne possèdent pas des profils requis leur permettant d´exercer des fonctions respectives. Ce qui constitue une entrave au bon fonctionnement des organisations et un frein au développement tout court.

Cette situation m´amène à conclure que les ennemis du Congo sont légions et se retrouvent dans tous les secteurs de la vie nationale. Le domaine du travail représente un des piliers du développement de tout pays.

Recruter ou engager une personne sans qualification est un crime et dévastateur pour des organisations et le pays tout entier. Une personne sans qualifications constitue un danger pour lui-même, pour l´entreprise, des collègues et le pays en général, ceci en terme de productivité, de prospérité, des finances, du moral des collègues ainsi que du développement de toute la nation.

Il est clair que la nécessité d´une bonne sélection à l´embauche doit être une obligation. L´effectivité de toute sélection est fonction de son objectivité et résulte après une analyse des résultats obtenus aux différentes épreuves utilisant plusieurs instruments de sélection notamment le CV ou profil du candidat, l´entretien d´embauche, des questionnaires ainsi que le test psychologique, le cas échéant.

Des postes à caractère nominatif ou électif n´en font pas exception et devraient suivre la même logique relative à la méritocratie, à des valeurs et au sens de responsabilité. La discrimination à l´embauche sous toutes ses formes est condamnable et à bannir à tout prix.

Partout au Congo le management s´accommode à engager (sans y être inquiétés) des individus sans qualification. Le slogan à l´embauche reste «les enfants ou la famille d´abord ».

Les organes nominatifs sont les nids de l´arbitraire et des pots de vin. Les dernières élections quant à elles avaient rempli les institutions du pays avec des personnes ne représentant que l´ombre d´elles-mêmes, ce qui veut dire, la médiocrité en soi.

Paradoxalement, face à cette situation injuste et avilissante, le marché du travail Congolais se trouve inondé des personnes qualifiées, au chômage parce que n´ayant aucun membre de famille au poste de commande. Une situation absurde et inadmissible donc. La République Démocratique du Congo connait un grand retard en termes de développement. Tous les secteurs de la vie nationale sont à construire ou à reconstruire.

Le domaine du travail représente aussi un grand chantier à reconstruire en vue qu´il devienne un atout majeur pour relever le défi du sous-développement endémique au Congo. L´importance d´un bon recrutement basé sur les résultats et non sur la subjectivité est cruciale et indéniable. Le placement d´une personne qu´il faut à la place qu´il faut devait être impératif à chaque embauche car il constitue un moteur du bon fonctionnement de l´organisation et amène par conséquent, une entreprise à améliorer sa productivité ainsi qu´à devenir prospère et concurrentielle. Le recrutement au Congo est encore loin d´être un processus normal et égalitaire.

Pourtant,  l´objectivité à l´embauche consacre une conception essentielle formelle de lutte contre la discrimination et l’égalité des chances de tous les Congolais à accéder à un emploi. Favoriser un recrutement sur des compétences et non sur des facteurs subjectifs devait être aussi une priorité des nouvelles autorités du pas, dans leur vision d´une bonne gouvernance. L´embauche en République Démocratique du Congo devait,  en définitive,  poser le principe du seul recrutement des meilleurs c´est à dire des plus méritants parmi les méritants en vue d´une prospérité du pays souhaitée par les pères de l´indépendance.

Patrice Emery Lumumba avait, en son temps raison d´intituler son unique livre par : «Le Congo, terre d´avenir est-il menacé ? ».