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Plan de Trésorerie : Lushima Djunga signe et persiste sur ses vérités !

Plan de Trésorerie : Lushima Djunga signe et persiste sur ses vérités !

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La Pétition constitutionnelle du 8 Juin 2020 de Monsieur LUSHIMA DJUNGA, Directeur retraité et maltraité de la SNEL, SA adressée à Son Excellence Monsieur Antoine Félix TSHISEKEDI TSHILOMBO, Président de la République, Chef de l’Etat, publiée dans  La Prospérité n° 5347 du Mardi 23 Juin 2020, a suscité diverses réactions au niveau de La comparaison entre les recettes de 198,89 millions USD réalisées par Vodacom en février 2009 et celles de 299,40 millions USD réalisées par l’Etat en janvier 2020.

En effet, de nombreux lecteurs ont été sceptiques sur la pertinence de cette comparaison troublante qui prouve que l’Etat Congolais ressemble à une souris qui meurt de faim alors qu’elle est  dans une case pleine d’arachides. Selon eux, Monsieur Lushima  Djunga  s’est trompé en écrivant  198,89 millions USD au lieu de 198,89 milliards de Francs Congolais. Voilà pourquoi,  La  Prospérité,  dans sa quête effrénée de la vérité,   précise  que l’auteur de la Pétition ne s’est ni trompé, ni commis une erreur des chiffres. A l’en croire, le montant des recettes de 198,89 millions USD, telles que  réalisées  par Vodacom en février 2009,  est et demeure  exact  comme l’atteste, d’ailleurs, Le Phare n° 3799,  dans sa parution du Vendredi 2 avril 2010. Ici, dans le soucie d’éclairer la religion de ses nombreux et fidèles  lecteurs qui, du reste, se disent surpris de constater que les recettes mensuelles de Vodacom soient, curieusement,  supérieures à celles de l’Etat, La Prospérité revient à la charge et reconduit, dans cette édition,  la  même pétition dans laquelle Lushima Djunga Wembadio Florent Délice signe et persiste sur ses vérités dans cette espèce de guerre des chiffres en matière de gestion des finances publiques, des entreprises et services publics, alors que le pays est également confronté aux effets néfastes de la crise socio-économique indicible et, en même temps, que la pandémie, loin s’en faux, continue sa progression exponentielle aux conséquences incommensurables.

 

LUSHIMA DJUNGA WEMBADIO                                 Kinshasa, le 08 Juin 2020

Rue LUSUASUA N° 13

Macampagne Saint Luc

Kinshasa/Ngaliema

 

Pétition Constitutionnelle

A Sa Très Haute Excellence

Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO

Président de la République Démocratique du Congo,

Chef de l’Etat Légitime

(Avec l’expression de mes hommages les plus déférents)

 

Concerne :   Le plan de trésorerie de l’entreprise physique ou morale. Analyse financière réfletant le point de vue de LUSHIMA DJUNGA WEMBADIO, Directeur retraité et maltraité de la SNEL, SA.

  1. Deux déficits budgétaires contradictoires au 31 Décembre 2019

J’ai l’honneur d’user du pouvoir que me confère l’article 27 de la Constitution de la République Démocratique du Congo, notre pays magnifique, pour vous transmettre par la présente Pétition, sans être sûr qu’elle vous parviendra, ma réaction patriotique contre le plan de trésorerie du premier trimestre 2020 et les deux déficits budgétaires au 31 Décembre 2019,  intitulée « Le plan de trésorerie de l’entreprise physique ou morale. Analyse financière réfletant le point de vue de LUSHIMA DJUNGA WEMBADIO, Directeur retraité et maltraité de la SNEL, SA ».

Permettez-moi de vous informer que ma réaction a été motivée par la publication, d’une part, du « Plan d’engagement du premier trimestre 2020 » qui a été intitulé délibérement à tort « Plan de trésorerie du premier trimestre 2020 » par Son Excellence Monsieur SELE YALAGHULI, Ministre des Finances, et d’autre part, de deux déficits budgétaires contradictoires de 520,00 millions USD et de 338,00 millions USD au 31 Décembre 2019, soutenus respectivement par Son Excellence Monsieur Adolphe Muzito, ancien Premier Ministre et l’Editeur du journal MediaCongo/RLP et surtout de la 23e tribune de Monsieur Adolphe Muzito, publiée dans le journal AFRICANEWS n° 1776 du Lundi 30 au Mardi 31 Mars 2020 dans laquelle il a déclaré ce qui suit :

« FATSHI : 520 millions USD de déficit en 2019. Le gouvernement de Monsieur TSHISEKEDI ne fait qu’accumuler de déficits dans la gestion des finances publiques depuis plus d’une année de pouvoir. En 2019, la première  année  de sa mandature, l’exécution des opérations financières de l’Etat s’est clôturée avec un déficit de 520 millions USD . L’année 2020 a débuté sur la même base : 80 millions USD de déficit en Janvier et 100 millions USD de déficit en Février ». Plus loin dans la même tribune, Monsieur Muzito a  publié certaines rubriques de la dette de l’Etat à court terme qui s’élève à                    8,950 milliards USD au 31 Décembre 2019 ». 

Mais avant d’aborder le vif du sujet, je voudrais m’appésantir sur quelques notions élémentaires de la trésorerie afin de permettre au lecteur de mieux comprendre mon analyse financière et d’éviter de confondre le plan prévisionnel de trésorerie avec le plan d’engagement.

  1. Parabole des talents ou le fondement de la gestion financière

Pour comprendre l’importance du rôle que joue le plan prévisionnel de trésorerie de l’entreprise, il est important de connaitre d’abord l’objectif fondamental de l’entreprise tel qu’il a été révélé par Dieu lui-même dans sa parabole des talents tirée des Saintes Ecritures qui constitue le fondement ou le socle de la gestion financière.

Une lecture attentive et sereine de la parabole permettrait au lecteur de mieux comprendre que le désir ardent de gagner de plus en plus de l’argent par le travail honnête et productif est conforme à la volonté de Dieu. Personne ne crée l’entreprise pour perdre son argent. L’augmentation ou la maximisation sans cesse des recettes demeure et demeurera jusqu’à la fin du monde  l’objectif fondamental, l’activité principale, la mission primordiale, la vocation première et la raison d’être de l’entreprise physique ou morale, quels que soient son domaine de la vie, son statut, sa taille et sa localisation afin de lui permettre de respecter ses engagements et d’assurer sa crédibilité et sa solvabilité vis-à-vis des bailleurs de fonds.

  1. Première règle de la gestion financière et des bailleurs de fonds

Respecter les engagements ou la parole donnée est la première règle de la gestion financière. Aux yeux des bailleurs de fonds, gérer l’entreprise, signifie respecter les engagements, respecter la parole donnée, payer les dettes à court terme, équilibrer les recettes et les dépenses ou les encaissements et les décaissements, décaisser ce qu’on a encaissé, dépenser ce qu’on a recouvré, récolter ce qu’on a semé, dépenser uniquement sur base caisse. C’est le crédo de tous les bailleurs de fonds et de tous les véritables financiers. Pour que l’entreprise soit capable de respecter ses engagements à court terme, ses recettes mensuelles doivent être supérieures aux dépenses. La courbe des recettes est une trajectoire qui doit demeurer toujours ascendante.

Respecter les engagements, signifie en d’autres termes, respecter l’équilibre financier du plan prévisionnel de trésorerie, respecter la règle de la trésorerie zéro, remettre le compteur à zéro. Le respect des engagements est le baromètre, c’est-à-dire, l’unité de mesure, qui permet aux bailleurs de fonds d’évaluer les capacités managériales d’un gestionnaire à maximiser les recettes et à respecter les engagements à court terme de son entreprise. Le non-respect des engagements ou de la parole donnée est un fléau à combattre, il est plus dangereux, plus virulent et plus dévastateur que le CORONAVIRUS dans le pays. Il discrédite les entreprises et leurs dirigeants à l’extérieur.

  1. Flux de trésorerie de l’entreprise physique ou morale

Toute la vie de l’entreprise est caractérisée par des décisions rationnelles ou irrationnelles prises à long, moyen et court termes, qui se traduisent inexorablement soit par un encaissement, soit par un décaissement dont les effets impactent la trésorerie de l’entreprise. Les fluctuations quotidiennes des encaissements et des décaissements constituent ce que les financiers appellent les flux de trésorerie enregistrés au niveau des comptes caisse et banque. Est irrationnelle, toute décision qui contribue à la diminution des recettes de l’entreprise, sans contrepartie, face aux dépenses.

Parmi toutes les tâches de l’entreprise, la maximisation des recettes est la tâche la plus difficile, la plus exigeante, la plus exaltante et la plus importante à réaliser. Elle est plus difficile que la construction d’un barrage hydroélectrique, d’un disjoncteur, d’un navire, d’un avion, d’un hôpital, d’une université ; elle est plus difficile que la défense d’une thèse de doctorat, la rédaction d’une plaidoirie, d’un article de presse, d’une prédication, d’une opération chirurgicale, etc… La parabole des talents enseigne que la maximisation des recettes de l’entreprise est un mystère divin, elle suscite la joie de Dieu et sa colère contre les managers paresseux, fainéants, mangeurs des recettes.  Ils sont plus dangereux parmi toutes les forces négatives.

C’est pourquoi, dans les pays développés, la tâche de maximiser les recettes est toujours confiée à des hommes et des femmes d’exception, compétents, expérimentés, intègres, altruistes, patriotes, travailleurs, ambitieux, audacieux, rêveurs, etc… Les bailleurs de fonds les appellent les « Chasseurs des recettes » ou « Oiseaux rares ». Ils valent plus que les gisements d’or, de cobalt, de cuivre, de diamant, d’uranium, de pétrole, etc… ils ont la survie de l’entreprise entre leurs mains, parce que sans la maximisation des recettes, l’entreprise ne pourra pas respecter ses engagements et sera condamnée à la faillite et à sa disparition. Dans les entreprises performantes, le recours aux chasseurs des recettes est une impérieuse nécessité non négociable. La politisation à outrance de la gestion est la principale cause de l’échec de la réforme des entreprises publiques du 07 Juillet 2008. Aucune réforme n’est parfaite, mais le résultat de la réforme dépend de ses animateurs. La gestion a ses règles que la politique ne connait pas.

  1. Définition de la trésorerie de l’entreprise physique ou morale

Il n’y a pas d’amalgame à faire entre les recettes et la trésorerie de l’entreprise, elles sont deux concepts totalement différents qui jouent deux rôles totalement différents dans la vie de l’entreprise. Toutes les recettes y compris les recettes en devises fortes constituent le gage commun de tous les créanciers de l’entreprise sans discrimination aucune. Elles sont destinées à payer prioritairement les dettes à court terme de l’entreprise. La mission du responsable financier consiste à veiller au respect de l’intangibilité du gage commun de tous les créanciers, de paiement de toutes les dettes à court terme et de l’équilibre financier du plan prévisionnel de trésorerie.

Selon les bailleurs de fonds, la trésorerie signifie le disponible net qui reste dans la caisse de l’entreprise après le paiement de toutes les dettes à court terme. Elle peut être positive, négative et zéro. Il y a déficit de trésorerie lorsque les recettes mensuelles sont inférieures aux dépenses.                Le déficit de trésorerie représente la valeur de  toutes les dettes à court terme non encore payées. La persistance  de l’existence  dans le plan de trésorerie des dettes à court terme vieilles de plus d’une année, est un indicateur de la mauvaise gouvernance et de la gestion prédatrice.

Comme on peut le constater, la trésorerie est l’intersection, la destination finale, le point focal, le terminus des effets de toutes les décisions rationnelles et irrationnelles prises au sein de l’entreprise. La trésorerie est donc pour l’entreprise ce qu’est la boîte noire pour l’avion. Elle est l’épicentre de la survie de l’entreprise. C’est pourquoi, la diminution des recettes de l’entreprise doit-être considérée comme la pire erreur de gestion que tout gestionnaire doit éviter de commettre. Elle impacte négativement sur la trésorerie et place l’entreprise dans l’incapacité de respecter ses engagements à court terme.

Dans les entreprises performantes, la baisse des recettes est un clignotant révélateur de la mauvaise gouvernance. C’est une erreur de gestion grave, impardonnable, objective et suffisante pour justifier la défenestration du manager, mangeur des recettes. C’est la peur de cette erreur qui maintient en éveil l’esprit d’imagination et de créativité du manager. L’indifférence et l’insensibilité des décideurs face à la diminution des recettes des entreprises publiques, explique l’origine de l’accumulation spectaculaire des déficits budgétaires de l’Etat depuis 1960.  Que l’exemple de Vodacom soit une source d’inspiration pour toutes les élites congolaises afin qu’elles puissent combattre le déficit public chronique.

  1. Plan de trésorerie de l’entreprise performante

Le plan prévisionnel de trésorerie est le meilleur tableau de bord qui éclaire le manager sur la situation financière exacte de son entreprise et l’aide à financer le déficit de trésorerie par un crédit auprès des bailleurs de fonds afin de permettre à l’entreprise de respecter ses engagements à court terme.                     Il contient cinq paramètres ci-après : les recettes, les dépenses, le solde, le disponible initial et le disponible final. L’évaluation des mandataires de l’Etat par des journalistes qui s’amusent à les classer dans le Top 10 de meilleurs mandataires  de l’Etat serait plus objective et impartiale si ces journalistes présentaient les plans de trésorerie des entreprises publiques dirigées par ces meilleurs mandataires de l’Etat.

Le plan de trésorerie doit être établi selon les règles de l’art et contenir des données claires, fiables, exactes, incontestables, vérifiables, disponibles et chiffrées sur les recettes, les dépenses et la trésorerie parce que les chiffres parlent mieux que quiconque. Contrairement aux textes juridiques qui peuvent être interprétés dans tous les sens, les chiffres ont l’avantage d’avoir la même signification au ciel, sur la terre, sous la terre et partout au monde. En effet, Cent (100) USD encaissés par le créditeur doivent correspondre à Cent (100) USD décaissés par le débiteur.

Le plan de trésorerie est donc l’outil de gestion dont se sert le manager pour vanter avec fierté et tête haute assortie d’une arrogance modérée auprès des bailleurs de fonds les performances réalisées par son entreprise et défendre ses projets ambitieux qu’il compte réaliser pour lesquels il sollicite le financement pour combler son déficit de trésorerie. Il est l’émanation du budget. Lorsque les écarts entre les prévisions budgétaires et les flux de trésorerie sont importants, cela signifie que les prévisions budgétaires ont été surestimées.  C’est le plan de trésorerie prévisionnel qui évalue l’efficacité et la rationalité du budget.

Pour les bailleurs de fonds, le plan de trésorerie représente la meilleure vitrine à travers laquelle ils évaluent les capacités managériales du manager à maximiser les recettes de l’entreprise et à respecter ses engagements à court terme. Quand les Experts du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale évaluent la situation financière d’un l’Etat, ils ne demandent pas l’opinion des journalistes, mais ils se servent du plan de trésorerie. Le plan de trésorerie est le meilleur lieu où les bailleurs de fonds observent les performances, la grandeur, la puissance, la robustesse, l’émergence et les contre-performances de l’Etat.

  1. Crédit ou le secret de développement de l’entreprise

Le crédit est le secret de développement de l’entreprise physique ou morale. Sans le crédit, aucun Etat, aucune entreprise ne peut ni voir le jour, ni fonctionner, ni grandir, ni se développer. Même le bébé a besoin du crédit de sa mère pour grandir. Si Dieu règne au ciel, le crédit déclarent les bailleurs de fonds, règne sur la terre, gouverne le monde, règle et dérègle les relations entre les Etats, les entreprises, les ménages et les individus. Grâce au crédit, l’entreprise peut combler son déficit de trésorerie, acquérir un équipement neuf et plus performant, rembourser une dette contractée dans des conditions onéreuses, réaliser des actions prodigieuses, recruter les meilleurs Cadres, Ingénieurs  et Techniciens, etc…

Il y a plusieurs milliards de dollars américains sur le marché financier. Cependant, le marché financier est une excellente école où seuls les débiteurs crédibles et solvables qui respectent leurs engagements sont éligibles. Dans les pays développés et émergents, les débiteurs douteux, redoutables et insolvables sont considérés comme une race humaine en voie de disparition parce qu’ils freinent le développement de leurs nations. Ils sont assimilés aux assassins silencieux et à toutes les forces négatives comme les mangeurs des recettes qui détruisent les nations. Ils doivent être combattus.

Les pays pauvres très endettés sont appelés des pays à très haut risque à cause de la présence prépondérante sur leurs territoires des débiteurs douteux et insolvables, c’est-à-dire des assassins silencieux. Le risque n’est pas lié aux conditions d’insécurité dues à la guerre et aux épidémies et pandémies sanitaires, il est lié au risque de non respect des engagements ou de la parole donnée. Malgré la pandémie du CORONAVIRUS qui a endeuillé la Chine, tous les bailleurs de fonds du monde amplifient leur confiance en ce pays parce qu’il est crédible et solvable. Pour preuve, les Européens commencent à y retourner. Les entreprises des pays développés et émergents empruntent même par téléphone ou SMS. La principale cause de la pauvreté des pays sous développés est le non respect des engagements à court terme ou de la parole donnée. La grandeur de l’homme se mesure par sa capacité à respecter ses engagements. Le crédit éduque et forme des hommes et des femmes responsables.

Les expressions telles que : qui paie ses dettes s’enrichit, on ne paie qu’aux riches, l’argent appelle l’argent, etc…  dévoilent l’importance du crédit dans le développement de l’entreprise. Celui qui ne paie pas ses dettes est un assassin silencieux.  Toutes les entreprises publiques sont quasiment toutes en faillite à cause de l’insolvabilité de leurs clients.

 

  1. Gestion financière, une science et un art

En gestion financière, on distingue trois niveaux des finances, à savoir : La Haute Finance (HF), la Moyenne Finance (MF) et la Basse Finance (BF), à ne pas confondre avec la Haute Tension (HT), la Moyenne Tension (MT) et la Basse Tension (BT) dans le domaine de l’électricité. C’est la (BF) qui s’occupe de la gestion du plan prévisionnel de trésorerie à travers les flux de trésorerie enregistrés au niveau des comptes banque et caisse. C’est à ce niveau que l’on dégage le déficit de trésorerie. Le plan financier et le budget relèvent du domaine de la haute finance et de la moyenne finance.

La beauté de la gestion financière explose dans l’interaction permanente existant entre le déficit de trésorerie et le crédit d’une part et le règlement de toutes les dettes à court terme et le respect de l’équilibre financier, d’autre part. C’est dans la gestion du crédit que l’on reconnait le meilleur responsable financier de l’entreprise. Sa mission consiste à veiller au paiement de toutes les dettes à court terme pour respecter la règle de la trésorerie zéro. La gestion financière s’arrête dès que les recettes mensuelles sont inférieures aux dépenses et cède la place à la gestion prédatrice et de l’immoralité. C’est pourquoi les bailleurs de fonds affirment que la survie de l’entreprise se définit dès l’instant où l’on désigne le responsable financier parce qu’elle se trouve entre ses mains.

Pour la survie de l’entreprise, la gestion financière doit être considérée à la fois comme science et comme art. Elle est une science parce que son fonctionnement est régi par des règles claires et précises, notamment le respect des engagements à court terme, le respect de la maximisation des recettes de l’entreprise, le respect de l’équilibre financier du plan de trésorerie, le respect de l’intangibilité des recettes comme gage commun de tous les créanciers sans discrimination aucune et le respect du ratio du déficit de trésorerie qui ne doit pas franchir la barre de 10 % des recettes mensuelles afin d’éviter l’absorption ou la consommation anticipée des recettes.  Le non-respect de ces règles conduit l’entreprise à sa faillite.

La gestion financière est un art parce que les flux de trésorerie se comportent comme les êtres humains et agissent sous l’impulsion de leurs créateurs, c’est-à-dire les clients et les créanciers, partenaires privilégiés de l’entreprise qui doivent être au centre des préoccupations du manager qui doit les gérer avec habilité et tempérance. Il faut noter que les flux de trésorerie parlent, ils dansent, ils chantent, ils rient, ils pleurent, ils s’énervent, ils somnolent, ils grondent, etc… Le responsable financier gère non seulement les flux de trésorerie, mais aussi leurs créateurs. En effet, derrière les recettes se cachent les clients tandis que derrière les dépenses se cachent les travailleurs, les prestataires de service et des travaux, les banques et les bailleurs de fonds. La faillite d’un client ou d’un créancier important peut entrainer celle de l’entreprise.

  1. Plan d’engagement de l’entreprise en faillite

Il existe une différence importante entre le plan prévisionnel de trésorerie de l’entreprise performante et le plan d’engagement de l’entreprise en faillite. De la même manière que le plan de trésorerie est l’émanation du budget, c’est de la même manière que le plan d’engagement est l’émanation du plan prévisionnel de trésorerie. Ils sont deux instruments de gestion diamétralement opposés poursuivant deux objectifs diamétralement opposés également. Le plan de trésorerie est le meilleur lieu où les bailleurs de fonds évaluent le déficit budgétaire et jamais dans le plan d’engagement. Monsieur Mauricio VILLAFUERTE, Expert du Fonds Monétaires International, ne me contredira pas.

Le non-respect des engagements financiers par l’entreprise en faillite entraine l’accumulation des dettes qui se transforment en dettes toxiques, nocives et polluantes, en ordures financières et en immondices financiers, susceptibles d’asphyxier l’entreprise parce qu’ils y produisent les mêmes effets nocifs comme le gaz toxique dans l’environnement. Les dettes non payées augmentent le stress, le surmenage et l’insomnie chez le débiteur douteux et insolvable, assassin  silencieux.

Le plan prévisionnel de trésorerie de l’entreprise performante veille au respect de paiement de toutes les dettes à court terme tandis que le plan d’engagement de l’entreprise en faillite défie la première règle de la gestion financière et ne paie que les dettes triées ou tamisées par le manager parmi les dettes toxiques, nocives et polluantes. Les dettes ainsi triées sont sélectionnées en fonction de l’intensité des pressions, des menaces, de chantage et d’intimidation exercés sur le manger par les créanciers frustrés, marginalisés et furieux. Le montant des dettes triées et sélectionnées à payer est plafonné ou contingenté au niveau du solde disponible des recettes réalisées qui reste dans la caisse après le paiement de toutes les charges incompressibles. Le plan d’engagement contient trois paramètres ci-après : Recettes, dépenses et solde. Il ne contient ni le disponible initial, ni le disponible final. Dans l’opération chirurgicale visant le plafonnement des dettes toxiques, les nouvelles dettes chassent les vieilles dettes, les nouveaux créanciers chassent les vieux créanciers et provoquent des maladies cardiovasculaires chez les créanciers frustrés.

Sur le marché financier, le respect de la parole donnée vaut plus que le diplôme universitaire, il vaut de l’argent. En gestion, le diplôme seul ne suffit pas pour développer l’entreprise, il faut y ajouter de hautes valeurs morales et éthiques. Le diplôme ne vaut que ce que vaut son détenteur. Un manager, détenteur d’une valise remplie des diplômes délivrés par les meilleures universités du monde, qui se distingue dans des antivaleurs, ne maximise pas les recettes de son entreprise et ne respecte pas ses engagements, ne représente aucune valeur aux yeux des bailleurs de fonds. Tous ses diplômes sont des pacotilles et ressemblent à des chèques sans provision. Par contre, un débiteur illettré qui maximise les recettes de son entreprise et respecte ses engagements jouit de la totale confiance de ses bailleurs de fonds. Il est capable d’obtenir un crédit auprès de sa banque par un coup de téléphone ou par SMS.

  1. Origine du déficit budgétaire de la RDC

La contradiction entre les déficits budgétaires au 31 Décembre 2019 de 520,00 millions USD déclaré par Son Excellence Adolphe Muzito, ancien Premier Ministre, dans le journal AfricaNew n° 1776 du 31 Mars 2020 et de 338,00 millions USD déclaré par l’Editeur de Média Congo/RLP dans le journal La Référence Plus n° 8916 du 06 Février 2020, résulte de la très mauvaise perception par l’élite congolaise, d’une part, du concept « trésorerie » et, d’autre part, de l’amalgame qu’elle fait entre le « Plan prévisionnel de trésorerie de l’entreprise performante» et le « Plan d’engagement de l’entreprise en faillite», deux instruments de gestion diamétralement opposés. Les flux de trésorerie ne s’accommodent d’aucune contradiction, ils doivent être présentés avec une précision propre aux chirurgiens et avoir la même signification au ciel, sur la terre, sous la terre et partout au monde.

Pour être exact, le déficit budgétaire doit contenir toutes les dettes à court terme non encore payées. Son foyer est le plan de trésorerie et jamais le plan d’engagement. C’est pourquoi, on ne trouve dans le plan de trésorerie publié par le Ministre des Finances pour le premier trimestre 2020 ni le déficit de 520,00 millions USD, ni celui de 338,00 millions USD parce que le Ministre des Finances a publié le plan d’engagement de l’entreprise en faillite qu’il a intitulé à tort le plan de trésorerie de l’entreprise performante. Monsieur Adolphe Muzito éprouvera d’énormes difficultés pour justifier le déficit de 80,00 millions USD en Janvier 2020 et de 100,00 millions USD en Février 2020 qu’il a publiés dans sa 23ème Tribune à partir de son déficit budgétaire erroné de 520,00 millions USD au 31 Décembre 2019 en utilisant la formule universelle dont se servent les bailleurs de fonds pour déterminer la trésorerie de l’entreprise physique ou morale.

Je suis persuadé que Son Excellence Monsieur le Ministre des Finances connait très bien la différence qui existe entre le plan de trésorerie et le plan d’engagement. Il a délibérément dissimulé le véritable plan de trésorerie du premier trimestre 2020 afin d’éviter d’exposer sur la place publique la nudité de l’Etat en banqueroute légué à FATSHI le 24 Janvier 2019 comme l’attestent les recettes réalisées par l’Etat qui s’élèvent à 299,40 millions USD en Janvier 2020. Le Ministre n’est pas fier de présenter le déficit budgétaire réel face au niveau médiocre des recettes publiques réalisées.

Face au montant de la dette publique arrêtée selon Adolphe Muzito à 12,45 milliards USD dont 3,50 milliards USD représentant la dette extérieure et 8,95 milliards USD représentant les dettes à court terme, les déficits de 520,00 millions USD et de 338,00 millions USD au 31 Décembre 2019 ne sont pas réalistes et ne reflètent pas la vérité. La sagesse africaine et l’honnêteté intellectuelle recommandent à tous les Congolais de reconnaitre que FATSHI n’est pas l’amplificateur du déficit budgétaire cumulé lui légué par tous les gouvernements constitués depuis 1960 y compris celui dirigé par l’ancien Premier Ministre Adolphe Muzito comme l’indique la trajectoire du déficit budgétaire ou le serpent financier dans le tableau I en annexe. C’est dans la gestion de la trésorerie que l’on reconnait la puissance et la robustesse des Etats. Le déficit budgétaire est à l’origine de toutes les forces négatives ou antivaleurs qui détruisent les nations.

L’histoire de l’indépendance de la RDC démontre que son déficit budgétaire remonte au 30 Juin 1960. En effet, toutes les caisses de l’Etat étaient vides au 30 Juin 1960 suite aux mesures cavalières prises par les colonisateurs belges à la veille de l’indépendance. Tous les avoirs logés à la Banque du Congo Belge ont été pillés et transférés à Bruxelles avant la proclamation de l’indépendance afin de priver le jeune Etat Congolais des moyens dont il avait besoin pour fonctionner. Il existe plusieurs ouvrages écrits par des Congolais consacrés à ces mesures cavalières. Les déficits budgétaires de 520,00 millions USD et de 338,00 millions USD ne contiennent pas les dettes à court terme de 8,95 milliards USD. Comme on peut le constater, l’accumulation du déficit budgétaire traduit l’incapacité de tous les gouvernements depuis 1960 à maximiser les recettes publiques. Il a existé avant la naissance de FATSHI le 13 Juin 1963 et s’est amplifié au cours des années avant son avènement à la Magistrature Suprême le 24 Janvier 2019. Il est donc indécent d’accuser FATSHI d’en être l’amplificateur. Tous les gouvernements portent la responsabilité de l’accumulation spectaculaire du déficit budgétaire et de la pauvreté du pays.

  1. Echec des réformes des entreprises publiques du 07 Juillet 2008

L’objectif fondamental des réformes des entreprises publiques du 07 Juillet 2008 visait la maximisation des recettes afin de leur permettre de contribuer à la réduction du déficit budgétaire chronique de l’Etat depuis 1960. Il n’a jamais franchi la barre de la trésorerie zéro. L’accumulation des déficits budgétaires successifs constitue la preuve éclatante de l’échec de ces réformes. Sans une nouvelle race des Mandataires de l’Etat, patriotes, compétents, expérimentés, intègres, travailleurs, ambitieux, altruistes et surtout chasseurs des recettes, etc… le déficit budgétaire de l’Etat s’amplifiera sans cesse et fera toujours du pays la risée du monde. Il faut un plan de riposte robuste contre le déficit budgétaire. Tous les Congolais doivent contribuer à sa réduction.

Selon le journal Le Phare n° 3799 du Vendredi 02 Avril 2010, Vodacom, société des télécommunications, avait réalisé avec ses 5 millions d’abonnés les recettes de 198,89 millions USD en Février 2009 contre les recettes de 299,40 millions USD réalisées par l’Etat en Janvier 2020 comme l’indique le tableau I en annexe. Pire encore, les recettes de 198,89 millions USD réalisées par Vodacom en Février 2009 sont supérieures à toutes les recettes de 75,64 millions USD réalisées par la SNEL, SA, sur sa clientèle domestique pour toute l’année 2018. La société Vodacom et la SNEL, SA, exploitent la même clientèle et exercent leurs activités dans le même environnement socio-économique. La différence provient de la politisation à outrance de la gestion de la SNEL, SA.

Je laisse à chaque élite congolaise la liberté de faire la projection des recettes réalisées par  Vodacom en Janvier 2020, soit onze ans après 2009 sachant que le nombre de ses abonnés est passé de 5 millions en 2009 à 15 millions en 2019. Une simple opération arithmétique permettrait à l’élite congolaise de conclure que les recettes réalisées par Vodacom en Janvier 2020 sont supérieures aux recettes de 299,40 millions USD réalisées par l’Etat en Janvier 2020 bien avant l’agression de notre pays par la pandémie du Coronavirus.  Quel paradoxe ?  Cette comparaison troublante devrait interpeller toutes les élites congolaises soucieuses encore du développement de notre pays.

Je n’ai jamais oublié la réponse réservée par le Directeur Général de Vodacom au début de ses activités dans notre pays en 2002, aux préoccupations d’un journaliste qui lui posa la question de savoir pourquoi Vodacom investissait en RDC pays en guerre ?  Il avait répondu presqu’en ces termes : « Les résultats de nos études ont prouvé que la RDC a un potentiel économique extraordinaire, une population jeune et dynamique ; l’avenir de ce pays est radieux. Nous y avons confiance. La guerre relève du court terme, elle prendra fin. Vodacom travaille à long terme et non à court terme. Nous voulons nous y installer maintenant pour que lorsque ceux qui viendront après la guerre, trouvent Vodacom pour les accueillir ».

La SNEL, SA, est une société savante parce qu’elle est la pépinière de meilleurs Ingénieurs Civils et techniciens en électricité de notre pays. Dès sa création le 16 Mai 1970, la SNEL, SA, avait envoyé de nombreux cadres Ingénieurs Civils à l’étranger pour une formation solide en vue de renforcer leurs capacités professionnelles et préparer la relève des cadres expatriés après leur départ. Le Directeur LUSHIMA DJUNGA fut le seul Cadre non Ingénieur Civil qui avait bénéficié d’un stage professionnel d’un très haut niveau pendant deux ans dans les sociétés d’électricité de la Belgique, de la France et de l’Allemagne. C’est un privilège exceptionnel que la Société réservait à ses Cadres exceptionnels. Elle a investi beaucoup d’argent dans la formation de LUSHIMA DJUNGA, à son tour, il a mis au service de la SNEL, SA, tous ses meilleurs talents qu’il a reçus gracieusement du Créateur  comme l’attestent ses nombreuses réalisations personnelles.

Grâce à cette formation, j’avais identifié 65 erreurs chiffrées commises par les Experts Canadiens de MANITOBA HI dans leurs bilans énergétiques de la SNEL, SA, pour les années 2014, 2015 et 2016 sous le mandat de Monsieur Eric MBALA MUSANDA, Ingénieur Civil et Directeur Général. J’avais dénoncé ces erreurs dans ma lettre du 04 Août 2017 adressée à Madame la Ministre du Portefeuille. Elle ne prit aucune peine d’en accuser réception. En examinant le plan de trésorerie du premier trimestre 2020 publié par le Ministre des Finances, j’ai identifié 4 erreurs chiffrées  qui sont devenues après correction les flux de trésorerie ci-après : -136,5 ; 1.727,3 ; -1.877,3 et -150,0. Les chiffres m’obéissent  et me respectent parce qu’ils me connaissent depuis mon enfance. J’adore le débat des chiffres, c’est ma passion et mon pain quotidien. Tous les Ingénieurs Civils de la SNEL, SA, qui m’avaient provoqué dans ce domaine ont été tous électrocutés au cours du débat qu’ils avaient organisé eux-mêmes dans la salle de conférence de la SNEL, SA, les 04 et 18 Août 2003 sur les tenants et les aboutissants des pertes techniques et pertes non techniques de la Société. Messieurs MBALA MUSANDA, NKUMBI KIET, FUMANY GYMBADI, MBAFUMOYA TCHOMBA, MUYUMBA KALENGE, etc… tous Ingénieurs Civils, avaient pris une part très active à ce débat historique et inédit dans l’histoire de la SNEL, depuis sa création le 16 Mai 1970.

Veuillez agréer, Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, l’expression de mes hommages les plus déférents.

Par LUSHIMA DJUNGA WEMBADIO

Concepteur du Projet CVS et ASIC

Analyste financier de l’ESSEC de Paris

Le Congolais le plus persécuté sur la terre

Directeur retraité et maltraité de la SNEL, SA

YA TSHITSHI DE LA SNEL, SA.