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Kinshasa : la Police met en garde les organisateurs des manifestations illégales

Kinshasa : la Police met en garde les organisateurs des manifestations illégales

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Le commissariat provincial de la police nationale ville de Kinshasa- a, dans un communiqué publié le week-end dernier, déploré les violences perpétrées autour de l’hémicycle du Palais du Peuple et sur les biens de certains particuliers les 23 et 24 juin 2020 dans la capitale congolaise.

Le numéro un de la police de la ville-province de Kinshasa, Sylvano Kasongo, a rappelé dans ce même document que conformément à l’ordonnance présidentielle proclamant l’état d’urgence sur toute l’étendue du pays, toutes les manifestations publiques sont interdites. Par conséquent, il met en garde les protagonistes des manifestations illégales qui finissent par des actes de vandalisme sur les biens d’autrui.

« Le commissariat provincial rappelle que depuis le 22 juin dernier, le pays est en état d’urgence conformément à l’ordonnance prise par le Chef de l’Etat quant à ce. Toute manifestation publique est donc interdite. La police qui a reçu l’ordre du Commandant suprême de prévenir et contenir toute manifestation met en garde quiconque sera tenté d’organiser des manifestations illégales et s’attaquer aux personnes où à leurs biens», a-t-il fait savoir.

A en croire ce communiqué du commissariat provincial de la police, ces manifestations ayant troublé l’ordre public et causé des dégâts importants font état de 18 blessés dont 15 policiers et 3 manifestants. 40 personnes ont été interpellées par la police et 2 individus pris en flagrant délit de pillage.

«La police qui dispose des images prises par ces mêmes personnes ayant perpétré des actes de vandalisme et de pillage a déjà ouvert des enquêtes pour les retrouver et les déférer en justice», rapporte le communiqué.

Pour rappel, la journée du mercredi 24 juin à Kinshasa a été caractérisée par des manifestations contre les trois propositions des lois sur la réforme de l’appareil judiciaire déposées au bureau de l’Assemblée nationale initiées par les députés nationaux Aubin Minaku et Garry Sakata. Les manifestants ne tenaient qu’au retrait pur et simple de ces trois propositions qu’ils qualifient d’«inopportunes et inconstitutionnelles».

Cyprien Indi