Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

Ça sent mauvais !

This post has already been read 7490 times!

Vous avez eu un mandat de cinq ans. Qu’en avez-vous fait ? Quel est le bilan ? Où sont les réformes et dans quel domaine ? Oh, il y avait la pandémie. Oh, il y avait des déficits. Il y avait des détournements. Des  procès s’en étaient suivis… Voilà des histoires  parmi tant d’autres d’ailleurs, qui, logiquement, se retourneront en dessus-dessous contre  la coalition FCC-CACH, lors des prochaines joutes électorales, telles que projetées à la saison  2023.

Ils sont ensemble aujourd’hui, en dépit, certes, de quelques escarmouches de parcours. Et, ils le seront encore demain, si jamais les passions des uns arrivaient à être tempérées par les ardeurs patriotiques des autres.

Car, autrement, l’histoire retiendrait qu’il aurait  été si  simple de transmettre le fanion de commandement et, puis, dans la suite, de saper et  sacrifier tout, alors que le peuple congolais, longtemps médusé et qui  continue  à en payer les frais, sanctionnera, sans blagues.

Et, pourtant, il n’est jamais trop tard, pour mieux faire, dit-on. Il suffit de se ressaisir, de regarder en direction de l’intérêt général, pour transcender les différences et aller de l’avant. Les  questions des positionnements politiques sont puériles.  Tout comme les affaires de la gestion épicière de la Res Publica, à l’instar de ces millions dont les petits écrans ainsi que les tympans ont été gratifiés  ces derniers jours dans le cadre des procès,  convocations, interpellations, interrogatoires, jugements ou autres forfaitures enregistrées en une année, s’il faut revenir au jour mémorable du 24 janvier 2019, où un fils prit son courage et lâcha  son piédestal au profit d’un autre tout aussi symboliquement reconnu, l’histoire, celle de la RD. Congo,  commença à   s’écrire autrement sur de nouvelles pages. Mais, juste une année après, vers la moitié de la deuxième alors, que l’on apprenne que  les joueurs, derrière des agendas cachés sur  les enjeux futurs, ont abandonné les jeux du moment, est tout de même ahurissant. Décor planté : Kabund, tel un maître-nageur, s’est perdu dans la noyade. Tunda, le VPM, un bon week-end, alors qu’il était chez lui, dans sa maisonnée, est  interpellé et relâché. Bijoux Goya face à ATM, l’histoire est encore fraîche dans la mémoire. Des lois Minaku-Sakata sabordées pendant qu’elles sont encore dans les dépendances des commissions sur fond d’une grogne des motocyclistes se réclamant de l’Udps.  Et, dans cet embrouillamini, Félix Tshisekedi, le 30 juin, crève l’abcès et menace de ne point souscrire à des formules tendant à  toucher aux dispositions constitutionnelles dont il est le garant patenté.  Il ne laisse pas,  même pas  une seule minute, l’initiative parlementaire se poursuivre comme l’avait si bien   décidé son gouvernement, lors de la séance du conseil des Ministres du vendredi 26 juin 2020. Du côté de la CENI, les romains s’empoignent. Les loups sont presque prêts à s’arc-bouter. Donc, en gros, il s’aperçoit dans le ciel politique,  un épais brouillard dont personne ne sait déterminer, du moins, à ce jour, les vraies motivations de ces brans-le bas de nature à tout chambouler.   Majorité parlementaire contre Majorité populaire. Parlement contre Justice. Justice contre Gouvernement. La confusion s’installe et perdure. Mais, où sont passés  les patriotes ? Où sont les sages ? Où sont les justes ? Kabila et Tshisekedi sont-ils encore dans les bornes tracées par l’Accord consacrant la naissance de la coalition FCC-CACH ? Allô !!!

LPM