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Confusion !

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Initialement prévue pour le 3 août dernier, la rentrée des classes et promotions terminales aura finalement lieu aujourd’hui lundi 10 août. Mais dans quelles conditions ?

Le Président de la République a proclamé la fin de l’état d’urgence sanitaire. Cependant, fin de l’état d’urgence n’est pas synonyme de fin de la pandémie qui a contraint au confinement entre autres élèves et étudiants pendant près de quatre mois dans leurs domiciles. Les chefs d’établissements ont été appelés à mettre les dispositifs nécessaires à la lutte contre la Covid-19, et de respecter la distanciation sociale.

D’après le compte-rendu du 43ème Conseil des Ministres, le Comité Multisectoriel considère que la reprise des classes et promotions terminales devra tenir compte du contexte exceptionnel de la pandémie qui incline à des réajustements dans les modes et conditions d’organisation, à savoir : la durée, les horaires, la possibilité de report et de renvoi de certains enseignements et activités. Il y a deux facteurs essentiels : le principe de la progressivité implique la possibilité d’une reprise évolutive selon les dates, les secteurs et la singularité des contextes ; tandis que l’observance des mesures barrières implique le port obligatoire des masques.

Aussi, le Ministre de l’EPST, Willy Bakonga, annonce-t-il qu’à cet effet les écoles dans les 26 provinces ont été équipées. Les cours reprennent de 7h30 à 11h30 au niveau primaire, de 7h30 à 12h00 pour les humanités. Par conséquent, il n’y aura plus de recréation pour prévenir contre la propagation de la Covid-19.

Cependant, cette rentrée scolaire (TENAFEP et Examen d’Etat) et académique (3ème Graduat, 2ème Licence, DEA, Doctorat) se fait sur fond de tensions. Certains délégués syndicaux ont boycotté cette reprise des cours dans les écoles comme dans les universités et instituts supérieurs. Des revendications sociales liées notamment, aux salaires sont mises sur la table de négociation. Le débrayage sera donc au rendez-vous.

Par ailleurs, élèves et étudiants vont aussi se buter à l’épineux problème de transport. Les sociétés pétrolières opérant dans les zones Sud et Est se plaignent de ce que certaines de leurs charges d’exploitation, frais et services n’auraient pas été intégrés dans la structure des prix, qui, selon elles, ne reflète pas la réalité. Toute grève dans ce secteur pétrolier ou une éventuelle hausse des prix du carburant va sérieusement perturber cette reprise des cours tant attendue.

Félix Tshisekedi aurait promis de donner lui-même le go de cette rentrée qui s’annonce confuse. Wait and see.

La Pros.