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Clignotants  au rouge !

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Des millions ‘’volatilisés’’  ont tellement fait parler d’eux que personne ne peut rester insensible.

Revenu  à Kinshasa  ce samedi 22 août 2020, après un long séjour  au pays de l’Oncle Sam, Martin Fayulu qui se considère toujours comme le Président élu, a tenté, lors de son meeting de N’djili, de tacler les gestionnaires du programme de 100 jours, tels qu’initiés par Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Allusion faite, apparemment,  à Kamerhe et à tous ses co-accusés dans cette affaire qui, aujourd’hui, est passée à la phase d’Appel et dont le dénouement n’est certainement pas pour demain.

Pour  lui, en effet, en lieu et place de 66 millions de dollars évoqués lors du procès, c’est plutôt 400 millions de dollars américains qui auraient été détournés.  Car, selon ses investigations, Fayulu qui, au passage, demande à la justice de faire davantage son travail, exige, en même temps,  le remboursement de toutes ces sommes indûment extraites du trésor public. Même là aussi, il élargit l’assiette aux autres dimensions des travaux de 100 jours. Outre les maisons préfabriquées made in Jammal Samih, il en appelle à la vigilance autour des sauts-de-mouton, des travaux d’infrastructures routières et d’adduction d’eau potable, à l’électrification des zones rurales.

Donc, tous les fonds débloqués entre la période allant de janvier 2019 à décembre 2019 devraient, à son avis, passés au scalpel en vue d’identifier les sources et leurs affectations respectives.

Il considère, par ailleurs, que tous les auteurs de ces détournements des deniers publics, y compris ceux qui sont déjà dans les filets, doivent rendre compter et ne plus mériter de la confiance de la nation, en exécution des   jugements rendus.

Bien plus, dans la même foulée, pour sortir le pays du bourbier, Muzito autant que d’autres acteurs politiques progressistes, en appellent à regarder bien dans la direction des réformes proposées dont le plan Fayulu étalait bien des pistes à exploiter.

Qui plus, les contradictions au sein de la coalition au pouvoir démontre,  à l’en croire, que le pays est sacrifié sur l’autel des intérêts égoïstes. Puisqu’aujourd’hui,  tous  les clignotants  sont au rouge et que  l’état de la santé du pays est critique, à défaut d’obtenir des réformes préalables à l’organisation des prochaines élections, le langage de la rue reviendra à la surface et  la  tempête sonnera, le moment venu, le glas de la récréation ambiante  actuelle.

LPM