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Peut-on encore sauver la SNCC ? Le PCA Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza y croit

Peut-on encore sauver la SNCC ? Le PCA Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza y croit

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Après la visite du Ministre du Portefeuille au Katanga où il avait eu des entrevues fructueuses avec les dirigeants  de la Gécamines et de la SNCC pas plus tard qu’il y a une semaine, voila ceux de la SNCC à Kinshasa venus rencontrer, samedi 5 septembre 2020, le Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba à l’Immeuble Intelligent qui abrite l’hôtel du gouvernement. C’est un signe que les choses bougent du côté Gouvernement et le PCA de la SNCC a senti qu’il fallait battre le fer tandis qu’il est encore chaud. Raison pour laquelle il a fait le déplacement de Kinshasa avec une importante délégation de dirigeants de la SNCC. Le Ministre en charge des Transports et Communication a pris part à cette entrevue du Premier Ministre avec la délégation de la SNCC.

L’activisme du PCA de la SNCC est compréhensible. Il a été l’une des premières personnes nommées imposées  par les Président de la République sur les membres de sa coalition qui n’auraient voulu de lui à cause de sa séparation mouvementée d’avec le camp de l’ancien Président de la République qui a privé ce dernier de l’appui d’une partie importante de la population du Katanga qui avait préféré le suivre dans l’opposition d’alors. Peut-être sur la défection de sieur Kyungu wa Kumwanza du camp Présidentiel d’alors a pesé lourd dans la suite des évènements jusqu’à convaincre l’ancien Président de ne pas tenter de briguer le troisième mandat. Alors, il tient à bien faire et à plaire à l’actuel Président de la République qui s’est battu pour le maintenir à ce poste.

Quels sont les atouts dont dispose le PCA et sa délégation pour relever la SNCC ?

On peut immédiatement brandir la confiance dont il jouit auprès du Président de la République qui n’avait pas bougé d’un pouce lorsque le choix était tombé sur lui pour ce poste de PCA de la SNCC, alors qu’il était récusé par ses alliés du FCC ? Il peut se prévaloir de ces relations privilégiées pour faire avancer les dossiers plus rapidement.

Son deuxième appui et pas le moindre est la connaissance dont l’Actuel Premier Ministre et Chef du Gouvernement a du dossier SNCC parce qu’il a été longtemps le Patron de la société des chemins de fer du Congo.

Le troisième atout dont il peut se prévaloir est les bruits qui se susurrent sur une éventuelle injection massive des capitaux allemands dans les anciennes lignes du chemin de fer et dans les nouvelles à créer ?

Les obstacles auxquels se buteront le PCA et la hiérarchie de la SNCC sont titanesques. La SNCC tout comme l’ONATRA tiraient l’essentiel de leurs ressources du transport des minerais produits au Katanga et évacués vers les Ports de Lobito en Angola, vers les ports Sud-Africains et vers Matadi et Boma, nos ports nationaux sur la côte Ouest du pays. Or, depuis la descente aux enfers de la Gecamines, la société minière d’Etat, et son dépècement en de petites sociétés sans envergure, il était devenu difficile de tirer des dividendes du transport des minerais. Chaque société en question préférait transporter ses minerais dans de gros camions. Ce qui les aidait à éluder la douane et à faire des économies et à faire perdre à l’Etat des précieuses revenus. Or, ces sociétés qui préféraient transporter les minerais par les gros camions sont sous la protection de quelques puissantes personnalités de l’ancien régime. Si Monsieur Kyungu wa Kumwanza veut faire mieux que ces prédécesseurs, il faut qu’il obtienne le retour des minerais Congolais dans les wagons de la SNCC et gère les fonds ainsi obtenus sagement en les  dirigeants vers le volet social de la société pour transporter les personnes. Sûrement que c’est-ce que M. Kyungu est venu chercher auprès du gouvernement à Kinshasa. Nous osons croire que les oreilles du gouvernement ne vont pas se borner à écouter mais surtout, à faire.

Laurent Bukasa