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Le meurtre de Matadi-Kibala : Un crime passionnel ou un acte d’un illuminé, d’un fou ?

Le meurtre de Matadi-Kibala : Un crime passionnel  ou un acte d’un illuminé, d’un fou ?

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Cela fait une semaine que le quartier Matadi Kibala a été témoin d’un meurtre sadique et bestial difficile à expliquer. Est-ce que le meurtrier était dans son bon esprit ou a-t-il agi avec préméditation ? Telles sont les questions que les témoins de ce meurtre de sang-froid se posent et que la justice essaiera de répondre après avoir enquêté.

Le crime a été commis sur une grande avenue en terre battue de Matadi Kibala appelée Kisempia. C’est une avenue beaucoup fréquentée aussi bien par des véhicules que par les piétons. Les véhicules et les motos ne prennent pas de la vitesse à cause de bancs de sable qui s’amoncellent le long de l’avenue  et les piétons se hâtent sur les deux trottoirs dans les deux sens.

Au milieu de cette activité normale sur la rue déambule un individu aux allures d’un illuminé dont les yeux étincelants cachent une grave perturbation intérieure.  Il est vêtu d’un T-shirt sur lequel sont imprimés des motifs relatifs à une secte religieuse populaire dans ce quartier là. Cet individu étrange déambule depuis des heures sur l’avenue, les yeux rivés sur les mouvements des véhicules et des personnes sur l’avenue.  Une rage funeste semble l’habiter. Personne n’ose lui demander la cause de l’émoi qu’il parvient difficilement à cacher en faisant les cent pas sur l’avenue, surveillant de son coin d’œil malveillant tout ce qui bouge sur l’avenue. Les gens s’habitue à cette image étrange qui trainaille sans but apparent sur l’avenue jusqu’au moment où ledit monsieur aperçoit une moto transportant une jeune femme, portant un enfant d’un an qui ralentit afin de se frayer un chemin. La vue de cette femme et son enfant derrière une moto conduite par un taximan le sort de sa torpeur.  Il s’approche fébrilement de la moto et tire une machette de son T-shirt pour décapiter la jeune dame qui portait toujours son enfant. Quelques personnes proches ont suivi le geste meurtrier de l’homme.  Ils crient et s’approchent de la victime tandis que le meurtrier comme subitement pris de panique prend la poudre d’escampette. Quelques personnes s’empressent de secourir la dame et une autre partie se lance à la poursuite du meurtrier qui possède quelques qualités athlétiques. Personne ne semble capable de l’approcher tant qu’il court vite et à bon escient.  C’était sans compter avec l’opiniâtreté de la Police Nationale lancée à ses trousses. Un Policier trouve la solution en lui logeant une balle dans les pieds pour l’immobiliser. Blessé aux pieds, le cruel tueur est rejoint par une foule dense qui voulait le lyncher n’eut-été la PNC qui l’a a arraché de la foule.

Quel mobile est derrière ce crime crapuleux ? Est-ce que le jeune homme connaissait la fille et épiait ses mouvements? Est-ce que c’est un amoureux trompé qui a juré de se venger en ôtant la vie à la jeune dame.  Autant des questions que la justice qui a enclenché des investigations se devra de répondre pour éclairer notre lanterne.  Ce que nous pouvons avancer jusqu’à ce niveau est que le jeune homme appartient à une secte comme Kinshasa en compte des centaines pour le moment qui fabrique des fanatiques dont la jugeote est sérieusement embrouillée. Le deuxième élément en notre possession est qu’il était déjà un moment sur cette avenue épiant la circulation. Enfin, il ne s’est attaqué qu’à la jeune fille et pas à quelqu’un d’autre. La somme de ces faits est mince mais elle peut nous permettre d’annoncer sans être trop affirmatif qu’il s’agissait peut-être d’un crime passionnel.  Pour le reste, l’enquête nous le dira.

Laurent Bukasa