Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

15ème Conclave numérique CII-EXIM Bank sur le partenariat du projet Inde-Afrique : Sylvestre Ilunga insiste sur le développement du secteur agricole en Afrique

15ème Conclave numérique CII-EXIM Bank sur le partenariat du projet Inde-Afrique : Sylvestre Ilunga insiste sur le développement  du secteur agricole en Afrique

This post has already been read 739 times!

Le Premier Ministre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, participe depuis ce mardi 22 septembre 2020, au nom du Gouvernement congolais qu’il dirige, au 15ème Conclave numérique organisé par la Confédération de l’Industrie Indienne et EXIM Bank sur le partenariat du projet Inde-Afrique. Il a soulevé la pertinence de ces assises permettant de réfléchir sur les Nouvelles dimensions du partenariat Inde-Afrique dans l’ordre Mondial Post-Covid. ». Dans une approche de partenariat gagnant-gagnant, le Premier Ministre est revenu sur les ressources naturelles variées que détient le continent noir, et sa main d’œuvre jeune, qui est un atout pour les investisseurs indiens.

En effet, les pays africains veulent mettre tous ces avantages au service d’un partenariat commercial et financier mutuellement intéressant pour les deux parties. Pour le chef du Gouvernement congolais, suite à la crise sanitaire causée par la COVID-19, les modalités de financement doivent être repensées. A ce titre, des mécanismes innovateurs s’imposent aussi bien du côté des institutions publiques que du secteur privé.

‘’Au-delà de la valorisation de notre capital humain, nos pays offrent aux partenaires indiens des opportunités d’affaires et d’investissement dans les secteurs clés repris dans l’agenda de ce Conclave. Le point crucial à résoudre est celui des modalités de financement au sujet desquelles nous sommes conviés à réfléchir dans le nouveau contexte de crise sanitaire‘’, a souligné le chef du Gouvernement congolais.

Aussi, le chef du Gouvernement congolais a laissé entendre que l’urgence pour les participants à ces assises, est d’échanger les idées pour développer le secteur agricole en Afrique et de résoudre les autres problèmes liés à l’insuffisance des infrastructures de qualité, la faible exploitation des sources énergétiques renouvelable, et l’absence d’une industrie manufacturière diversifiées.

Partant de cela, Ilunga Ilunkamba a également évoqué quelques actions au programme de son Gouvernement pour une diversification de l’économie Rd. Congolaise. Il s’agit, entre autres, de la redynamisation de l’agriculture vivrière, industrielle et pérenne, la pêche et l’élevage, la consolidation de la base industrielle en favorisant une plus large transformation locale des produits agricoles et miniers, l’implantation des parcs agro-industriels et des zones économiques spéciales.

La Pros.

 

 

ALLOCUTION DE SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE A L’OCCASION DU 15ème CONCLAVE NUMERIQUE ORGANISE PAR LA CONFEDERATION DE L’INDUSTRIE INDIENNE ET EXIM BANK SUR LE PARTENARIAT DU PROJET INDE-AFRIQUE

Excellence Monsieur le Vice-Premier Ministre, Excellence Monsieur le Ministre, Distingués Participants, Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un honneur et un grand plaisir de prendre la parole à ce 15ème Conclave Numérique, organisé conjointement par la Confédération de l’Industrie Indienne et Exim Bank, en ce moment crucial où les économies de nos pays respectifs sont encore sous le choc de la Covid-19. Face à la propagation de cette pandémie, le confinement strict s’est imposé dans bon nombre de pays comme l’une des mesures importantes de protection de la population. Mais avec l’évolution de la situation, cette mesure s’est opérée au détriment de la conduite normale des activités de production et des échanges internationaux.

En Afrique, la mesure de confinement strict s’est butée particulièrement à l’importante taille du secteur informel, ainsi qu’à la précarité de la plupart des emplois et à l’insuffisance de filets de protection sociale. Malgré cela, selon des estimations des institutions financières internationales, la croissance économique en Afrique subsaharienne passera de 2,4% en 2019 à une fourchette entre –2,1 % et –5,1% en 2020, constituant ainsi la première récession en Afrique subsaharienne depuis 25 ans.

Il est vrai que le nouvel environnement de la pandémie de la covid-19 a accentué l’interdépendance des différentes parties du monde, de sorte qu’aucune région ne peut logiquement prétendre, aujourd’hui, surmonter seule les méfaits de cette crise sanitaire inédite. C’est pourquoi, je salue chaleureusement l’initiative des organisateurs de l’événement de ce jour, de nous réunir en une plateforme virtuelle pour réfléchir sur les « Nouvelles Dimensions du Partenariat Inde – Afrique dans l’Ordre Mondial Post-Covid ».

En sus de la santé, qui constitue évidemment une préoccupation prééminente du moment, il me paraît urgent d’échanger nos idées tout autant pour l’avancement de l’agriculture africaine que pour la résolution des problèmes posés à chacun de nos pays par l’insuffisance des infrastructures de qualité, la faible exploitation des sources énergétiques renouvelables, et l’absence d’une industrie manufacturière diversifiée. A vrai dire, l’Afrique détient un avantage comparatif qu’elle entend volontiers mettre au service d’un partenariat commercial et financier mutuellement avantageux avec l’Inde. Elle dispose non seulement de ressources naturelles variées à même d’être transformées pour le bien-être de ses populations, mais aussi d’une main-d’œuvre jeune et prompte à apprendre et à entreprendre au contact des pratiques et techniques innovantes.

Au-delà de la valorisation de notre capital humain, nos pays offrent aux partenaires indiens des opportunités d’affaires et d’investissement dans les secteurs clés repris dans l’agenda de ce Conclave. Le point crucial à résoudre est celui des modalités de financement au sujet desquelles nous sommes conviés à réfléchir dans le nouveau contexte de crise sanitaire. Des mécanismes innovateurs s’imposent aussi bien du côté des institutions publiques que du secteur privé.

En République Démocratique du Congo, la diversification de l’économie figure parmi nos priorités de développement. Les actions à entreprendre nécessitent (i) de redynamiser l’agriculture vivrière, industrielle et pérenne, la pêche et l’élevage ; (ii) de consolider notre base industrielle en favorisant une plus large transformation locale des produits agricoles et miniers, l’implantation des parcs agro-industriels et des zones économiques spéciales ; (iii) de développer et rentabiliser le tourisme ; et surtout (iv) d’accroître l’implication économiques des acteurs nationaux par l’élargissement de la classe moyenne à travers des contrats de sous-traitance en faveur des PME et PMI. En toile de fond, nous avons l’objectif de l’amélioration des infrastructures de base et l’aménagement du territoire national grâce à la mise en œuvre d’une politique cohérente des investissements continus en infrastructures de base et communautaires. Il s’agit notamment des transports et communications, des routes, des rails, des voies fluviales et lacustres, des ports et aéroports.

Le recours aux sources de financement innovantes, notamment le partenariat public privé s’avère crucial ici. Au regard de ces considérations, notre arsenal juridique a été revu à la fois pour préciser le contexte de l’exercice du petit commerce, pour promouvoir la sous-traitance en faveur des acteurs nationaux et aménager le cadre d’accueil du partenariat public privé. Globalement, nous nous efforçons pour assainir le climat général des affaires nécessaire à l’attrait de l’investissement privé tant national que d’origine étrangère.