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L’ombre du doute

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 Question : les élections présidentielle et législatives se tiendront-elles en 2023 ? Il n’est pas trop tôt pour évoquer le sujet, au regard de la situation politique morose qui ne favorise aucune démarche constructive allant dans le sens de consolider, ou bâtir un Etat aux allures démocratiques. Alors que le pays sort à peine des scrutins secoués comme les congolais en ont pris l’habitude, la classe politique s’illustre jours et nuits en donneur de leçon, maître d’école, théoricien ou expert dans le petit écran, le poste radio ou l’accessible internet, sur une question aussi sensible que l’organisation des élections libres, démocratiques et apaisées.

En vérité, personne ne sait vraiment où mènera ces gang de clan, querelles intestines et guerre de leadership. Où va-t-on ? A la veille de la clôture de la session parlementaire de mars 2020, l’entérinement de Ronsard Malonda par l’Assemblée nationale à la tête de la Centrale électorale a suscité un énorme tollé dans l’opinion. Ce stratagème du Front Commun pour le Congo pour introniser leur pion dans la « machine à gagner » n’a pas abouti, du moins pour l’instant. Ce qui explique naturellement leur opposition farouche à toute initiative dessinant leur impossible retour aux affaires. Ils sont majoritaires au Parlement, difficile donc de faire passer légalement les démarches visant notamment la réforme du processus électoral en RDC.

C’est pourtant ce qu’exigent certains élus nationaux, la société civile et même une partie des confessions religieuses qui gardent encore leur sens de l’honnêteté. Une démarche logique pour certains analystes politiques. Puisque les même causes produisent les mêmes effets, pourquoi repartir sur un schéma fortement biaisé ? A moins que l’idée soit de tirer profit de l’anarchie…

D’un autre côté, les partenaires-adversaires du FCC, le Cap pour le Changement, essentiellement les combattants de l’UDPS ont déjà lancé le ballon d’essai d’un glissement à la Fatshi. Bien que les leaders des deux camps ont une vision autre du bateau sur lequel ils naviguent, leurs états-majors s’inscrivent de plus en plus dans la dynamique de la guerre à ciel ouvert. L’entrechoc est à quelques mètres.

Rien que dans la faisabilité, les approches ne s’accordent pas, alors pas du tout.

Et s’il faut évoquer le problème de budget pour l’organisation des élections qui doit en principe démarrer au début de l’année prochaine, la logistique,… les maux de tête. 2023 n’est plus loin, il est maintenant question de penser Congo. Les gouvernants se succèderont certes, mais que feront-ils concrètement ?

La Pros.