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Marche de Lucha pour l’expulsion de Vincent Karega : le Devoir de Mémoire pour les massacrés s’impose !

Marche de Lucha pour l’expulsion de Vincent Karega : le Devoir de Mémoire pour les massacrés s’impose !

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Les Associations ‘’Rien sans les femmes’’, LUCHA, Débout congolais, ECCHA, ont manifesté hier sur l’Avenue des Huileries pour protester contre le maintien de Vincent Karega, Ambassadeur de la République Rwandaise, en poste à Kinshasa, après ce qu’ils qualifient de ‘’négationnisme’’ de massacres perpétrés par les Forces Patriotiques Rwandaises au Congo de sa part. L’Ambassadeur avait émis des réserves sur le nombre réel des personnes tuées que plusieurs  rapports chiffrent et sur l’implication des Forces Rwandaises pourtant citées par le Rapport Mapping.  Les Manifestants ont été rapidement dispersés à coup de gaz lacrymogène mais ils se sont arrangés pour aller déposer leur mémo au Ministère des Affaires Etrangères.

Au-delà de cette demande d’expulsion de l’Ambassadeur, les manifestants ont exprimé leur détermination de maintenir vivace dans la mémoire des congolais une pensée pour les personnes tuées durant cette période et de la poursuite des responsables de ces massacres en commençant par celles qui sont en rdc avant de demander des poursuites pour ceux qui sont à l’extérieur . C’est le devoir de mémoire pour les Massacrés.

Au mois de Septembre, c’était à Kasika, en territoire de Mwenga et au mois de décembre ce sera à Makobola, en territoire de Masisi. Ces massacres ont eu lieu durant la seule année 1998.

A Kasika, la majorité des cadavres ont été découverts sur une distance de 60 kms depuis Kulungutwe jusqu’à Kasika. Plus de 633 personnes ont été tuées dont le Chef de la collectivité et sa famille et la plupart ont été éventrés avec des coutelas militaires.

A  Makobola, ce sont 612 personnes tuées dont la plupart des enfants et plusieurs calcinées dans leurs maisons incendiées. En tout, c’est 1245 personnes lâchement tuées.

Le scenario ayant causé ces massacres était le même dans les deux cas. Les Maï-Maï piègent des troupes du RCD/Goma qui contrôlent ces zones et en tuent deux dizaines. La hiérarchie du RCD apprend cela et  envois des renforts pour parer à toute éventualité.  Les troupes du RCD étaient composées en grande partie des militaires de l’Armée Patriotique Rwandaise, disent les observateurs. Des représailles s’en suivent et ensanglantes toutes ces localités congolaises qui n’arrivent pas à panser les blessures jusqu’aujourd’hui.

Tous ces massacres sont rapportés par le rapport Mapping de l’ONU.

Laurent Bukasa