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Au banc des accusés !

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Autant de questions capitales seront examinées au cours de la présente session parlementaire de septembre 2020. Au-delà de différentes propositions de loi initiées par les Députés nationaux pour améliorer les conditions de vie de la population ou assouvir des désirs purement politiques, l’Assemblée nationale devra aussi faire passer au peigne fin des réquisitoires visant à poursuivre certains membres du gouvernement de la République.

En effet, quelques-uns d’entre eux sont dans le collimateur de la justice pour plusieurs soupçons de faits. Le plus cité pour le moment, c’est évidemment l’actuel ministre de la Santé Publique qui, comme son prédécesseur, se serait  embourbé dans les bavures liées à la gestion de fonds pour des récents cas d’épidémies mortelles.

Le Ministre Eteni Longondo, ouvertement accusé récemment par son vice-ministre pour avoir détourné des fonds alloués à la riposte de la pandémie de covid-19, est  cette fois pointé par la justice qui, bien entendu, va tenter de clarifier les choses.

Il y a quelques jours, le procureur avait demandé le feu vert de l’Assemblée nationale pour ouvrir des enquêtes et lancer d’éventuelles poursuites contre le ministre de la santé, soupçonné de mauvaise gestion et de détournement.

Lors de la session dernière, il s’agissait du Ministre de la formation professionnelle, dont le Procureur général près la Cour de cassation avait ainsi officiellement saisi l’Assemblée nationale dans le but de le poursuivre.

A l’issue du rapport présenté par la Commission Politique, Administrative et Juridique (PAJ) de l’Assemblée nationale, la plénière avait voté, à huisclos, pour l’autorisation d’une instruction judiciaire contre celui qui était le superviseur du programme de 100 jours du Chef de l’Etat, au niveau du Kasaï Central. Il y a avait deux tendances pour trancher sur le réquisitoire du PGR près la Cour de Cassation. La première voulait à ce que le Ministre soit d’abord entendu par la plénière avant l’ouverture d’une instruction judiciaire, la seconde ne voyait pas d’inconvénients d’autoriser le PGR à aller au bout de sa mission. Cette dernière avait finalement pris le dessus. Il en sera probablement de même pour le ministre de la Santé.

La Pros.