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Itinérant !

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Aussitôt revenu du pays après sa seconde pérégrination, dans l’espace de deux mois en Belgique, Félix Tshisekedi Tshilombo s’apprête à explorer le Congo profond, en posant finalement ses valises et ses deux pieds à Goma, Chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Cette fois-ci, ‘’Félix’’ y va seul. Seul,  sans son compère de campagne électorale qui croupît depuis plusieurs mois à la prison centrale  de Makala. Le mois dernier, quelques partisans de Kamerhe à Goma étaient montés au créneau, pour exprimer leur mécontentement à l’égard du Chef de l’Etat qui, à les en croire, a abandonné son principal allié de CACH qui, pourtant, théoriquement bien entendu, grâce à sa popularité incontestée et  incontestable dans la partie orientale de la RDC, avait penché la balance en faveur de Tshisekedi fils, contribuant à son élection présidentielle de 30 décembre 2018.

D’ores et déjà, le Service Provincial du Protocole d’Etat de Goma convie toutes les couches sociales à se présenter massivement aujourd’hui à l’aéroport international de Goma à partir de 08 heures, heure locale, en vue d’une mobilisation pour son accueil. La présente errance à l’image d’une itinérance, surgit à une période où le pays fait face aux défis sécuritaires énormes, ajouter à cela des menaces de la balkanisation, allusion faite au vif débat suscité sur ‘’la commune de Minembwe’’ qu’occupe les banyamulenge. Qu’à cela ne tienne, à Goma, Félix Tshisekedi doit s’assumer en tant que Président de la République et rassurer les populations de l’Est qui subissent plusieurs atrocités allant jusqu’au point de paralyser malencontreusement  l’éclosion des provinces de l’Est.

Dans tous les cas, le 5ème Président de la RDC a du pain sur la planche. Face à la population de Goma, que va-t-il dire ? Devrions-nous attendre de lui de nouvelles promesses comme à son habitude depuis son investiture ? Son chapelet de bonnes intentions dit tout. Mais, il appert que l’on ne gère pas le pays, un grand pays comme le Congo-Kinshasa  par des simples promesses, des actions efficientes, à impact visible qui conduisent à la paix, une paix durable seraient donc une aubaine tant recherchée. Après Goma, Tshisekedi aura ainsi à se mesurer de nouveau face à certains préalables à caractère purement politique. Les réformes électorales, les lois organiques de la Céni,  l’installation de nouveaux animateurs de la Céni, recensement, financement des joutes électorales, infrastructures  et Cie. Au stade actuel, peu voudrait être à sa place. Tshisekedi doit avoir des nerfs solides. Espérant que cette itinérance pourra apporter du répondant loin d’un simple chapelet de promesses comme à l’accoutumée.

La Pros.