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Covid-19 à Kinshasa : les gestes barrières jetés aux oubliettes

Covid-19 à Kinshasa : les gestes barrières jetés aux oubliettes

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Alors que le République démocratique du Congo, en général, et Kinshasa en particulier, continuent à enregistrer au jour le jour des cas de contamination de la covid-19, mieux la population dans la capitale congolaise semble être indifférente. Les gestes barrières imposés par le Chef de l’Etat sont loin d’être respectés, et ce, en dépit de la présence des éléments de la police sur les différentes artères pour pousser cette dernière au respect de ces gestes, en sanctionnant fort les indociles.

La période de la crise sanitaire équivaut à avant celle-ci, la vie se passe normalement, pendant que le contexte est tout autre. Dans de nombreux lieux de rassemblement, entre autres, les Eglises, les Universités, les entreprises, les magasins, les discothèques, les bars, les restaurants, les taxi-bus pour ne citer que ceux-là, les mesures de prévention en guise de la lutte contre ce virus sont presque appliquées avec moquerie.

Le constant décrit dans ces différents milieux est notamment, le refus du port de masque, l’absence des dispositifs destinés au lavage des mains, le non-respect de la distanciation physique, les entassements voire les scènes de bousculade dans les taxi-bus continuent à faire ses lois.

Pour le commun des mortels, ‘’la levée de l’état d’urgence sous-entend la fin de la pandémie’’. Et pourtant, lors de son discours sur la levée de l’état d’urgence le 21 juillet dernier, le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait bien précisé ‘’par crainte de propagation large que la fin de l’état d’urgence ne veut pas dire la fin de coronavirus dans notre pays’’. Et, il a également recommandé le retour d’une manière progressive à la vie normale, tout en observant scrupuleusement un certain nombre de mesures barrières édictées, en vue de lutter contre ce virus mortel.

Conséquence, un vendeur de cache-nez a fait savoir que la vente des masques perd son ampleur du jour au lendemain.

« Beaucoup de gens se promènent sans cache-nez, et ne s’intéresse pas non plus à acheter, la vente n’évolue donc pas. On a du mal à comprendre l’existence ou pas de cette maladie», a confié ce vendeur aux limiers du quotidien ‘’La Prospérité’’.

Il sied de rappeler que la pandémie de coronavirus a fait son apparition en République démocratique du Congo depuis le 10 mars dernier. Le pays dans son ensemble, depuis l’existence de cette pandémie, compte plus de 10 milles cas de contamination, dont plus de 200 personnes mortes de ce virus.

Christian Musungayi