Pas un pas sans la prospérité.
Chaque jour, du lundi à samedi, reprise des publications quotidiennes

[Affaire Minembwe] Martin Fayulu : les banyamulenge parlent d’un pari risqué !

[Affaire Minembwe] Martin Fayulu : les banyamulenge parlent d’un pari risqué !

This post has already been read 2161 times!

Et, pourtant, ‘’les banyamulenge sont au Rwanda,  ce que   les bakongo de Bandundu et du  Bas-Congo sont vis-à-vis de l’Angola et de la République populaire du Congo’’. Ils le disent, eux-mêmes, dans des termes qu’ils ont choisis librement  de s’exprimer, dans un article venu de Bukavu, sous la plume d’un certain Jean Scohier Muhamiriza qui se présente, ici, comme un  Journaliste indépendant. A le lire attentivement, il parle d’un gaspillage d’énergies, d’une aventure risquée, d’un échec prévisible de toute propagande contre les banyamulenge. Selon lui, ainsi qu’il insiste, une telle lutte correspondrait à du temps perdu d’avance. Car, d’autres leaders qui s’y étaient investis, il y a des années,  n’y ont jamais récolté gain de cause, ni d’avancées.

 

Martin Fayulu, toute honte bue

(Par Jean Scohier Muhamiriza, Journaliste indépendant)

Avec sa logorrhée politique ahurissante,  aberrante,  voire absurde, le candidat malheureux à la présidentielle  2018, vient, encore une fois,  de mordre de  la poussière.  L’homme réputé d’une rhétorique qui sort de l’ordinaire court le risque de tomber dans une paranoïa morbide à force  d’échouer.   Hier,  c’était le président Félix Tshisekedi contre qui il sortait toutes ses cartouches communicationnelles, aujourd’hui,  c’est la commune de Minembwe : toute honte bue, source de son rabaissement et de son humiliation.

Il avait  promis de galvaniser toutes les forces vives de Kinshasa  dans une marche radicale et extrémiste contre les banyamulenge, ce sont ses pneus qui ont été crevés par la  police en lieu et place. Yeux hagards,  corps brûlé par la chaleur pour rien, remord et regret,  O le ridicule ne tue pas.

L’homme stressé déclare aux agents de l’ordre de ne pas quitter le lieu tant que les parties endommagées  de sa voiture  ne seront pas réparées.

Mais,  il a quitté.   Martin Fayulu,  Diacre dans une église de réveil à Kinshasa semble perdre la tête tant que ses cibles, les banyamulenge,  n’auront pas été boutés hors du territoire national.

Laissez-nous vous dire ceci monsieur le nouveau converti.

On ne mêle pas la foi  en Jésus à la  haine satanique.  On  ne reproche pas à autrui ce qu’on est soi-même.

Les banyamulenge sont au Rwanda,  ce que  les bakongo de Bandundu et du  Bas-Congo sont vis-à-vis de l’Angola et de la République populaire du Congo.

Même langue,  même culture,  même morphologie physique.

Mais,  vous prétendez être en RD. CONGO,  ce que  vous niez aux  banyamulenge.

Puisque individu à nez écrasé,  cheveux crépus, ventripotent.  «Rwandais »  syvestre, manteau carré, ventre plat. Le  tout n’est que théorie colonio-esclavigiste.

Nous sommes tous  homme créé à l’image de Dieu. Tout court.

Mukongo « Congolais « qu’il soit d’Angola ou de Brazzaville mais,  le Munyamulenge étranger. Puisque venu du Rwanda ou du Burundi.

Esprit enfantin,  comme a su vous le dire en des  termes polis,  Maître Azarias Ruberwa. Nous estimons que vous ne comprenez rien de banyamulenge.

Vous n’êtes pas, monsieur le candidat malheureux, ni le premier,  ni le dernier à vous livrer  dans cette  aventure  risquée avec tant d’acharnement,  tant de force et d’engagement.

Tous ceux qui vous ont précédé s’y sont échoués.

Demandez à Azuluni Bembe,  originaire de Fizi,  Président de l’Assemblée nationale au temps fort du régime puissant de Joseph Désiré Mobutu. Il  vous en dira des nouvelles.

Vous donnez l’impression d’un nouvel homme aux allures exceptionnelles pour ce qui est de la propagande anti-tutsi.

Mais,  ce ne sont que des énergies gaspillées.  Qui finiront à la poubelle. Car, Dieu en qui vous croyez et que vous servez n’aime pas ce genre de chose : haine,  jalousie,  calomnie,  meurtre,  assassinat,  torture morale ou physique,  égoïsme,  barbarie,  et que sais- je encore ?

Bukavu,  le 14 octobre 2020