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Affaire ‘’Minembwe’’ : la Communauté Banyamulenge dénonce l’incitation à la haine tribale

Affaire ‘’Minembwe’’ : la Communauté Banyamulenge dénonce l’incitation à la haine tribale

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Au rang des recommandations qui résultent du point de presse tenu par la Communauté Banyamalunge, ce mercredi 14 octobre 2020 au Centre d’Etudes pour l’Action Sociale (CEPAS), dans la commune de la Gombe, figurent notamment une imminente plainte à l’endroit des auteurs des discours de la haine et d’appel à la violence, une proposition d’examen approfondi sur la question de Minembwe par une approche globale et purement administrative qui impliquerait les autres entités créées au même moment et par les mêmes actes pour éviter de la singularisation qui dénote d’une discrimination, une prise des mesures nécessaires et urgentes en vue d’éviter la répétition de tels actes dans le pays ainsi qu’en dernière position, une interdiction formelle de toute action ou activité susceptible de soutenir ces appels à haine ethnique.

Représentée par son Président Charles Mukiza et des membres du Comité de Suivi, entre autres, Alexis Gisaro, Thaddée Mutware et Joseph Nzeyimana, la Communauté Banyamalunge a exprimé son indignation face à la discrimination dont elle fait l’objet depuis quelques jours, au sujet de la création de la commune de Minembwe. Pointant du doigt certaines personnalités dont Martin Fayulu ; Valentin Mubake ; Monseigneur Muyengo, Evêque d’Uvira ; Justin Bitakwira et tant d’autres, cette Communauté demande au Gouvernement de les déférer auprès des instances judiciaires pour que ‘’Justice soit faite’’ sur ce dossier.

Réfutant l’idée d’un début de Balkanisation de la Rdc, les Banyamulenge estiment que l’élévation de Minembwe est l’application concrète, pure et simple du Décret n°13/020 du Premier Ministre conférant le statut de ville et de commune à certaines agglomérations dans les 25 provinces de la RDC, excepté la Ville-province de Kinshasa. Pourquoi donc l’installation de Minemwe comme commune pose problème, tandis que les autres ne font pas la polémique ? C’est la grande question qui ne cesse de tourmenter les esprits des dirigeants et ressortissants de cette Communauté.

Les Banyamulenge sont des Congolais !

De prime abord, au-devant de la presse, Alexis Gisaro a procédé à la genèse du Peuple Banyamulenge sur le territoire congolais. Contrairement aux affirmations de Justin Bitakwira, stipulant la venue de ce peuple après l’acquisition de l’indépendance en 1960, Alexis Gisaro rappelle qu’ils se sont installés en RD. Congo depuis l’époque coloniale et des textes anciens sur les tribus et ethnies congolaises appuient son point de vue. Par conséquent, il juge invalide la reconnaissance quelconque d’un individu sur la détention de la nationalité congolaise.

Ceci dit, les Banyamulenge ne doivent plus faire objet des propos discriminatoires et être traités des Rwandais, Ougandais ou encore Burundais. De plus, ce titre « Banyamulenge » a été créé pour distinguer cette Communauté d’autres y apparentes et installées au Rwanda, pays limitrophe Est de la RDC, et synonyme du patriotisme envers la Nation. Et «Mulenge» désigne la colline où se sont installés les Banyamulenge lors de leur arrivée au Congo.

Arrêt immédiat des discours discriminatoires

Pour les animateurs de ce point de presse, les auteurs de cette confusion sociale autour des Banyamulenge ne sont rien d’autres que des acteurs politiques à la recherche du clientélisme et vendant de la fumée à la population congolaise. Il est donc temps, à constater leur ferme position, que ces intox prennent fin et que la paix tribale, ethnique et sociale resurgissent dans le pays comme à l’époque de 1970, où l’on pouvait élire des Hommes d’Etat Banyamulenge à l’instar de l’Honorable Député Gisaro Muhoza.

John Ngoyi