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Prestation de serment des juges de la Cour Constitutionnelle : Félix Tshisekedi pourrait se passer de la présence de Jeanine Mabunda et Thambwe Mwamba

Prestation de serment des juges de la Cour Constitutionnelle : Félix Tshisekedi pourrait se passer de la présence de Jeanine Mabunda et Thambwe Mwamba

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Le développement de la situation politique du pays a pris une vitesse que personne n’aurait imaginée il y a une semaine. C’est comme si tous les acteurs majeurs de la vie politique du pays se sont décidés à ne pas s’offrit en galets  qui handicaperaient  l’avancement des dossiers d’importance publique pour les échéances futures.

Deux audiences accordées par le Président de la République à des personnalités de premier ordre du pays ont permis aux observateurs de la vie politique de la République d’anticiper le sens  que peuvent prendre les dossiers brûlants du pays. La première audience est celle accordée aux Présidents de deux chambres des Représentants du pays  et la deuxième audience est celle accordée aux plus hautes autorités judiciaires du pays.

Dans la première audience, le peuple congolais était informé que les Chefs de deux chambres de Représentants avaient adopté sans surprise la position de leur plateforme politique  FCC qui considérait que les ordonnances du Président de la République prises au mois de Juillet dernier violaient intentionnellement la Constitution du pays. Cette situation ne leur permettait pas d’envisager la poursuite de leurs travaux dans le respect des délais qui leur sont imposés par les textes de la République. L’audience aurait pu avoir la vertu de décanter cette situation fâcheuse pour la République.

Cette audience fut le lendemain suivie par une autre cette fois-ci du Conseil Supérieur de la Magistrature. Les membres de la délégation de cette structure autonome et indépendante, du moins d’après les textes de la République, ont contredit les estimés élus du peuple sur la conformité des ordonnances présidentielles à la constitution. Pour leur Porte-parole en la circonstance, les Ordonnances Présidentielles n’avaient en rien violé la Constitution. Bien plus, si les chambres des Représentants décidaient de ne pas répondre à l’invitation de la Présidence qui est l’organe capitale pour la prestation de serment des juges de la Cour Constitutionnelle, le Président de la République pourrait s’en passer et recevoir les serments des dits juges.

Aussitôt conforté par ces éclaircissements des hommes de la loi, le Président de la République s’est retrouvé revigoré pour passer à la vitesse supérieure. Il a donné aux Présidents du Sénat et de la Chambre basse de lui donner endéans trois jours leur disponibilité pour la cérémonie de prestation de serment.  Après ce délai, il se passerait volontiers de leur présence pour recevoir le serment de ces juges et permettre la rentrée judiciaire.  Celle-ci a eu lieu par ailleurs aujourd’hui et de l’avis du Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, il n y a pas de crise.

Le Président est donc décidé de se passer de la présence de Chefs de deux chambres à la cérémonie de prestation de serment des juges de la Cour Constitutionnelle si ceux-ci l’entoure d’une certaine conditionnalité.

Les Conséquences de la décision Présidentielle peuvent être lourdes.  Le FCC cesserait d’afficher la courtoisie dans cette alliance de façade qui a toujours caractérisé ses relations avec le CACH du Président.  L’antagonisme qui était larvée jusqu’à présent entre eux deviendrait ouvert.  La guerre serait franchement ouverte. Et quand deux éléphants se battent, ce sont les petits êtres tout autour qui en pâtissent. Ce n’est pas ce que les ténors de la coalition avaient rêvé pour ce pays en acceptant la passation pacifique de pouvoir en 2018. Il n’y a pas lieu de désespérer. Les Congolais ont toujours trouvé des solutions à la dernière minute sur des problèmes brûlants qui les concernent.

Laurent Bukasa