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L’once de bonne volonté ?

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Plus les jours passent, mieux la déchirure s’amplifie.  Ainsi, environ une année et neuf mois après, la coalition FCC-CACH tangue. Ses ailes affichées, dès le départ, pour voler plus haut, prennent, désormais, de l’eau. Ici, l’histoire se passe comme dans un mariage de  raison  mais qui, aujourd’hui, devient comme un  simple accouplement pour un petit  plaisir de quelques temps.

Comme si l’idée de convoler en justes noces n’était qu’une vue d’esprit pour la conclusion d’un marché des dupes.

En RDC, un seul régime, deux pouvoirs ambivalents. L’un tient au Législatif. Tandis que  l’autre, de son côté, tient au judiciaire. Les deux forces ont, apparemment, décidé de se tirailler.

Telle est l’impression qu’a laissée en début de cette semaine, les deux audiences accordées successivement aux Présidents de deux chambres du Parlement et aux Membres du Conseil Supérieur de la Magistrature à la Cité de l’Union Africaine.

Les sons qui en sont sortis n’ont guère l’embellie qui, jusqu’ici, a tenté de sceller la coalition autour de l’ambition, certes, légitime  de gouverner le pays  ensemble.

Ce jour-là, un certain mardi, Alexis Thambwe Mwamba et Jeanine Mabunda  sont, en effet, sortis de chez Félix Antoine Tshisekedi en réitérant leur attachement au respect absolu de la Constitution ainsi qu’aux lois de la République, quant à la procédure devant permettre aux trois nouveaux juges constitutionnels récemment nommés  de prêter, normalement, serment.

D’ailleurs, selon des sources concordantes, ils en ont  profité, pour appeler l’autorité suprême du pays à y veiller personnellement afin de sauvegarder la paix, la concorde et la cohésion nationale.

Juste un jour après, voici que les membres Conseil Supérieur de la Magistrature, consultés, eux aussi, sur les mêmes thématiques, les mêmes matières, arborant un large sourire aux lèvres,  sortir de la même Cité de l’Union Africaine  avec optimisme.

L’un d’eux a même soutenu  qu’il n’y aurait aucune ombre de  crise, si jamais les trois juges constitutionnels arrivaient à  prêter  serment devant le Chef de l’Etat,  le signataire   des Ordonnances tant querellées. Et qu’à leur avis, le serment  qui ne serait, selon eux,  qu’une formalité administrative, ne peut   nullement constituer  un obstacle à l’entrée en fonction de ces trois  juges constitutionnels  ainsi nommés.

A l’analyse, il en résulte, curieusement, deux  langages institutionnels aux orientations croisées. Si bien que  des logopèdes auraient, peut-être, du mal  à en  décrypter le vrai message.

A tout le moins, ils retiendraient qu’il suffirait d’une articulation supplémentaire des mots dans le sens du durcissement des tons, pour que le pays sombre dans la bourride. Mais, pour gagner quoi  et  pour combien de temps ?

D’où, des appels à  l’once de bonne volonté lancés aux   animateurs de la coalition pour ne pas ‘’jeter et   le bébé et  l’eau de bain’’ en un clin d’œil.

LPM