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Port de Matadi : des containers sous-évalués saisis par l’APLC

Port de Matadi : des containers sous-évalués saisis par l’APLC

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«La corruption au niveau de nos ports et frontières ne peut en aucun cas être ignorée», avait déclaré en septembre dernier, Me Ghislain Kikangala, Coordonnateur de l’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption (APLC). Voilà que dans la nuit du mercredi 21 octobre, les enquêteurs de cette structure nouvellement créée par le chef de l’Etat ont mis la main sur des containers dont la déclaration est fausse. C’est le cas d’une usine neuve de fabrication de Jus et autres produits alimentaires, alors que dans la déclaration il était question de transport de machines usagées d’occasion. Pour l’APLC, c’est clair : il y a eu sous-évaluation, peut-être assortie d’un acte de corruption.

 

DIRECTION DE LA COMMUNICATION

COMMUNIQUE DE PRESSE N°004

FAUSSE DECLARATION – L’APLC INTERCEPTE DES CONTENEURS SOUS-EVALUES

Dans la nuit du Mercredi vingt et un octobre deux mille vingt, à la suite d’une enquête menée à partir du Port de Matadi, les enquêteurs de L’Agence de Prévention et de Lutte contre la Corruption ont mis la main sur des conteneurs dont la déclaration est fausse.

Il serait question de transport de machines usagées d’occasion, alors qu’en réalité, il s’agit d’une usine neuve de fabrication de Jus et autres produits alimentaires.

En quelques chiffres

Déclaration : E 774 du 19 octobre 2020

  • Fausse déclaration dans la valeur : valeur cif à déclarer 171 000 $ (150 000 $ fob facture et 21 000 $ fret de 3 x 40’) mais déclarées à 24 600 $ (12 000 $ fob et 12 600 $ fret)
  • Montant principal à payer : 784 $

Amendes transactionnelles : une à dix fois le montant soit 517 840 $, au maximum.

A l’examen du dossier, il se dégage clairement qu’il y a eu FAUSSE DECLARATION, en effet, ladite déclaration ne correspond pas au constat fait par nos agents ainsi que celui de la DGDA. Il y a donc eu sous-évaluation, peut-être assortie d’un acte de corruption.

Cette interception illustre bien la vision de collaboration de différentes institutions voulues par l’APLC. Cette prise est le résultat d’une opération conjointe de la DGDA, de l’ANR et de l’APLC.

Comme l’a souligné Maître Ghislain Kikangala, Coordonnateur de L’APLC lors de son allocution du vingt et un septembre «La corruption au niveau de nos ports et frontières ne peut en aucun cas être ignorée».

L’APLC se déploie sur le terrain, une nouvelle action sera bientôt annoncée.

Fait à Kinshasa, le 03/11/2020

Direction de ta Communication

Chouna Lomponda, Dircom et Porte-Parole