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RDC : JED et JDH primés par le Royaume Uni et le Canada

RDC : JED et JDH primés par le Royaume Uni et le Canada

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Il s’est tenu ce lundi 16 novembre 2020, à l’Ambassade de Grande Bretagne en RDC, une cérémonie d’échanges et de reconnaissance d’efforts de quelques structures œuvrant dans le pays pour la protection des droits des journalistes. C’était à l’occasion de la 2ème édition de la Conférence mondiale sur la liberté de la presse chapeautée conjointement par la Grande Bretagne et le Canada et organisée, cette année, en virtuel entre le Canada et le Botswana.

Couronné pour les actions menées par ‘’Journaliste En Danger’’, dans sa lutte de défense d’intérêts des professionnels des médias en lançant régulièrement des alertes sur une situation préoccupante au sujet d’un journaliste, Tshivis Tshivuadi, Secrétaire Général de JED a tout d’abord précisé que les droits et devoirs des journalistes congolais sont reconnus des lois républicaines et des dirigeants actuels.

En dépit de cela, a-t-il déploré, il est constaté une recrudescence des répressions des journalistes et du non-favoritisme de la liberté de la presse.

Dans un langage clair, il a relevé la bonne foi du Gouvernement de la République à résoudre efficacement et durablement cette problématique en fonction des garanties émises par le Ministre de la Communication et Médias et celui des Droits Humains, à l’occasion de la publication du dernier rapport de JED à Béatrice Hôtel.

Pour sa part, Munor, Président National de ‘’Journaliste pour les Droits Humains’’ (JDH), primé pour sa campagne de sensibilisation des journalistes sur le pouvoir de rapporter des problèmes liés aux droits humains, a décrié le manque de volonté de la part des décideurs à faire appliquer les lois existantes pour la promotion de la liberté de la presse.

Objectifs de la Conférence

Lors de la 1ère édition déroulée en juillet 2019, l’Ambassadeur du Canada en RDC, le Diplomate Nicolas Simard, a souligné qu’elle visait essentiellement à mettre en lumière la liberté de la presse et d’élaborer une série d’actions de protestation et de riposte à l’encontre de tous ceux qui oseraient l’enfreindre. A cet effet, une signature d’engagement mondial sur la liberté des médias avait été conclue et a débouché à l’établissement d’un fonds mondial de défense des médias, sous couverture de l’UNESCO, devant accroître la protection des journalistes, l’accès aux services juridiques et la création d’une coalition de la liberté des médias qui comporte à ce jour environ 37 pays membres.

Par contre, une année après la mise en accord des participants sur ces résolutions, Nicolas Simard a décrié la fragilisation de la liberté de la presse auxquels sont plongés plusieurs Etats du monde et particulièrement en République Démocratique du Congo. Dans un rapport publié par l’organisation Reporter Sans Frontières (RSF), il est compté à ce stade 116 cas d’attaques contre les journalistes et ce qui positionne la RD. Congo à la 150ème place des pays assurant une protection équitable des professionnels des médias.

D’un point de vu égal, les deux représentants des Ambassades de Grande Bretagne et du Canada, Emily Maltsa et Nicolas Simard, ont émis le vœu de voir diminuer toutes les répressions dont sont victimes les journalistes, surtout dans la partie Est du pays.

John Ngoyi